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Ce que l'on sait du décès d'une lycéenne victime d'une méningite foudroyante à Nice

Mis à jour le 15/06/2019 à 08:41 Publié le 15/06/2019 à 12:45
Au lycée Sasserno à Nice, c'est la consternation depuis la nouvelle du décès d'une lycéenne.

Au lycée Sasserno à Nice, c'est la consternation depuis la nouvelle du décès d'une lycéenne. Photo C. D

Ce que l'on sait du décès d'une lycéenne victime d'une méningite foudroyante à Nice

La jeune fille de 17 ans a succombé jeudi matin à un « purpura fulminans ». L’agence régionale de santé a pris des mesures afin d’éviter toute propagation. Consternation au sein du lycée

Consternation et vive émotion, vendredi, au sein de la communauté d’élèves, de parents, et d’enseignants de l’établissement scolaire privé Sasserno, à Nice.

Une lycéenne de 1 re ES, Marie, 17 ans, habitante de Levens, est décédée jeudi matin des suites d’une méningite foudroyante.

Selon l’agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur (ARS Paca), il s’agit d’un « cas de purpura fulminans probablement dû à une infection invasive à méningocoque ».

Dans une note adressée hier aux parents, elle informe que « ces infections invasives à méningocoque peuvent se traduire par une fièvre, des maux de tête, une raideur de la nuque, des vomissements, de la gêne à la lumière (photophobie) ou l’apparition de taches sur le corps. Devant ces signes, il faut consulter rapidement un médecin ».

Et d’assurer, dans un communiqué envoyé hier soir, que « l’Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d’Azur prend toutes les mesures nécessaires et habituelles pour maîtriser le risque de transmission de la maladie au sein de la population. Elle est en charge d’identifier et de contacter les personnes ayant eu un contact à risque justifiant un traitement antibiotique. Seules les personnes identifiées à risque bénéficient alors d’un traitement antibiotique afin de prévenir la survenue d’autres cas dans l’entourage ou la collectivité fréquentée par le malade. Cette mesure vise à empêcher l’apparition, la réapparition et la propagation de la maladie et permet de rompre la chaîne de transmission de la bactérie. Ce traitement doit être administré dans les 10 jours maximum suivant le contact avec le malade contagieux. »

« La tristesse nous étouffe… »

Très vite, la mauvaise nouvelle s’est répandue.

« Lorsque nous perdons un enfant, la tristesse nous étouffe, elle nous blesse, elle nous anéantit, a écrit le chef d’établissement, Stéphane Huard, à l’ensemble des parents d’élèves et des équipes pédagogiques. [...] En cet instant, je pense à elle, aux parents, à la famille, aux proches, aux amis, aux camarades. Je pense à toutes celles et ceux qui la connaissaient et qui l’aimaient. [...] Mon âme est triste et mon cœur douloureux et je m’associe pleinement à votre chagrin, en communion de prières ».

Du côté des lycéens, c’est le choc. Certains nous ont fait passer quelques mots pour leur amie Marie (lire ci-contre). « Ma fille est “à l’envers”… À quelques jours du bac. Ils étaient d’ailleurs tous ensemble en train de travailler à la bibliothèque quand ils ont appris la nouvelle », témoigne un papa. Un autre, ému aux larmes, trouve la force de dire : « Elle était dans la classe de mon fils… Moi, je ne la connaissais pas cette petite mais je me mets à la place de ses parents et je pense fort à eux… »

Antibiotique pour les voisins de classe

Nombre de parents d’élèves ont accompagné, hier, leur enfant chez le médecin où un antibiotique leur a été administré.

Car « l’instruction du 27 juillet 2018 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque précise que dans un lycée l’antibioprophylaxie est recommandée pour les amis intimes du cas et ses voisins de classe », rappelle l’ARS Paca.

Une mesure immédiatement appliquée, même si, comme le rappelle le chef d’établissement, les 1 res n’étaient plus en cours depuis le 7 juin puisqu’ils préparent le bac de français.

Et l’ARS tempère : « Dans la grande majorité des cas, la contamination d’une personne n’entraîne qu’une simple colonisation du nasopharynx. C’est un porteur sain, qui va héberger la bactérie pendant quelques semaines à quelques mois. Une infection sévère n’est observée que chez un petit nombre de personnes rencontrant la bactérie (1 pour 100 000 habitants/an). »

Elle indique aussi aux parents qu’il n’y a pas lieu de désinfecter les locaux, les vêtements ou objets de leur enfant

Nul doute que pour les lycéens qui ont connu Marie, le dernier week-end avant l’épreuve anticipée de français, lundi, sera rude.

À sa famille, à ses proches, Nice-Matin adresse de nouveau ses sincères condoléances.


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