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A Monaco, les salariés de Robertshaw descendent dans la rue

Mis à jour le 30/01/2015 à 08:08 Publié le 30/01/2015 à 07:54
Un cortège de salariés de Robertshaw (ex-Invensys) défilait hier, entre 13 et 15 heures, à Fontvieille, pour dénoncer le plan de licenciements qui va toucher quelque 84 personnes.

Un cortège de salariés de Robertshaw (ex-Invensys) défilait hier, entre 13 et 15 heures, à Fontvieille, pour dénoncer le plan de licenciements qui va toucher quelque 84 personnes. Michael Alesi

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A Monaco, les salariés de Robertshaw descendent dans la rue

Ils étaient une cinquantaine à défiler ce jeudi, en début d’après-midi, à Fontvieille pour dénoncer le plan de licenciement dont ils vont faire l’objet dans le courant de l’année

Ils étaient une cinquantaine à défiler ce jeudi, en début d’après-midi, à Fontvieille pour dénoncer le plan de licenciement dont ils vont faire l’objet dans le courant de l’année

Des sifflets, des banderoles et surtout beaucoup de tristesse. C'était à Fontvieille, hier midi, avec les 84 futurs licenciés de Robertshaw. Un tableau qui s'ajoute à la série noire des Mécaplast, Monachem, Borgwarner, Théramex, Single Buoy Moorings,...

« La rue du Gabian, c'est le couloir de la mort », scandait Marie-France Marzoughi, représentante du personnel aux côtés de ses collègues. Les salariés de Robertshaw (ex-Invensys), société qui produit des composants électroménagers, ont appris le 14 janvier le sort qui leur sera réservé d'ici fin 2015.

>>RELIRE.

« On se sent trahi »

« En décembre dernier, on remontait la pente. Des intérimaires ont été recrutés. La production augmentait ; le chiffre d'affaires suivait. C'est l'Union des Syndicats de Monaco qui m'a appris les projets de délocalisation de la direction le 22 décembre. J'ai interrogé mes collègues de cette future annonce de plan social. Les délégués sont allés voir le directeur de l'usine qui a nié en bloc. Et soudain, tout juste après les fêtes, on nous annonce la fermeture du site monégasque. On se sent trahi car ils nous ont menti. Il n'y a plus de confiance. »

Quel avenir aujourd'hui pour les 84 salariés du site de production Robertshaw ? Suivre la société de production en République Tchèque à Sternberk ?

Avec une moyenne d'âge de plus de 50 ans, des enfants déjà grands mais encore à charge, et souvent un seul salaire pour nourrir la famille, les perspectives sont sombres.

« Les conditions de départ sont dérisoires, explique Marie-France.On nous propose les indemnités légales et quelques centaines d'euros en plus par an. Nous, nous demandons une somme décente pour pouvoir tenir. Chez Borgwarner, les salariés ont eu bien plus que ce qu'on nous propose. »

Un avocat et des négociations

La plupart des salariés travaillent depuis dix, voire vingt ans dans la même entreprise.

« Nous n'avons jamais fait grève, explique Hubert, 57 ans, technicien.Nous avons accepté les départs en préretraites, le travail le week-end, tout ! Tout pour garder le site de Monaco et conserver nos emplois. Les dirigeants de l'entreprise nous disaient " il faut sauver Monaco ". Aujourd'hui, on est abasourdi. On délocalise un produit pour une main-d'œuvre moins chère alors que la production à Monaco fait des bénéfices. Ici, le site est très automatisé. Ils vont gagner sur la main-d'œuvre ? Mais la main-d'œuvre ne représente que 10 % des frais fixes ! »

>>RELIRE. A Monaco, les plans sociaux existent aussi

Alors pas question de baisser les bras, de se laisser abattre. Les salariés ont pris un avocat pour se défendre.

Ils rencontreront la direction mi-février pour entamer des négociations.

 


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