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Amitiés Sans Frontières au chevet des affamés du Yémen

Mis à jour le 01/01/2019 à 05:08 Publié le 01/01/2019 à 05:08

Amitiés Sans Frontières au chevet des affamés du Yémen

« Un enfant meurt toutes les 10 minutes. » Un constat à l'origine d'une souscription à Monaco

Et si vous débutiez cette année 2019 par une bonne action ? Un geste altruiste envers ces millions d'enfants yémenites pris mortellement en étau dans une guerre incessante à la pointe Sud-Ouest de la péninsule arabique.

Comme chaque année à cette période, les membres de l'ONG Amitiés Sans Frontières Internationale répondent à l'appel des Nations Unies pour venir en aide à des populations persécutées. Un appel aux dons qui avait connu un franc succès, l'an dernier, lorsqu'il avait s'agit de tendre la main aux Rohingyas, communauté musulmane de Birmanie victime d'un « génocide ».

Cette fois, c'est la situation au Yémen qui a bouleversé la présidente de l'antenne monégasque d'ASF, Régine Vardon-West. « C'est actuellement la plus grande catastrophe de l'humanité. 22 millions de familles agonisent de faim et un enfant meurt toutes les dix minutes ! », s'émeut cette humanitaire au grand cœur. en amont du gala annuel de l'ONG, le 12 janvier à l'Hôtel de Paris. Objectif de la soirée : « Porter secours à tous ces petits qui continuent de mourir à l'instant où vous lisez ce message ».

Un compte à rebours insoutenable dans un tout jeune pays balloté par les crises et gangrené par les conflits.

Situé sur le détroit de « La Porte des Larmes », l'actuel Yémen est le fruit d'une unification, en 1990, entre République arabe du Yémen au Nord et République démocratique et populaire du Yémen au Sud.

99% des Yémenites sont musulmans. Essentiellement de confession sunnite, la population compte une large minorité chiite (environ 40 %), presque tous d'obédience zaydite dont est issue la branche des Houtis.

Le premier conflit entre rebelles houtistes et gouvernement légitime touche la capitale, Sanaa, en 2004. Ennemis proclamés des États-Unis et d'Israël, les Houtistes s'opposent au président Saleh, pourtant chiite mais jugé « inféodé » aux États-Unis.

Ennemis d'hier, amis d'aujourd'hui

En 2009, face à ces tensions, l'Arabie Saoudite, voisine sunnite du Yémen au Nord, décide de sécuriser sa frontière et dénonce un complot de l'Iran, accusé d'être le marionnettiste de la rébellion à des fins stratégiques [notamment pour contrôler les voies maritimes de la péninsule, en plus du détroit d'Ormuz, ndlr].

Survient ensuite le Printemps arabe, en 2011. Les rebelles sont au cœur des manifestations contre le président Saleh et le poussent à la fuite en Arabie Saoudite, laissant le pouvoir au vice-président Hadi.

La guerre civile éclate en 2014, les rebelles s'estimant trahis après des pourparlers. Privés d'accès à la Mer rouge et de réelle autonomie, ils assiègent la capitale Sanaa puis conquièrent la plus grande base aérienne du pays et des ports.

L'Ouest du pays hors de contrôle, Hadi s'exile à Ryad. Ironie du sort, c'est avec le soutien de leur ancien ennemi, le président Saleh et ses affidés, que les rebelles gagnent du terrain. Sur ce territoire de 28 millions d'habitants à la structure tribale très forte, Al-Qaïda et l'Etat islamique agissent aussi comme des charognards en menant des exactions terroristes.

Une urgence humanitaire

Conduites par l'Arabie Saoudite et soutenues par les États-Unis, les forces armées arabes (9 pays) contre-attaquent en 2015. Après des négociations peu concluantes sous l'égide de l'ONU, en 2016 au Koweït, un incident a ramené tout le monde autour de la table, ces jours-ci, en Suède. Le déclic : un blocus imposé par l'Arabie Saoudite en réponse à un tir de missiles intercepté au-dessus de l'aéroport.

L'accord signé mi-décembre entre coalition internationale et rebelles houtistes a été converti par un premier pas vers l'apaisement, ce 29 décembre, avec le retrait des forces rebelles du port stratégique d'Al-Hodeïda, combiné à un cessez-le-feu.

Alors que l'ONU estime à 80 % le pourcentage de la population nécessitant une aide humanitaire, les convois restent souvent à quai et la paix n'est encore qu'utopie dans l'un des plus pauvres des pays arabo-musulmans. Un pays où l'on meurt plus de malnutrition que sous les balles. Un enfer pour les enfants.


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