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3 000 € d'amende pour avoir scié une chaîne de police

Mis à jour le 16/03/2018 à 05:19 Publié le 16/03/2018 à 05:19
Le prévenu roquebrunois, qui avait déjà eu trois PV, a fait croire qu'il avait vendu sa moto pour tenter de se tirer d'affaire.

Le prévenu roquebrunois, qui avait déjà eu trois PV, a fait croire qu'il avait vendu sa moto pour tenter de se tirer d'affaire. archives E.D.

3 000 € d'amende pour avoir scié une chaîne de police

Comment a-t-il pu scier la chaîne de police qui immobilisait son scooter en infraction sur un trottoir de l'avenue Hector-Otto ?

Comment a-t-il pu scier la chaîne de police qui immobilisait son scooter en infraction sur un trottoir de l'avenue Hector-Otto ? Disqueuse ? Méga pince coupante ? Coupe-boulons ? À l'audience, matériel et mode d'emploi n'ont pas été dévoilés. Mais le tribunal correctionnel a déclaré ce gérant de société, âgée de 38 ans, coupable de dégradations volontaires et d'usage d'un faux document de vente. Il a été condamné à une peine de 3 000 € d'amende.

Le deux-roues enchaîné après deux PV

Les faits remontent au 12 septembre dernier. Vers 9 h, un agent remarque une moto stationnée hors emplacement sur la voie frontière avec Beausoleil. Il dépose un carton jaune à 37,50 €. Le lendemain, le scooter est toujours au même endroit. Le fonctionnaire, soucieux de la réglementation, place une seconde prune sur le pare-brise. Le surlendemain, l'engin n'a pas bougé d'un pouce et les contraventions sont réduites en confettis sur le sol. Outre un troisième PV, le policier immobilise le deux-roues avec une chaîne.

Surprise : le quatrième jour, la moto a disparu. Quand le Roquebrunois est convoqué à la Sûreté publique, il produit un document pour assurer que la moto avait été vendue pour se blanchir de toute responsabilité. Mais on ne berne pas aussi facilement les flics monégasques… D'où sa comparution à l'audience de mardi pour avoir causé un préjudice à l'État et à la direction de la Sûreté publique.

« Je me suis enfermé dans le mensonge »

À la barre, le prévenu reconnaît les faits. Mais sous la pression du président Jérôme Fougeras-Lavergnolle pour expliquer son geste, il réfute toute provocation. « J'ai mis mon scooter sur le trottoir pour ne pas gêner, car l'emplacement réservé aux deux-roues était saturé. » Avec le faux acte de vente, le magistrat note que le trentenaire a poussé un peu loin l'exagération. « Oui, reconnaît-il. Je me suis enfermé dans le mensonge. J'ai honte. J'ai sorti l'acte de cession quand la police m'a appelé pour me fait part du problème. »

Le premier substitut Olivier Zamphiroff, dans ses réquisitions, présentera un homme qui veut se défausser. « Il évoque un état de stress afin de plaider, a posteriori, l'extrême bienveillance du tribunal. Il scie la chaîne pour porter secours à son amie à Limone, menacée par son ancien compagnon. Soyons sérieux ! Ce millefeuille d'attestations ne doit pas vous éloigner de la réalité. Alors, je propose de sortir le portefeuille avec une amende de 4 000 €. »

Aucune intention du genre ni un montage pour la défense. « Mon client n'est pas parfait, admet Me Hervé Campana. Comment arrive-t-il a commettre de tels faits ? Il a traversé une période difficile. Suite aux menaces, insultes et autres manœuvres d'intimidation, cet homme ne dort plus. Évidemment, quand sa compagne, apeurée, l'appelle, il commet l'erreur et il se justifie à la police en présentant un faux. Sanctionnez-le. Mais tenez compte des circonstances. Car plus la sanction sera sévère, moins il pourra travailler en Principauté. »

Le tribunal ramènera les réquisitions du ministère public à 3 000 €.


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