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VIDÉO. Les chemins de l’école #4. "Oui, il y aura bisou… L’amour est plus fort que le Covid-19"

Mis à jour le 03/06/2020 à 16:44 Publié le 03/06/2020 à 16:44
Posés dans le jardin Alexandre 1er à Toulon, Alexandre, Luna et Emeline ont hâte de « pouvoir rencontrer du monde comme avant »

Posés dans le jardin Alexandre 1er à Toulon, Alexandre, Luna et Emeline ont hâte de « pouvoir rencontrer du monde comme avant » G. A.

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VIDÉO. Les chemins de l’école #4. "Oui, il y aura bisou… L’amour est plus fort que le Covid-19"

Les chemins de l’école #4. Quatrième volet de notre série consacrée au retour en classe après le confinement. Aujourd’hui, on a demandé aux jeunes comment ils vivaient "l’amour au temps du coronavirus"...

C’est un vrai beau petit couple. Souriant, complice, visiblement heureux de profiter d’un après-midi ensoleillé sur les plages du Mourillon. Yanis (20 ans) a commandé des churros, Fanny (19 ans), une gaufre au chocolat. Lui est étudiant en commerce, elle menuisière. "Avant le coronavirus, on ne se voyait que le week-end", donc Fanny a emménagé chez Yanis, à Barjols. Ils ne regrettent pas. "Le confinement a été plus agréable à deux."

Ça fait trois ans et demi qu’ils sont ensemble et éprouvent de la compassion pour les célibataires de leur génération: "Pour les rencontres, à cause des gestes barrières, il faut désobéir, enfreindre la loi", schématise Fanny. 

Le confinement a été une sale épreuve pour beaucoup. Sportifs, passionnés du grand air, restaurateurs, hyperactifs claustrophobes, véliplanchistes, et célibataires donc… la liste est longue. 

"ÇA VA REPARTIR"

Les jeunes amoureux qui vivent encore chez papa et/ou maman en ont bien bavé, eux aussi. Un âge où la passion est forte et intense. Orianne et Jordan, 16 ans tous les deux, n’ont pas "co-confiné". Lui est parti "à la campagne vers Toulouse", elle est restée à Toulon. Ils se sont "beaucoup appelé, "en visio". Mais "c’était long quand même".

Alors les "retrouvailles" n’en ont été que plus belles. Plus mémorables. "C’était le 12 mai", clame Orianne, comme si elle parlait de la Fête nationale.

Fanny a emménagé chez Yanis, à Barjols, juste avant le confinement.
Fanny a emménagé chez Yanis, à Barjols, juste avant le confinement. G. A.

Assis à côté du couple, Nicolas a trouvé le "temps encore plus long". "C’est compliqué quand on est célibataire", grimace-t-il. Il espère qu’avec la phase 2 du déconfinement, "ça va repartir".

Il a bien une "cible" en tête et ce n’est pas un petit virus de pangolin qui l’empêchera de mettre un terme à son célibat. "Les gestes barrières, annonce le champion du 110 m haies, on passera au-dessus." 

"Ça me saoule un peu d'être célibataire"

Pour beaucoup, ces deux interminables mois de confinement ont été un véritable calvaire sur le plan affectif. Assis dans l’herbe du jardin Alexandre Ier, à l’autre bout de la ville, en compagnie de ses amies Luna et Émeline, Alexandre (15 ans) le dit sans détour : "Pour moi, c’était le néant." "J’aimerais bien avoir quelqu’un avec moi, rougit-il. Ça me saoule un peu d’être célibataire."

Or, "l’interdiction des regroupements et la fin des soirées ont beaucoup compliqué les choses". "Et puis les gens sortent moins, remarque Luna. Je connais des amis qui étaient encore confinés la semaine dernière." Ce qui ne signifie pas pour autant que les jeunes cessent de communiquer.

"Aujourd'hui, notre génération utilise beaucoup les réseaux sociaux (Instagram, Yubo...) pour rencontrer du monde. La plupart des jeunes fonctionnent comme ça. Ils font connaissance, parfois ils sortent ensemble, ou restent juste amis."

Maintenant que la vie reprend un cours social à peu près normal, les célibataires comme Alexandre n’entendent pas perdre de temps. Quitte à prendre quelques largeurs avec les règles de distanciation sociale. "Si je rencontre quelqu’un et que la personne ne tient pas à respecter les gestes barrières, alors on y va. On y saute même", se marre l’ado. Avant de préciser au passage :

"D’abord, on parlera. Je ne lui sauterai pas dessus comme ça. Évidemment. Et après, la logique, oui, c’est qu’il y’aura bisous..."

Reste plus qu’à trouver l’âme soeur qui soit dans le même état d’esprit. Plein de fougue et d’envie. "Certaines copines à moi qui n’ont pas de copain sont très sensibles sur ces questions, observe Luna. Elles ne sont pas trop tactiles par peur d’attraper des maladies." Émeline ne dit pas l’inverse: "Faut tout le temps penser aux bactéries", souffle-t-elle. Si bien qu’à force, elle "commence à devenir un peu parano".

"On se pose des questions"

Difficile dans ce contexte de papillonner sereinement. "C’est sûr que ça n’aide pas pour les rencontres, analyse Luna. Parce qu’on se pose des questions. Il faut porter le masque, ou pas, se laver les mains à telle ou telle heure. Même si certains s’en foutent royalement des gestes barrières. En fait, ça dépend de chacun."

Alors autant s’en remettre au destin et laisser opérer la magie de l’Amour. "Faire des plans, ça n’a jamais trop marché", témoigne Alexandre, en connaissance de cause. "De toute façon, coupe Luna, ça ne se prévoit pas ces choses-là, ça arrive comme ça…".

"Et puis l’amour, conclut Émeline, en riant, est plus fort que le virus."

Les chemins de l'école #3 solutions - l'amour au temps du coronavirus
Les chemins de l'école #3 solutions - l'amour au temps du coronavirus G. A.

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