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Accusé de viols et d'agressions sexuelles, le fondateur de l'école Atman de Valbonne sort de son silence

Mis à jour le 19/02/2021 à 10:08 Publié le 19/02/2021 à 10:09
Marc Bozzetto est ostéopathe depuis 45 ans et a créé l’école Atman. (Photo archives Sébastien Botella)

Marc Bozzetto est ostéopathe depuis 45 ans et a créé l’école Atman. (Photo archives Sébastien Botella) Sébastien Botella / Nice-Matin

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Accusé de viols et d'agressions sexuelles, le fondateur de l'école Atman de Valbonne sort de son silence

Le président-fondateur de l’école d’ostéopathie de Valbonne, accusé d’agressions sexuelles et de viols, a accordé une interview au journal "Le Petit Niçois".

Le président-fondateur du centre d’ostéopathie Atman de Valbonne, Marc Bozzetto, a finalement pris la parole ce jeudi sur le site Web du "Petit Niçois".

Rappelons que six femmes ont déposé plainte contre lui pour des faits d’agressions sexuelles et de viols. Une septième a témoigné de faits similaires, sans déposer plainte. Marc Bozzetto avait refusé de s’exprimer lundi dans nos colonnes à l’occasion de la parution d’une longue enquête. Son avocate parisienne, Me Karine Benadava, expliquait n’avoir pas reçu de notification d’ouverture d’une information judiciaire. "Dans ce contexte nous ne pouvons prendre la parole."

C’est ce que Marc Bozzetto a pourtant fait dans une interview, menée par Pascal Gaymard, du Petit Niçois, dans laquelle le patron d’Atman, "abasourdi", se dépeint en "homme brisé". Une interview au demeurant éclairante, mais dont les lecteurs du Petit Niçois n’ont, hélas, pas eu toutes les clés.

Face aux accusations très précises, circonstanciées, de sept femmes que tout oppose, Marc Bozzetto ne semble pas nier les faits. "Je comprends que plusieurs femmes que j’ai soignées ont pu interpréter certains gestes thérapeutiques comme des agressions. Cela me consterne et me dévaste profondément. Car comment concevoir l’idée que l’on a provoqué chez des patientes un sentiment de violence?"

Il affirme vouloir se mettre en retrait d’Atman

Marc Bozzetto, présumé innocent, se pose en praticien un peu gauche. "Ai-je été maladroit en n’expliquant pas, ou en expliquant mal, à ces patientes les gestes que j’allais pratiquer? Les phrases que j’ai prononcées ont-elles pu choquer?", s’interroge-t-il dans les colonnes de l’hebdomadaire. Les phrases rapportées par les victimes étaient particulièrement crues.

Le président-fondateur dénonce un complot pour racheter son centre, une "campagne médiatique à charge", et regrette d’être "désigné comme un monstre" à l’opprobre public.

Il ajoute vouloir réserver ses explications aux enquêteurs.

En fin d’interview, Marc Bozzetto annonce se mettre volontairement en retrait des activités du campus: "Je me sens responsable vis-à-vis des élèves et des enseignants d’Atman. Mon principal souci est de préserver la sérénité de l’enseignement prodigué à Atman, et surtout que cette triste affaire ne risque pas de souiller la légitimité des diplômes délivrés par l’établissement, ce qui nuirait injustement aux étudiants de l’école."

Le trou de mémoire du Petit Niçois

Pourquoi Marc Bozzetto a-t-il accordé une interview au Petit Niçois, refusant de répondre à Nice-Matin? Après tout, c’est son droit le plus légitime. Problème, les lecteurs de l’hebdomadaire n’ont pas eu toutes les clés de compréhension. Peut-être Marc Bozzetto savait-il que les questions y seraient moins dérangeantes?

Pascal Gaymard, l’intervieweur, n’est en effet pas totalement étranger au dossier. Selon nos informations, il a accepté de jouer les témoins de moralité contre une victime d’agression sexuelle en 2016. Une Québecoise affirmait et affirme toujours avec force avoir été agressée sexuellement par le président-fondateur d’Atman, dans un hôtel de Montréal.

Pascal Gaymard a-t-il envoyé une attestation pour la défense de Marc Bozzetto? Interrogé par Nice-Matin par téléphone, il s’en défend dans un premier temps.

Nice-Matin a pourtant pu consulter ses écrits datés du 3 septembre 2016. Soit trois mois après les faits. Dans ce courriel adressé au fondateur, qui se conclut par "pour faire et valoir ce que de droit", Pascal Gaymard dit "par la présente", vouloir témoigner de la "moralité de Marc Bozzetto" qu’il connaît "depuis plus de 25 ans".

Il se présente comme journaliste depuis plus de 30 ans et rédacteur en chef du Petit niçois et du Cannois depuis 15 ans. L’ostéopathe est décrit sous sa plume comme "compétent, honnête, sérieux", doué d’un "indéfectible professionnalisme".

Pascal Gaymard affirme en outre: "Il (Marc Bozzetto, ndlr) fréquente des cercles ésotériques où il est Chevalier de la Cité Sainte de Jérusalem, ce qui est une preuve de confiance, de respect, et d’incapacité à mentir ou à commettre tout acte répréhensible."

Il s’agit d’un rang d’une loge maçonnique irlandaise. Selon nos informations, Marc Bozzetto ne cachait guère son appartenance à la franc-maçonnerie.

Confronté à son propre mail, Pascal Gaymard finit par admettre l’avoir écrit, mais invoque un trou de mémoire : "J’avais oublié. Je pense que c’était dans le volet canadien, quand la première plainte a été évoquée." Mais Pascal Gaymard assume et défend l’ostéopathe: "La justice passera. S’il est condamné, j’en tirerai les conséquences. Mais pour ma part je ne vois pas Marc Bozzetto commettre ce genre de choses."

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