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Braquage à Monaco : une majorité de l'équipe arrêtée

Mis à jour le 27/03/2017 à 05:28 Publié le 27/03/2017 à 05:28
Plus de policiers qu'à l'accoutumée, hier sur la place du Casino à Monaco. Mais la situation était revenue à la normale, après le braquage de la boutique Cartier, la veille (tout à droite de la photo).

Plus de policiers qu'à l'accoutumée, hier sur la place du Casino à Monaco. Mais la situation était revenue à la normale, après le braquage de la boutique Cartier, la veille (tout à droite de la photo). Michael Alesi

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Braquage à Monaco : une majorité de l'équipe arrêtée

Quatre individus ont été interpellés en Principauté et en France, après le hold-up chez Cartier, et la quasi-totalité du butin récupérée

Un homme penche la tête pour mieux observer une Rolls-Royce. Des couples enchaînent les selfies. Un groupe de touristes observe le ballet des belles voitures. Scènes classiques pour un dimanche ensoleillé sur la place du Casino de Monaco, hier après-midi.

Sauf qu'il y a plus de policiers que d'habitude. La veille, vers 15 h 40, la boutique Cartier de l'endroit a été braquée par trois individus (lire notre édition d'hier).

Un quatrième les attendait dans une voiture. Deux braqueurs avaient des armes à la main. Un Browning 1910 et une arme « de gros calibre », selon un proche du dossier.

Un des braqueurs court toujours

Ils ont abandonné, dans leur fuite, une partie de leurs prises. La quasi-totalité du butin avait été retrouvée par la police monégasque, hier. Aucune information n'a filtré sur sa valeur.

En tout, les policiers monégasques et français ont interpellé quatre personnes. Trois des quatre membres de l'équipe qui a participé au braquage et un autre individu qui serait venu à Monaco après, dans le but d'exfiltrer un ou plusieurs braqueurs. Le quatrième homme qui a participé au braquage était toujours en fuite, hier.

Samedi, le premier braqueur est rapidement interpellé par les policiers monégasques. « Sans effusion », précise le parquet général monégasque. C'est lui qui portait le Browning. Les deux autres malfaiteurs et le chauffeur qui les attendait prennent la fuite.

Les forces de l'ordre tirent en direction des pneus, mais la Renault Megane parvient à quitter le quartier et à se diriger vers la voie rapide, en direction de Roquebrune-Cap-Martin. Arrivés à la sortie du tunnel du Larvotto, les malfaiteurs abandonnent la voiture. Parce qu'elle ne pouvait plus avancer ? Parce qu'ils ont compris qu'ils ne pourraient pas sortir de Monaco ? L'enquête devra le déterminer.

De source proche du dossier, les malfaiteurs auraient alors tenté de voler un autre véhicule, sous la menace d'une arme de poing. Sans succès. Ils décident alors d'incendier la Megane. Les images de vidéosurveillance permettent de voir un individu avec un bidon d'essence à la main. Hier, de grandes traces de brûlé s'étalaient sur le mur du tunnel où a été incendiée la voiture.

Les trois malfaiteurs prennent alors la fuite en courant. Ils avaient prépositionné, dans plusieurs endroits stratégiques, des sacs de vêtements pour se changer.

À 21 h 15, les fonctionnaires monégasques interpellent un deuxième homme, alors qu'il fuit en direction de Roquebrune-Cap-Martin. Un troisième individu est arrêté peu après, à 21 h 50. Il tentait de se cacher dans des buissons, à Roquebrune-Cap-Martin, juste à côté de la frontière.

Âgé d'une vingtaine d'années, il est déjà connu des services de police pour des faits de port d'armes. Un « petit délinquant », selon un proche du dossier.

Interpellé sur le sol français, il doit donc être jugé en France, qui n'extrade jamais ses ressortissants. Sa garde à vue, dans les locaux de la police judiciaire (PJ) de Nice, qui mène l'enquête côté français, a été prolongée de vingt-quatre heures. Après des tergiversations, il a admis sa participation au braquage.

Un quatrième homme a été arrêté par la police monégasque.

Selon nos informations, il s'agirait du frère de l'un des individus recherchés. L'homme serait venu en Principauté pour tenter d'exfiltrer un ou plusieurs des malfaiteurs, et a été interpellé lors d'un contrôle routier.

Une équipe de Vallauris

Toute l'équipe est originaire de Vallauris (Alpes-Maritimes), essentiellement du quartier sensible des Hauts-de-Vallauris. L'endroit est apparu sur le radar des enquêteurs à cause des plaques d'immatriculation fixées sur la Megane volée. Les plaques avaient été volées dans ce même quartier, avant de se retrouver sur la voiture qui a permis aux braqueurs de fuir.

Une perquisition s'est déroulée dans les Hauts-de-Vallauris samedi soir, au domicile d'un des suspects, dans le cadre de la demande d'entraide internationale diligentée en urgence. Rien de probant n'est sorti de cette perquisition menée par les enquêteurs de la sûreté urbaine d'Antibes, et à laquelle assistaient leurs homologues de la sûreté publique monégasque. Des informations confirmées par Alain Guimbard, le procureur adjoint de Grasse.

Une autre perquisition a été menée par la PJ de Nice, qui agit sur dénonciation, ailleurs dans Vallauris hier matin.

Un proche du dossier souligne déjà le manque d'expérience des braqueurs, qui ont choisi de frapper en plein centre de Monaco. Un endroit très surveillé, d'où il est difficile de s'extraire en voiture. Encore plus avec le trafic dense d'un samedi après-midi pluvieux...


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