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Coface, l’expert de l’export, répond aux entrepreneurs à Monaco

Mis à jour le 19/02/2015 à 08:36 Publié le 19/02/2015 à 08:24
Michel Dotta, président de la CDE, entouré des partenaires de la conférence (à gauche). Julien Marcilly, intervenant Coface (à droite)

Michel Dotta, président de la CDE, entouré des partenaires de la conférence (à gauche). Julien Marcilly, intervenant Coface (à droite) Realis/Dana

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Coface, l’expert de l’export, répond aux entrepreneurs à Monaco

La CDE organisait ce mardi sa traditionnelle conférence « Risques Pays ». Toujours très suivie, elle est devenue un outil incontournable pour de nombreuses entreprises monégasques

La CDE organisait ce mardi sa traditionnelle conférence « Risques Pays ». Toujours très suivie, elle est devenue un outil incontournable pour de nombreuses entreprises monégasques

Ils étaient plus de 70 entrepreneurs de Monaco, membres de la CDE, à assister hier, à la conférence Coface, qui n’est autre que LA référence mondiale dans l’analyse des risques et préventions de 160 pays.

Coface, qui signifie Compagnie française d’assurance-crédit à l’export, est devenue un expert incontournable pour les entrepreneurs et investisseurs. Elle aide les acteurs du commerce international à prendre leurs décisions en matière d’exportation ou d’investissement par le biais d’un bilan dressé lors d’un colloque international.

Ainsi, 1.200 participants (experts, banquiers, scientifiques, analystes…) se réunissent chaque année à Paris et examinent les tendances majeures de l’économie mondiale et leur impact sur la situation des entreprises.

De cette conférence ressort le Guide Risque Pays Coface. Une bible pour les acteurs économiques, qui a été présentée ce mardi à Monaco.

Dans son discours d’introduction, au Colombus, le président de la CDE, Michel Dotta, a d’ailleurs rappelé que les outils proposés par la Coface étaient «des outils référents pour évoluer sur des marchés étrangers».

Plus tard, en entretien, il précisera : « L’atout de la Coface, c’est qu’elle ne se contente pas seulement d’une analyse du PIB ou d’un volume d’exportation d’un pays. L’étude se fait beaucoup plus en profondeur. On sait que l’état de santé des entreprises est un indicateur avancé et qu’il permet largement d’anticiper le futur du pays. Par cette étude, on peut imaginer se tourner vers tel ou tel pays. »

L’évaluation du risque par pays, thème de la conférence évidemment, était au cœur de l’intérêt des participants, en fonction de leurs zones export. Rappelons que les entrepreneurs de Monaco sont majoritairement tournés vers l’international.

Le seul secteur « commerce de gros » représente 8,3 % du PIB de la Principauté, et un chiffre d’affaires de plus 6,8 milliards d’euros.

 


«Les pays développés vont mieux, les émergents ralentissent»

La Chambre de développement économique de Monaco, co-organisateur de cette conférence pour la neuvième année consécutive avec la BPCA et Gramaglia Assurances, a réussi, quinze jours après le grand colloque parisien du 27 janvier, à faire intervenir Julien Marcilly qui vient d'être nommé chef économiste de Coface à seulement 32 ans. Il a résumé pour Monaco-Matinses deux heures d'exposé ultra-technique.

Quelles sont les grandes lignes qui sont ressorties du bilan 2014?

Ce qu'il s'est passé en 2014, c'est un rééquilibrage des risques. Entre 2008 et 2012, la situation s'améliorait dans les pays émergents et avait tendance à se détériorer dans les pays développés. Cette tendance s'est arrêtée en 2014. On a vu une amélioration de la situation économique dans beaucoup d'économies avancées, avec les États-Unis en tête, le Royaume-Uni et même la zone Euro, même si c'est là, la reprise y est plus faible. D'un autre côté dans les pays émergents on a vu apparaître des risques notamment chez les plus grands avec la Russie, le Brésil et même la Chine, où la croissance s'est ralentie.

On peut donc espérer des jours meilleurs pour la zone Euro?

La situation est déjà meilleure qu'il y a deux ans. On est sorti de la récession et la croissance a tendance à s'accélérer mais il ne faut pas, non plus, s'attendre à retrouver celle d'avant crise. Ce qu'il faut préciser, c'est que la situation a changé. Avant, les locomotives de la zone Euro étaient l'Allemagne et la France ; les derniers de la classe, l'Espagne et l'Italie. Les cartes sont désormais redistribuées. Les bons élèves sont plutôt l'Espagne et l'Allemagne, alors que ceux qui sont un peu à la traîne sont la France et l'Italie.

Pourquoi la reprise y est plus faible?

Dans ces deux pays, les entreprises souffrent toujours en matière de marge, ce qui pénalise l'investissement. Et puis, la situation est difficile dans le secteur immobilier et cela aussi pénalise la croissance. Cela a coûté quasiment un demi-point de croissance à la France, l'année dernière.

Vous analysez mais est-ce que vous apportez des solutions?

On n'apporte pas de conseils. Mais si l'on se fie à nos données on s'aperçoit que les États-Unis et l'Allemagne sont des modèles qui marchent car la situation est bonne pour les ménages. Ils se sont désendettés et ont retrouvé la confiance. Du côté des entreprises, elles réalisent des bénéfices, donc elles investissent.

Pourquoi cela ne marche pas en France?

Les conditions d'accès au financement aux États-Unis sont plus favorables et moins dépendantes des financements bancaires. Mais en France, on voit quand même une situation plus positive qu'avant. En terme de défaillance d'entreprises, cela s'est ralenti au cours des derniers mois. La situation s'améliore, mais de manière plus lente.

 


Les prochaines dates de la CDE

- Du 24 au 27 février : salon Distree - opération de promotion.
- Le 26 février : Club de l’Eco de Monaco-Matin. Thème : Monaco et l’international.
- Du 5 au 6 mars : Clean Equity. Opération de promotion.
- Le 17 mars : conférence Monaco Inter Expo «Monaco à Milan 2015 et Astana 2017».
- Le 25 mars : Ambassador’s Lunch avec l’Azerbaïdjan.
- Du 8 au 10 avril : Mission économique à Prague en accompagnement d’un voyage officiel du prince Albert II.

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