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A Monaco, "Le statut unique des Jeux est un plan social déguisé"

Mis à jour le 08/04/2015 à 08:32 Publié le 08/04/2015 à 08:27
Effectif depuis le 1er avril, le statut unique des Jeux semble faire l'unanimité, à commencer par les salariés qui se sont exprimés favorablement pour ce changement. Des voix dissonent pourtant...

Effectif depuis le 1er avril, le statut unique des Jeux semble faire l'unanimité, à commencer par les salariés qui se sont exprimés favorablement pour ce changement. Des voix dissonent pourtant... archive

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A Monaco, "Le statut unique des Jeux est un plan social déguisé"

Eric Elena, conseiller national du groupe Renaissance, s’oppose à la satisfaction exprimée, jusque-là très unanime, sur le vote du statut unique des Jeux. Il explique

Eric Elena, conseiller national du groupe Renaissance, s’oppose à la satisfaction exprimée, jusque-là très unanime, sur le vote du statut unique des Jeux. Il explique

Le statut unique des Jeux n'est-il pas une avancée sociale ?

C'est surtout un plan social déguisé ! Un départ sur deux seulement, sera remplacé pour passer des 420 postes actuels à 340, à terme. Le nombre de cadres va diminuer également. Mais on ne sait pas de quelle manière et dans quelle mesure. On sait toutefois que les deux prochains départs de cadres au Casino de Monte-Carlo laisseront leur poste vacant. Si Renaissance s'est toujours opposé à ce statut unique c'est parce que la réduction des postes est inacceptable.

Peut-être êtes-vous actuellement trop nombreux…

Oui, aujourd'hui, nous sommes trop nombreux. Il faut se rappeler que nous avions un casino de plus il y a trois ans : le Sporting d'été. La dernière année d'exploitation, nous avons fait de très bons chiffres. Il nous a été expliqué qu'il fallait réduire les coûts. Ce que je dis, c'est que la SBM ne veut pas développer le secteur des jeux.

>>RELIRE.

Laurent Nouvion et les membres de la majorité se sont pourtant réjouis de la mise en place de ce statut unique...

Dans la majorité, je ne crois pas vraiment que tout le monde soit si enthousiaste. Il faut comprendre que ce fut donnant-donnant. Le statut unique imposait la réduction des effectifs. Ce sont donc des places que l'on enlève pour les futures générations. C'est incompréhensible que le président du Conseil national puisse se réjouir de cette situation. Renaissance, qui a toujours défendu l'emploi des Monégasques, est impatient d'entendre les élus de la coalition majoritaire hétéroclite qui se déclarent « satisfaits » au moment où ils s'exprimeront pour la campagne électorale 2018.

Mais les salariés ne se sont pas exprimés à contre cœur. Rappelons que le vote était à bulletin secret...

Il est vrai qu'aujourd'hui, dans l'accord signé, tout le monde y gagne : les salariés (certains employés des jeux américains gagnent 1 000 à 2000 euros de plus avec cette mesure) et la SBM, puisqu'elle réduit le nombre d'emplois.

Vous regrettez également la mise en place de la « Carte players » qui donne des points aux joueurs en fonction de leurs mises et du temps passé au casino.

Absolument ! C'est un accident industriel. La « Carte players » a coûté fort cher et nous n'avons que des problèmes depuis deux ans avec ce système.

Pourquoi ?

La relation des joueurs avec les employés et cadres de jeux est dépersonnalisée et c'est un désengagement du management de proximité. En théorie, ça fonctionne. Dans la pratique, absolument pas ! Nous connaissons tous les clients. Il faut garder l'humain. On est là pour servir les joueurs le mieux possible et les clients ne comprennent pas le fonctionnement de cette carte.

Comment voyez-vous l'avenir de la SBM ?

Renaissance est inquiet car la SBM s'oriente clairement vers l'immobilier. La mise en place du statut unique, avec la réduction indéniable des emplois pour les générations futures, couplée à une stratégie marketing hasardeuse et ruineuse, met en péril la situation sociale et financière de l'entreprise. Aussi, l'espoir de la direction que le statut unique s'accompagne d'un « climat social apaisé » risque fort de devenir une illusion.


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