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Abad: l'une des femmes l'accusant de viol se dit "soulagée que ça sorte"

L'une des deux femmes qui ont accusé de viol le nouveau ministre des Solidarités Damien Abad a confié dimanche à l'AFP être "soulagée" par la révélation de sa plainte dans Mediapart, alors qu'elle avait essayé de faire connaître son histoire "au sein des Républicains notamment".

AFP Publié le 22/05/2022 à 22:52, mis à jour le 22/05/2022 à 22:52
Damien Abad. Photo AFP

"Je suis soulagée que ça sorte, parce que j'avais tapé à pas mal de portes pour que quelqu'un fasse quelque chose après le classement de la plainte, que j’ai trouvé injuste", a indiqué Margaux, qui n'a pas souhaité rendre public son nom de famille.

Damien Abad, 42 ans, nommé vendredi ministre des Solidarités, est confronté à des accusations de viols révélées samedi par Mediapart, qu'il a contestées "avec la plus grande force". Deux femmes accusent l'ancien président des députés LR de viol en 2010 et 2011, dont Margaux.

La plainte qu'elle a déposée en 2017 a été classée sans suite.

 

"Beaucoup de gens étaient au courant", affirme cette ancienne militante centriste de 35 ans, mais certains "préféraient regarder ailleurs plutôt que d'en demander plus".

"J'ai essayé de le faire savoir, au sein des Républicains notamment", dit-elle, évoquant notamment une conversation téléphonique avec Anne Méaux, la communicante de François Fillon, en 2017, relatée aussi par Mediapart. Mais "personne des Républicains ne m'a contactée", dit-elle.

"Ce qui nous fait mal, c'est qu'il soit partout, et que tout le monde s'en fiche", indique-t-elle. "Le fait qu'il soit au gouvernement ou pas, ça ne me concerne pas. Ce qui me concerne, c'est qu'il n'y ait plus de victimes".

Dans son témoignage auprès de Mediapart, qu'elle a confirmé à l'AFP, Margaux dénonce des faits qui se seraient déroulés en 2011. Elle avait rencontré Damien Abad en 2009, alors qu'elle était vice-présidente des Jeunes démocrates à Paris. En janvier 2011, elle l'aurait retrouvé un soir à Paris et ils auraient eu une relation sexuelle d'abord consentie puis contrainte, empreinte "d'irrespect, d'injonction et d'insistance".

Elle raconte s'être rendue dans un commissariat pour témoigner, puis avoir déposé plainte en 2017.

 

Le parquet de Paris a confirmé "qu'une première plainte déposée pour des faits de viol a été classée sans suite le 6 avril 2012", et qu'une "deuxième plainte déposée par la même plaignante pour les mêmes faits a été classée sans suite le 5 décembre 2017, après une enquête préliminaire, faute d'infraction suffisamment caractérisée".

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