Rubriques




Se connecter à

Ce qu'a dit le procureur antiterroriste au surlendemain de l'attentat de Rambouillet

Le ressortissant tunisien de 36 ans qui a tué à coups de couteau vendredi une agente du commissariat de Rambouillet, dont la radicalisation "paraît peu contestable", présentait également "certains troubles de personnalité", a déclaré dimanche le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard. Voici ce qu'il faut retenir de sa conférence de presse.

AFP Publié le 25/04/2021 à 12:49, mis à jour le 25/04/2021 à 12:49
Les policiers devant le commissariat de Rambouillet, ce vendredi 23 avril. IAN LANGSDON/EPA

"Radicalisation peu contestable" et "troubles de personnalité"

"Si la radicalisation de l'agresseur paraît peu contestable, la présence de certains troubles de personnalité a pu aussi être observée", a déclaré lors d'une conférence de presse M. Ricard, faisant le point sur les investigations, deux jours seulement après l'attaque perpétrée par Jamel G.

"A ce titre, son père a souligné que son fils avait adopté une pratique rigoureuse de l'islam. D'un autre côté, il a également mentionné des troubles de comportement qu'il avait pu remarquer chez son fils en début d'année", a rapporté le magistrat.

Jamel G. avait "sollicité une consultation psychiatrique" au centre hospitalier de Rambouillet le 19 février, puis avait eu un nouveau rendez-vous le 23 février.

Cependant "il semble que son état n'a nécessité ni hospitalisation, ni traitement", a dit M. Ricard.

 

Une 5e garde à vue en cours

M. Ricard a part ailleurs annoncé qu'une cinquième personne, un cousin de l'assaillant, avait été placée en garde à vue dimanche, en plus de son père qui résidait avec lui à Rambouillet (Yvelines), d'un autre cousin et d'un couple de personnes l'ayant aidé à se faire domicilier administrativement dans le Val-de-Marne.

Des repérages quelques minutes avant l'attentat

L'attaque de l'agente administrative a été perpétrée dans le sas de sécurité où l'assaillant s'est engouffré derrière elle, après avoir fait des repérages et des allées et venues devant le commissariat, dont témoignent les images de vidéosurveillance.

"Allah Akbar"

Pendant l'attaque, il a crié "Allah Akbar" selon des témoins, et porté à la victime "deux coup de couteau, l'un à l'abdomen et l'autre à la gorge", avant d'être tué sur place par deux tirs "de riposte" d'un policier, a précisé le procureur.

Des vidéos glorifiant le martyr et le jihad visionnées juste avant le passage à l'acte

Une "rapide exploitation" de son téléphone portable retrouvé sur place a révélé que "l'agresseur avait immédiatement avant de passer à l'acte consulté des vidéos de chants religieux glorifiant le martyr et le jihad", a ajouté M. Ricard.

 

Ont également été saisis "un Coran" dans le scooter qu'il avait garé à proximité et "un tapis de prière" dans son sac.

Le parquet national antiterroriste avait ouvert dès vendredi une enquête en flagrance pour "assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste".

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.