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Après 11 ans de cavale, la mère de Camille sera jugée à Toulon à la rentrée

Extradée par la Suisse ce mardi, Priscilla Majani a été présentée à un magistrat toulonnais. La date de son procès est déjà connue.

Eric Marmottans Publié le 04/08/2022 à 22:08, mis à jour le 04/08/2022 à 22:04
Priscilla Majani, dans les années 2000. Photo DR

C’est l’épilogue d’un enlèvement parental hors normes. Priscilla Majani, 47 ans, extradée par la Suisse ce mardi 2 août, a été escortée jusqu’au palais de justice de Toulon ce jeudi.

L’ancienne ingénieure militaire varoise a été présentée à un juge de la liberté et de la détention, ce jeudi à Toulon, en vue d’une probable incarcération après onze années de cavale. La date de son procès, pour "soustraction de mineure", a été fixée au vendredi 16 septembre.

Priscilla Majani avait été interpellée le 22 février 2022 dans les environs de Lausanne en Suisse, où elle vivait clandestinement avec sa fille scolarisée sur place. En début de semaine, la mère de Camille a été remise aux autorités françaises après que son recours contre son extradition a été rejeté.

La grand-mère déjà jugée pour complicité

Un premier mandat d’arrêt avait été délivré à l’encontre de Priscilla Majani le 29 mars 2011, par le tribunal correctionnel de Toulon qui venait de la condamner par défaut, pour "non-représentation de mineur", à un an de prison (une peine aujourd’hui prescrite).

 

Avec la complicité de sa mère (condamnée en 2021 par la cour d’appel d’Aix-en-Provence), Priscilla Majani s’était évaporée avec sa fille Camille, alors âgée de 5 ans, au préjudice du père de l’enfant, Alain Chauvet.

Le couple, qui habitait à Carqueiranne, était séparé et se disputait âprement la garde de la fillette. Priscilla Majani avait fini par accuser son ex-conjoint de violences sexuelles. L’enquête avait été classée sans suites, sur la foi d’expertises médicales et psychologiques.

Ces allégations ont valu à leur auteure une seconde condamnation en son absence, à deux ans de prison, cette fois pour "dénonciation calomnieuse".

Le lien père-fille reste rompu

Les recherches diligentées par la justice après l’enlèvement de la fillette n’avaient pas permis de localiser Camille Chauvet et l’enquête avait été close en 2014.

 

Un procès pour "soustraction de mineure" avait fini par se tenir sans Priscilla Majani condamnée par défaut, le 3 novembre 2016 à Toulon, à trois ans d’emprisonnement.

Comme la loi le permet afin de respecter le principe du contradictoire, la quadragénaire a fait opposition aux jugements rendus par défaut. C’est dans ce cadre-là qu’elle comparaîtra le 16 septembre.

En outre, l’avocat d’Alain Chauvet, Me Olivier Ferri, a annoncé avoir déposé une nouvelle plainte, notamment pour tenter de mettre au jour d’éventuelles complicités ces dernières années.

Aujourd’hui âgée de 16 ans, l’adolescente a pris fait et cause pour sa mère, et refuse tout contact avec son père. Elle est prise en charge par un service de protection de l’enfance en Suisse.

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