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Affaire Rybolovlev : Bouvier contre-attaque à Monaco

Mis à jour le 25/10/2017 à 05:23 Publié le 25/10/2017 à 05:23
Yves Bouvier a décidé de répliquer au pénal à Monaco.
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Affaire Rybolovlev : Bouvier contre-attaque à Monaco

Le marchand d'art suisse a déposé, lundi en Principauté, une nouvelle plainte pour corruption, recel, trafic d'influence et faux criminel, jointe à l'actuelle instruction pour trafic d'influence

Décidément la Principauté n'est pas prête de se dépêtrer de cette maudite « affaire Rybolovlev ». Opposant initialement, sur le terrain de l'escroquerie, un collectionneur russe à un marchand d'art suisse, le conflit n'avait pas vocation à être tranché en Principauté. Il aura suffi d'un enregistrement pour que les juges d'instruction et le parquet de Monaco ne croulent sous les actions (lire ci-contre).

Le dernier recours en date a été déposé, lundi matin à Monaco, par Yves Bouvier. Son avocat monégasque, Frank Michel, déposant une plainte pour corruption, recel, trafic d'influence faux criminel et blanchiment.

Une plainte de plus sur le bureau d'Edouard Levrault. En charge de la plainte pour atteinte à la vie privée de Tania Rappo, le juge d'instruction est également celui qui avait ordonné des perquisitions chez l'ex-directeur des Services judiciaires, Philippe Narmino, et la conseillère juridique de Dmitri Rybolovlev, Tetiana Bersheda, dans le cadre de l'ouverture d'une information contre X pour trafic d'influence. Placé en garde à vue, Philippe Narmino avait dû, sous la pression, prendre une retraite anticipée.

« Une criminalisation de la procédure »

C'est justement à ce dossier de trafic d'influence que vient se joindre la plainte d'Yves Bouvier, poursuivant plusieurs intérêts selon son avocat monégasque, Frank Michel.

Le premier : reconnaître le statut de victime d'Yves Bouvier. « Si toutes ces ententes et faits présumés de corruption se sont faits contre lui, il doit poser sa qualité de victime sur le plan procédural. »

Le second objectif consiste à avoir accès aux investigations en cours et, par exemple, « faire des demandes d'actes ». Bref, savoir ce qui se passe en terme de perquisitions ou autres.

Autre objectif poursuivi : « Agir sur la qualification pénale ». « Viser la corruption permet d'avoir des investigations différentes. C'est une infraction plus grave qui permet, notamment, de s'intéresser au fait qu'il ait pu y avoir des contreparties financières. Quant au faux criminel, qui résulte de procès-verbaux de police que nous ne jugeons pas fidèles, il entraîne une criminalisation de la procédure. »

Un changement de règles et, donc, une compétence potentielle du Tribunal criminel.

Une plainte qui ancre encore un peu plus le volet principal de cette affaire Rybolovlev en Principauté. Un rattachement que Tania Rappo a toujours considéré comme « artificiel », arguant que le clan Rybolovlev aurait tissé des liens avec quelques éléments des autorités judiciaires locales avant de l'immiscer dans l'affaire, par l'enregistrement de Tetiana Bersheda, pour profiter de son statut de résidente monégasque et « ancrer cette histoire à Monaco » (lire nos éditions du 20 octobre).

Si la qualification était plus « sobre » (corruption, trafic d'influence et violation du secret de l'instruction), la philosophie de la dernière plainte de Tania Rappo, déposée vendredi dernier à Monaco, semblait rechercher les mêmes fins que celle d'Yves Bouvier. Être tout simplement plus acteurs de l'enquête.


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