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234 montres en or « perdues » entre Monaco et Dubaï !

Mis à jour le 01/06/2013 à 11:55 Publié le 31/05/2013 à 07:02
Après six ans de procédures, les montres n'ont toujours pas été restituées.

Après six ans de procédures, les montres n'ont toujours pas été restituées. illustration E.D.

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234 montres en or « perdues » entre Monaco et Dubaï !

La société Popley qui souhaitait vendre des montres de luxe du joaillier Reposi à Dubaï, à l'occasion d'un salon mondial de l'horlogerie en 2004, est poursuivie pour abus de confiance. Popley n'a à ce jour ni payé la marchandise, ni restitué le lot des 234 montres en or à son fournisseur.

La société Popley qui souhaitait vendre des montres de luxe du joaillier Reposi à Dubaï, à l'occasion d'un salon mondial de l'horlogerie en 2004, est poursuivie pour abus de confiance. Popley n'a à ce jour ni payé la marchandise, ni restitué le lot des 234 montres en or à son fournisseur.

Est-ce une sorte de course contre la montre engagée par le tribunal correctionnel* de la Principauté pour faire éclater la vérité ? Car il faudra bien savoir un jour où est passé le lot de 234 montres en or cédé par le bijoutier Repossi à la société Popley. D'autant que la somme était estimée à quelque 500.000 € en 2004. Soit quasiment le double actuellement.

L'affaire est ancienne et complexe. Elle remonte à la fin 2004. L'incontournable acteur de la haute joaillerie, qui a pignon sur rue à Monte-Carlo, livre à Dubaï son stock de montres. Elles sont confiées au réseau Popley, spécialisé dans la bijouterie, afin d'être vendues à l'occasion d'un salon mondial de l'horlogerie de luxe dans ce pays du Golfe. Mais cette société, malgré les nombreuses promesses, ne paiera jamais la marchandise et ne la restituera pas pour autant...

Après plusieurs demandes, en août 2005 la maison Repossi dénonce le contrat et dépose plainte pour abus de confiance, recel et escroquerie. Mais Popley ne répondra pas aux convocations du juge d'instruction. Le dossier fera alors des allers-retours entre le tribunal correctionnel et la cour d'appel. Jusqu'à l'audience de mardi où les juges ont estimé que les poursuites engagées étaient irrégulières. A la date des faits, en effet, la responsabilité pénale des sociétés n'était pas prévue par le Code monégasque, c'est-à-dire avant l'année 2008. A l'époque, M. Popley aurait dû être poursuivi en tant que personne physique.

Pour Me Richard Mullot, avocat de la partie civile, « mon client a subi des préjudices directs et n'a pu obtenir, après six année de procédure, une condamnation de la société Popley ou du responsable des faits. » Mais pour la défense « il n'y a pas d'intentions frauduleuses, ni d'infractions pénales. Les montres ne se sont pas vendues à Dubaï. Il n'y a pas de recel et mon client veut récupérer son dépôt de garantie. »

Affaire à suivre ? La justice pourrait poursuivre le représentant légal de la société Popley. Une façon de remettre les pendules à l'heure !

*M. Cyril Bousseron, président ; Mlle Alexia Brianti, procureur ; Mmes Sophie Leonardi-Fleurichamp et Aline Brousse, assesseurs.


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