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1 000 € d'amende pour se balader en Principauté avec un taser

Mis à jour le 29/01/2018 à 05:21 Publié le 29/01/2018 à 05:21
Le jeune homme, originaire de Marseille, voulait se protéger d'éventuelles mauvaises rencontres. 		(Archive photo Michaël Alesi)
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

1 000 € d'amende pour se balader en Principauté avec un taser

Peut-on circuler avec une arme d'autodéfense en Principauté ?

Peut-on circuler avec une arme d'autodéfense en Principauté ? S'il est possible d'acquérir et de détenir certains matériels offensifs librement, les porter sur soi ou les transporter n'est pas autorisé sans motif légitime. Mais quelques individus n'observent pas la législation en vigueur. Comme ce Marseillais de vingt-deux ans, détenteur d'un taser, ce pistolet à impulsion électrique, dont la qualification de « non létal » est de plus en plus controversée.

Actuellement incarcéré au centre pénitentiaire de Luynes (maison d'arrêt d'Aix-en-Provence) jusqu'en avril prochain pour infraction sur les stupéfiants, le jeune homme, représenté par son conseil, n'a pu comparaître à l'audience.

« Pour se protéger d'éventuelles mauvaises rencontres »

Retour à cette fin d'après-midi du 17 septembre dernier où quatre personnes circulent dans un véhicule de location sur la voirie monégasque. Ils sont vite astreints à un contrôle de sécurité inopiné. Au cours des vérifications d'usages, les policiers découvrent qu'un des passagers détient un taser dans sa poche.

Conduit à la Sûreté publique, l'intéressé avoue, au cours de sa garde à vue, qu'il n'avait pas conscience de détenir une arme prohibée. C'était juste pour se protéger d'éventuelles mauvaises rencontres…

« On comprend son appréhension, souligne le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, quand on connaît les fréquentations douteuses de ce personnage. Toutefois, cela ne justifie pas son comportement en affirmant simplement ne pas connaître la loi. C'est une arme de catégorie C, interdite à Monaco. Le prévenu a déjà été condamné deux fois pour des affaires de stupéfiants. »

De son côté, le premier substitut Olivier Zamphiroff ressent « l'inquiétude de la violence que peuvent craindre certains habitants de la cité phocéenne. En consultant son passé judiciaire, on voit ce personnage sans scrupule condamné pour des violences… »

Le représentant du parquet général, dans ses réquisitions fait part de ses doutes, inquiétudes, concernant la possession d'une telle arme. « Une arme dangereuse, surtout dans les mains d'un individu qui semble ignorer les lois ! Vous entrerez en voie de condamnation avec une amende à hauteur de 1 500 euros. » La défense, par la voix (douce) de Me Stéphanie Spiteri, du Barreau de Marseille, va plaider le parcours d'un jeune homme à la fragilité psychologique et déjà confronté aux épreuves judiciaires.

« Mon client, rappelle l'avocate, n'a jamais eu d'ennuis jusqu'à l'âge de vingt ans. Mais dès l'accession de sa mère à la présidence du département des Bouches-du-Rhône, il a dérapé au cours d'une crise d'adolescence tardive. Il était venu dans la région pour profiter de l'attrait de la Principauté. Aujourd'hui, il suit une formation pour devenir agent immobilier. Je peux vous assurer qu'il va se ressaisir, car il n'est pas voué à connaître d'autres juridictions pénales. Quant à la peine réclamée par le ministère public, elle est extrêmement juste et mesurée. »

Après en avoir délibéré, le tribunal reverra à la baisse le montant de l'amende avec une somme de 1 000 euros et la confiscation de l'arme.

Offre numérique MM+

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