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Attentat : déjà 4,4 millions d'euros versés à 365 victimes

Mis à jour le 03/09/2016 à 05:14 Publié le 03/09/2016 à 05:14

Attentat : déjà 4,4 millions d'euros versés à 365 victimes

La secrétaire d'État chargée de l'aide aux victimes, Juliette Méadel s'est rendue hier à Nice. L'occasion de préciser que les traumatismes psychologiques seraient indemnisés

La secrétaire d'État chargée de l'aide aux victimes, Juliette Méadel, a effectué hier un déplacement à Nice afin de s'entretenir avec les associations, de visiter l'Espace d'information et d'accueil des victimes et de présider le Comité local de suivi des victimes (CLSV).

Pour l'heure, 4,4 millions d'euros ont déjà été versés à 365 victimes, notamment pour régler des frais d'obsèques, via le FGTI (Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d'autres infractions). Une goutte d'eau car l'indemnisation totale à Nice est estimée entre 300 et 400 millions d'euros - par comparaison, c'est 300 à 350 millions d'euros pour les attentats du 13 novembre. « Aujourd'hui, plus de 1 100 dossiers d'indemnisations ont été déposés [il y en a eu 4 000 à la suite des événements tragiques de Paris, ndlr] », note Juliette Méadel.

« Ne laisser personne en chemin »

Plusieurs milliers d'autres demandes devraient donc arriver au FGTI dans les mois à venir. Le président du département, Eric Ciotti, s'est entretenu avec la secrétaire d'État : « Juliette Méadel m'a annoncé que, conformément à mes nombreuses demandes, le statut de victime serait élargi à toutes les personnes présentes sur le trajet du camion meurtrier et souffrant d'un traumatisme psychologique. »

Le cabinet de la secrétaire d'État précise cependant qu'il ne s'agit pas d'un élargissement du statut de victime au sens propre puisque les blessures psychologiques étaient déjà prises en compte. Juliette Méadel rappelle que « l'identification d'une victime pouvant prétendre à une indemnisation repose sur des critères précis : il s'agit d'une personne décédée ou blessée - sur le plan physique comme psychologique. Dans ce cas, cela s'établit facilement par des médecins psychiatres formés aux psychotraumas. On sait que lors de tels événements, les blessures psychologiques peuvent survenir plusieurs mois après. Chaque demande sera étudiée au cas par cas. »

Pour Stéphane Gicquel, secrétaire de la FENVAC (Fédération nationale des victimes d'attentats et d'accidents collectifs), également présent à Nice hier, cela ne va pas assez loin. « Nous craignons que les pouvoirs publics ne prennent pas complètement la mesure de tous les traumatismes. Il va falloir adapter les critères et méthodes aux circonstances et particularités de l'attentat de Nice qui a eu lieu dans un espace ouvert avec un public familial nombreux composé de beaucoup d'enfants. »

Il cite en exemple le cas de ceux qui ont porté secours aux blessés et qui restent imprégnés d'images macabres. Il prévient : « Il faudra être vigilant pour ne laisser personne en chemin. »

« Apporter les bonnes réponses »

Comme pour lui répondre, Juliette Méadel a rappelé avoir « confié à Françoise Rudetzki, la fondatrice de SOS Attentats, la mission de travailler sur la préfiguration d'un centre de recherche sur la résilience. L'objectif serait d'apporter les bonnes réponses aux traumatismes psychologiques liés aux actes terroristes ».

En attendant et pour accélérer les procédures, il est possible d'entamer les démarches d'indemnisation en ligne sur le site internet www.guide-victimes.gouv.fr.


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