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Cavalaire : le meurtrier du policier s'est suicidé hier soir

Mis à jour le 09/12/2015 à 05:13 Publié le 09/12/2015 à 05:13
Élie Verbasco, photographié il y a un mois, lors d'un reportage de notre journal sur les pêcheurs locaux.
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Cavalaire : le meurtrier du policier s'est suicidé hier soir

Vers 19 h 30 Élie Verbasco, 62 ans, qui a blessé mortellement un policier municipal lundi à Cavalaire, a été localisé dans les collines du Rayol-Canadel avant qu'il ne se donne la mort

Un coup de fil de trop. En rallumant hier soir, vers 18 h 30 son téléphone portable dans les collines, du côté du col de Canadel (commune du Rayol-Canadel), le fugitif Élie Verbasco a laissé une trace toute fraîche sur les réseaux. Une aubaine pour les enquêteurs chargés de débusquer l'auteur présumé de la mort par balles d'un policier municipal de Cavalaire et de la blessure d'une de ses collègues.

Localisé dès lors dans les collines du Rayol-Canadel : c'est l'hélicoptère qui a d'abord signalé un quad renversé. Peu de temps après, une patrouille de gendarmes en progression, repérant le fugitif, a essuyé deux coups de feu, sans riposter.

Mais le négociateur des forces d'intervention n'aura pas eu le temps de les rejoindre pour dialoguer avec le suspect : les hommes du PI2G ont retrouvé le corps d'Élie Verbasco sans vie. Il a en quelque sorte, respecté sa dernière parole (lire en encadré ci-dessous).

Depuis la nuit dernière, un hélicoptère muni d'une caméra thermique avait tenté de localiser une forme humaine dans les bois. En vain.

Plus de 100 hommes sur le terrain

Au final, 100 hommes avaient été déployés sur ce périmètre forestier afin de patrouiller sur les pistes. Une traque difficile. Cet homme armé, Élie Verbasco, était sur son terrain. Chasseur, il connaissait par cœur les nombreux sentiers qui serpentent cette zone accidentée, notamment les lieux où s'est déroulé le dénouement.

D'ailleurs, au moment de partir le déloger, la tension est montée d'un cran dans les rangs du PI2G. Ces hommes aguerris savaient qu'ils allaient à la rencontre d'un homme déterminé.

Un suspect de surcroît lourdement armé : c'est avec un fusil automatique qu'il avait touché les deux policiers municipaux la veille. Une dizaine de douilles avait été retrouvée à proximité de la scène de crime.

Contrairement à ce que l'on pouvait craindre, cette fuite tragique s'est finalement achevée hier soir sans un coup de feu des militaires.

Christophe Bouissou : un policier de valeur et un éducateur apprécié

Christophe Bouissou, 43 ans, est décédé à la suite de ses graves blessures dans la nuit de lundi à mardi. Les multiples balles qu'il a reçues, quartier des Collières, ont finalement eu raison de raison de lui.

Sa famille et ses proches pleurent un collègue et ami décrit comme « jovial », « gentil », « beau gosse » et « musclé ».

C'est au tout début des années 2000 qu'il entre au sein de la police municipale cavalairoise en tant qu'ASVP. Petit à petit, à force de travail, de sérieux et d'expérience, il gagne la confiance de ses pairs et de ses supérieurs et gravit les échelons.

En 2007, il prend du galon et devient brigadier, puis brigadier-chef principal en 2009.

Né dans le Cantal en 1972, c'est à Cavalaire qu'il finit par se marier en 2012. Sans enfant, le quadragénaire rêve de voyage et de grand air : le Brésil, le Mexique, et bien sûr l'Australie et la Nouvelle-Zélande, des terres liées au rugby, ce sport qu'il aimait tant.

« Il n'y a pas plus gentil que lui ». le président du rugby club du Golfe, Christophe Tourtin, sous le choc, évoque la personnalité de ce membre actif au présent. « Un bénévole investi, jamais un mot plus haut que l'autre. Que des copains autour de lui ».

Beaucoup de rugbymen bien sûr pour celui qui était devenu le président des anciens, et qui formaient l'équipe des Argus. « Il a joué au club, est devenu éducateur chez les jeunes. Dimanche, il était encore avec nous lors d'un match puis au repas. C'est très dur. Il est tombé sur un fou. On a pensé toute la nuit [ndlr : lundi] qu'il pouvait résister. »

Son collègue Christophe Bonnefoy, 45 ans, marié et sans enfant, est toujours hospitalisé à l'hôpital Pasteur de Nice. Ses jours ne sont plus en danger.

L’un de ses derniers appels : « Je ne me laisserai pas faire »

Dans sa cavale, le fugitif élie Verbasco a bénéficié d’une aide involontaire. Lundi soir, à 19h30, il a fait une halte chez deux résidents de La Môle pour demander un peu d’essence et la possibilité de téléphoner.  Ce sera là la dernière trace de son passage dans la vallée, pendant presque 24 heures.

En conférence de presse, les gendarmes feront d’autres révélations. « Il a obtenu deux litres d’essence pour son buggy et a téléphoné à un contact.Celui-ci nous a alertés, en précisant que le suspect lui avait déclaré : “ Je ne me laisserai pas faire! ” Cette levée des doutes a permis de déployer le dispositif de 50 gendarmes toute la nuit et de doubler ces effectifs pour cette journée de mardi »


Le procureur de la République de Draguignan, Ivan Auriel, a également dévoilé le profil particulier de cet individu : « L’homme a déjà fait l’objet de plusieurs condamnations devant le tribunal correctionnel dont une de 24 mois de prison, dont 23 mois de sursis avec mise à l’épreuve pour violences avec armes, a-t-il mentionné. Il a un passé violent pour avoir menacé quelqu’un et tiré en l’air ».

Vu ses antécédents, le procureur s’est demandé comment cet homme pouvait encore disposer d’un tel équipement : « Avec toutes ces condamnations. On s’étonne qu’il ait pu avoir des armes d’épaules en sa possession. »

Offre numérique MM+

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