“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

Cette affaire impliquant une résidente de Monaco qui fait la "une" en Italie

Mis à jour le 21/08/2020 à 09:09 Publié le 21/08/2020 à 09:09
Tous les ingrédients d’une saga de l’été sont réunis dans cet incroyable feuilleton plein de rebondissements, et dont on ignore quand sortira le dernier épisode.

Tous les ingrédients d’une saga de l’été sont réunis dans cet incroyable feuilleton plein de rebondissements, et dont on ignore quand sortira le dernier épisode. Photo DR

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

Cette affaire impliquant une résidente de Monaco qui fait la "une" en Italie

Depuis la semaine dernière, un véritable feuilleton agite la presse italienne. Une résidente monégasque aurait enlevé sa fille à son père italien en Sardaigne. Elle dément. Il persiste.

C’est une histoire comme on les voit habituellement sur le petit écran. Tout a commencé le 12 août dernier. La Nuova Sardegna, quotidien local, titrait à sa Une sur l’enlèvement d’une fillette de neuf ans, dont la garde est contestée, et qui était en vacances sur la Côte d’Emeraude avec son père.

Il y est question de "l’épilogue violent d’un bras de fer en cours entre les parents de la fillette". On y apprend que les parents, après la fin de leur histoire d’amour, auraient eu des difficultés à établir qui aurait la garde de l’enfant. La mère, résidente monégasque de nationalité russe, serait venue sur le yacht de son nouveau compagnon avec qui elle aurait l’intention de s’installer en Suisse, et aurait déposé un recours devant le tribunal de Sassari pour enlèvement de mineur.

Lequel tribunal aurait rejeté sa demande, mais aurait gardé le dossier ouvert pour "surveiller" les rapports entre les parents. On y lit également, qu’elle aurait alors enlevé sa fille à l’aide de son garde du corps.

Dans son édition du 13 août, le Corriere della serra, principal quotidien d’information en Italie, rapporte lui aussi l’histoire.

Le père y donne sa version des faits: "Peu après 13 heures, alors que j’entrais dans la piscine, j’ai été frappé avec une pierre. Je me suis retourné et j’ai vu mon ex-partenaire tirer ma fille par les pieds et la ramasser. Un homme d’un mètre quatre-vingt-dix, que je ne connais pas, m’a attaqué. Il parlait une langue slave, il avait les cheveux blonds courts, les yeux clairs, un short et un T-shirt vert acide, et des baskets. Il faut empêcher toute tentative d’expatriation." On comprend alors que sa crainte serait de ne plus jamais revoir son enfant.

Qui agresse qui?

Et là: rebondissement! Dans l’édition du 14 août du Corriere, la mère, qui ne s’était pas exprimée jusqu’alors, prend la parole.

On peut lire en titre: "Je n’ai pris ma fille que pour la protéger". De retour à Monaco (1), elle explique: "Je n’ai pas kidnappé ma fille. Je viens de la ramener à la maison. Nous vivons ici depuis cinq ans, elle est maintenant paisible, elle sourit, elle a retrouvé ses amis. Elle ira à l’école dans quelques jours."

Il n’est pas question d’un départ en Suisse. Elle dément également être venue en yacht en Sardaigne. Elle affirme même qu’il n’y avait pas de garde du corps, et que c’est elle qui a été la victime d’une agression de la part de son ex-compagnon: "Je l’ai vue de loin. Elle a crié “Maman”, et je suis allée la voir. Son père était tout près, il s’est précipité sur moi, a mis ses mains autour de mon cou. Je me suis retrouvée par terre, plaquée sur les marches de granit. Je crois que j’ai perdu connaissance. Quand je suis revenue à moi, il était parti. J’ai pris ma fille par la main et je me suis enfuie. Je le jure : je n’avais pas l’intention d’emmener ma fille ; je l’ai décidé quand j’ai repris conscience. Je pensais que si je restais à Porto Cervo, il la reprendrait et ne me laisserait plus jamais la voir. Il a si souvent menacé de le faire. Alors j’ai pensé qu’il valait mieux quitter la Sardaigne."

La justice monégasque saisie?

Qui dit vrai? Difficile à savoir. La mère a présenté des certificats médicaux pour attester ses dires.

Dans l’édition du 16 août de la Nuova Sardegna, le père s’exprime par l’intermédiaire de ses deux avocats: "Dans l’intérêt de notre client, nous contestons pleinement les déclarations faites par la dame, car elles ne reflètent pas la vérité. Nous laissons l’appréciation des faits à l’autorité judiciaire, ayant foi en sa grande rapidité et tenant compte des graves répercussions sur l’enfant. À ce propos, il est à noter que depuis l’enlèvement, le père n’a plus aucune nouvelle de sa fille et ne sait pas où elle se trouve réellement puisque la mère s’est rendue inaccessible. "

 Le quotidien local rapporte également que la mère, de son côté, comptait s’en remettre à la justice monégasque.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.