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Braquage de la bijouterie Graff : 8 ans de réclusion

Mis à jour le 17/01/2019 à 15:53 Publié le 17/01/2019 à 15:53
Avant de requérir 10 ans de réclusion, le procureur a décrit écrit des scènes poignantes en évoquant la peur, la douleur, le traumatisme des victimes.

Avant de requérir 10 ans de réclusion, le procureur a décrit écrit des scènes poignantes en évoquant la peur, la douleur, le traumatisme des victimes. Jean-François Ottonello

Braquage de la bijouterie Graff : 8 ans de réclusion

Le tribunal criminel a condamné le braqueur de la bijouterie du Casino de Monte-Carlo. A l’issue de sa peine, il sera extradé en Autriche pour répondre d’un autre vol à main armée...

Marko Calovic, l’auteur du braquage de la bijouterie Graff en 2016, a été condamné, hier, à huit ans de réclusion par le tribunal criminel de Monaco. Même s’il faut retrancher deux ans de détention préventive et quelque vingt-quatre mois de remise de peine, son incarcération devrait se poursuivre plus longtemps encore, une fois la sanction monégasque purgée, avec l’acceptation de son extradition vers l’Autriche.

Cet ingénieur en génie civil est, en effet, impliqué dans le braquage d’une joaillerie de Vienne, le 25 juillet 2016, pour un montant d’un million d’euros. Profitera-t-il des cinq jours francs pour se pourvoir en révision ?

Impassible dans le box des accusés

Jugé depuis lundi, l’accusé a reconnu les faits. Ce jeudi 22 décembre 2016, vers 16 h 33, il entrait dans la boutique située dans le Casino de Monte-Carlo. Un véritable gentleman en costume, cravate, chapeau et pardessus. Armé d’un Beretta, il se faisait remettre quelque 4 663 000 € de bijoux. Non sans avoir contraint la vendeuse à l’accompagner afin de protéger sa fuite.

Filmé par les caméras de la bijouterie et de la vidéosurveillance, le ressortissant serbe était rapidement localisé par les policiers dans les environs de l’hôtel Fairmont. Interpellé au moment de quitter les lieux en taxi, il était arrêté et le butin récupéré en totalité.

Dans le box, le quadragénaire est toujours resté impassible au cours des débats conduits avec impartialité par la présidente Françoise Carracha. Aucun rictus convulsif. Pas le moindre blêmissement de peur ou de colère. Tout juste un sourire contraint. Narquois. Une faiblesse perfide ? La partie civile, par la philippique de Me Hervé Campana, ne se laisse pas piéger. « Cette personne a eu affaire à la mafia. Elle a commis un crime, un braquage sans jamais trembler. Les débats ont montré que l’accusé ne dit pas toujours la vérité et qu’il a fait la même chose six mois auparavant. Sa sincérité est faible. Il s’en sort avec de jolies phrases. Ne vous fiez pas aux apparences : à quoi sert une arme létale ? À tuer ! L’infraction est constituée. Je sollicite pour mon client policier l’euro symbolique et je rends hommage à la Sûreté publique. »

« Froid, dangereux, déterminé »

Dans ses réquisitions, le procureur Cyrielle Colle décrit des scènes poignantes en évoquant la peur, la douleur, le traumatisme des victimes. « Qu’essaie-t-on de nous faire croire quand on parle d’explosifs ? Cet homme donne sa perception, sa manière de voir les choses. Il n’a même pas une once de compréhension pour la vendeuse ! Ni quand il pointe son arme sur les policiers… L’accusé ment et refuse par principe d’avoir exercé des contraintes. Il brouille même les pistes ! C’est quelqu’un de particulier. Il excelle dans la séduction. Il est froid, dangereux, déterminé. Calculateur. C’est un criminel professionnel envoyé avec une mission, un deal précis : commettre un braquage ! Ce vol à main armé entraîne une lourde condamnation afin qu’il comprenne de ne plus recommencer : dix ans de réclusion. »

« Il a fait le mauvais choix »

Le chiffre fait bondir la défense. « Mon client, plaide Me Sarah Filippi, ne veut pas se défendre de son acte. Mais démontrer la manière dont il a été commis. Soyez objectif ! Des mensonges ? Personne n’a intérêt à tromper dans ce dossier. Or, il existe de nombreuses contradictions. Pourquoi ? Des faits sont établis. D’autres non ! La victime ne verra à aucun moment l’arme pointée vers elle. Ni le vigile… La vidéo le démontre. Pourtant l’accusation le maintien. Certes, il y a le ressenti d’un danger à cause du pistolet. Mais pas de menaces. Je ne peux pas accepter les allégations fournies par la reconstitution. Pensez aux circonstances atténuantes. Cet homme a fait le mauvais choix. C’est sa seule erreur. Ce n’est pas un criminel professionnel. Mais un militaire professionnel. On ne tombe pas dans le crime à 44 ans… »

La juridiction criminelle n’a que très légèrement atténué les réquisitions.


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