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"Chez Horizon Monaco, notre force c'est notre différence"

Patrick Rinaldi et Jean-Michel Cucchi, deux figures du groupe UP, poursuivent sans difficulté leur route avec Laurent Nouvion et la majorité du Conseil national

Propos recueillis par Joëlle Deviras Publié le 24/02/2014 à 07:00, mis à jour le 25/02/2014 à 07:44
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Jean-Michel Cucchi, conseiller national de la majorité Horizon Monaco, groupe UP. archive Eric Dulière

Patrick Rinaldi et Jean-Michel Cucchi, deux figures du groupe UP, poursuivent sans difficulté leur route avec Laurent Nouvion et la majorité du Conseil national

Un an après la victoire d'Horizon Monaco (HM), les principaux protagonistes des groupes politiques de la majorité et de l'opposition du Conseil national font un premier bilan. Après Laurent Nouvion, Jean-Charles Allavena et les élus de l'opposition, c'est aujourd'hui Patrick Rinaldi et Jean-Michel Cucchi du groupe UP de la majorité qui livrent leur analyse. Et ils réitèrent leur attachement à la liste conduite par Laurent Nouvion.

Durant la campagne pour les élections nationales, la liste Union Monégasque de Jean-François Robillon aimait à dire que l'alliance de l'UP avec Rassemblement et enjeux était celle de la carpe et du lapin. Qu'en dites-vous aujourd'hui ?

 

Patrick Rinaldi : La majorité Horizon Monaco est composée de conseillers nationaux issus des mouvements UP, R & E, mais aussi Synergie Monégasque, auxquels s'ajoutent les indépendants. Que l'opposition se plaise à critiquer la majorité, c'est normal. Mais une fois de plus, Monsieur Robillon et ses amis se trompent, tout va bien entre nous. Oui, nous sommes différents et c'est notre force. Notre vision n'est pas monolithique, mais ancrée sur une base commune : le programme politique Horizon Monaco choisi démocratiquement il y a un an, et dont la réalisation est notre préoccupation. Tout ne peut pas se faire en un jour, mais nous avons déjà obtenu des avancées significatives, par exemple dans le domaine du logement qui constitue l'ADN de notre mouvement.

Que pensez-vous du fonctionnement interne du Conseil national ?

Patrick Rinaldi : Aujourd'hui, Laurent Nouvion ne souhaite pas d'un chef de cabinet à ses côtés et préfère diriger directement l'équipe qu'il est en train de finaliser, comme il l'a d'ailleurs annoncé récemment. Il me paraît donc un peu prématuré de critiquer son choix. Ceci dit, la majorité est favorable à l'existence d'un cabinet de la présidence, et est d'ailleurs en train de travailler à lui donner une existence légale et un vrai statut, afin de différencier le personnel permanent dont le rôle est administratif, de ceux dont le rôle est plus politique.

Sans cabinet, le Conseil national a-t-il donc moins de personnel ?

Jean-Michel Cucchi : Pas vraiment, puisque, comme Laurent Nouvion s'y était engagé, il n'y a pas eu de « chasse aux sorcières ». Gérer l'existant, modifier les habitudes et intégrer de nouvelles recrues est un exercice délicat, surtout quand en plus du travail « normal » du Conseil national, il faut éponger le passif de nos prédécesseurs. Le non-renouvellement du contrat de David Wigno, qui se termine effectivement à la fin du mois, a pu créer un certain flottement, mais le président nous a annoncé qu'un recrutement est en cours et une personne devrait déjà le rejoindre dans les prochaines semaines.

Que pensez-vous de la gestion du dossier SBM ?

 

Patrick Rinaldi : On gère l'incompétence de l'ancienne majorité. Nous avons réagi dès que les travaux ont commencé. Mais il aurait fallu intervenir sur ce dossier il y a deux ans. L'UM dit avoir rédigé deux propositions de loi, c'est-à-dire autant que la majorité composée de 20 élus et aidée par les permanents du Conseil national.

Jean-Michel Cucchi : Il faut être bien naïf pour croire que ces textes n'étaient pas déjà en cours de rédaction avant les élections ! La vérité, c'est plutôt que l'opposition n'est pas très présente quand il s'agit de travailler effectivement au sein des différentes commissions.

Jean-Louis Grinda préside tout de même la commission Environnement et Cadre de vie. Cela exige un minimum de présence.

Jean-Michel Cucchi : A ce sujet, rappelons que c'est notre majorité qui a, pour la première fois, proposé, dès le début de la mandature, la présidence d'une commission à l'opposition. Il serait donc particulièrement mal venu, que l'ayant accepté, la minorité ne la réunisse pas. Je n'ai rien à reprocher à Monsieur Grinda sur ce point. Je trouve dommage, qu'il veuille à tout prix défendre le passif de Jean-François Robillon, s'obligeant trop souvent à jouer l'équilibriste avec ses convictions personnelles.

Il semble pourtant en phase avec l'ancien président du Conseil national.

Jean-Michel Cucchi et Patrick Rinaldi : Ce n'est pas notre sentiment.

 

 

Logement : « L’ancienne majorité a voulu faire du chiffre »

« Qui veut d’un appartement dont les fenêtres du salon donneraient sur un mur en béton un mètre plus loin? » Pour Patrick Rinaldi, président de l’UP, et Jean-Michel Cucchi, conseiller national de la majorité et président de la commission Logement, transformer dix-sept appartements domaniaux de la Tour Odéon en bureaux relève de l’évidence. « Ces espaces sont inappropriés à l’habitation. »

Jean-Michel Cucchi réagit aux propos tenus par Jean-François Robillon, Bernard Pasquier et Jean-Louis Grinda d’Union Monégasque (UM) accusant la majorité Horizon Monaco (HM) d’avoir retiré une quarantaine d’appartements des programmes de logements domaniaux Tamaris et Odéon (Monaco-Matin de mercredi 19 février). « Les représentants de l’ancienne majorité devraient plutôt faire profil bas. Comment, en effet, a-t-elle pu être aussi incompétente, et ne pas veiller à la qualité des logements qui seront proposés à nos compatriotes. Faire du chiffre semble donc avoir été sa seule préoccupation, et là-dessus aussi sans résultat, puisque nous allons devoir gérer le manque de logements lié au fait que l’ancienne équipe n’avait prévu aucune livraison de nouvel appartement après 2014. Je m’étonne des propos tenus par Jean-Louis Grinda, et lui propose de venir visiter les appartements de la tour Odéon que nous allons transformer en bureaux. »

Tamaris : « Grossière erreur »

Le président de la commission Logement regrette que l’ancienne majorité de Jean-François Robillon n’ait pas été capable de trouver un autre projet que celui des Tamaris.

« Dès l’origine, l’UP par la voix d’Anne Poyard-Vatrican s’était violemment opposée à ce projet situé au bord du chantier du nouvel hôpital » Et Patrick Rinaldi de poursuivre : « Jean-François Robillon jurait que ça ne gênerait pas la construction de l’hôpital. Et aujourd’hui, un tiers des Tamaris va être dédié au CHPG dans le cadre des indispensables opérations tiroirs… Les locataires des deux autres tiers vont devoir subir les nuisances du chantier du nouvel hôpital. »

Jean-Michel Cucchi est catégorique : « Aujourd’hui je ne me réjouis pas de supprimer vingt logements. Mais il faut bien construire le futur hôpital et assurer le bon fonctionnement de l’actuel CHPG pendant les travaux. Je rappelle que nous avons obtenu que le changement de destination du bloc C des Tamaris permette également la création d’une unité de soins palliatifs qui, sans cela, n’aurait pas pu voir le jour avant la livraison du nouvel hôpital. La nouvelle opération domaniale Villa Lengelin, que nous avons déjà su obtenir du gouvernement, permettra en outre d’offrir 140logements supplémentaires de qualité d’ici quatre ans. »

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