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Vélos électriques, navettes autonomes, applications... Comment Monaco compte réduire le trafic de véhicules de 20% d'ici 2030

Mis à jour le 03/10/2019 à 12:12 Publié le 03/10/2019 à 12:00
Avec l’appui de Frédéric Genta, Marie-Pierre Gramaglia a tenu à présenter le projet « smart mobility » « auquel le gouvernement attache une attention toute particulière ».

Avec l’appui de Frédéric Genta, Marie-Pierre Gramaglia a tenu à présenter le projet « smart mobility » « auquel le gouvernement attache une attention toute particulière ». Photos Cyril Dodergny

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Vélos électriques, navettes autonomes, applications... Comment Monaco compte réduire le trafic de véhicules de 20% d'ici 2030

Pour fluidifier et faciliter la circulation, le gouvernement a rappelé ce mercredi l’ensemble des mesures mises en place et en projet. Avec un outil unique pour tous: le smartphone.

Le nombre de salariés augmente d’année en année et avec lui, proportionnellement, le nombre de véhicules entrant et sortant en Principauté. Mais Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement-ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme se dit prête à mettre tout en œuvre pour modifier l’équation.

Avec tous les services de l’État et notamment en lien avec Frédéric Genta, délégué interministériel chargé de la transition numérique, elle affirme que "l’ambition du gouvernement est de réduire le trafic des véhicules légers de 20% à l’horizon 2030 et ainsi revenir à un trafic équivalent à celui du début des années 90."

Objectif: supprimer 23.000 voitures

En d’autres termes, cela reviendrait à supprimer pas moins de 23.000 voitures, soit 13.000 véhicules de "pendulaires" et 10.000 "intra muros". "On sait qu’il y a des problèmes. C’est pour nous un sujet majeur."

Si les années sont passées sans pouvoir venir à bout des bouchons, le gouvernement veut croire à l’outil numérique. Ceci en plus du renforcement ferroviaire (mesure déjà prise dans le passé : on se rappelle que la principauté avait acheté cinq rames de TER pour 50 millions d’euros, dont la première rame fut mise en service le 19 septembre 2008), de la construction de parkings relais au Jardin exotique et à Saint-Roman, de la création d’un TCSP (Transport Collectif en Site Propre) et d’une télécabine entre le Jardin exotique à Fontvieille…

La "smart mobility"

L’outil numérique s’articule autour d’un mot récurrent : "smart". Et pour évoquer le problème des transports, on parle maintenant de "smart mobility". Marie-Pierre Gramaglia donne une liste des solutions trouvées : "le nouveau service de vélos à assistance électrique, les abris-voyageurs connectés, l’application Citymapper, la navette autonome, le service auto partage Mobee…" Il s’agit aussi d’optimiser cette idée de "toute la mobilité dans ma poche en temps réel" avec pour ambition de faciliter les déplacements de chacun dans Monaco.

Frédéric Genta est enthousiaste : "Avec le smartphone, nous avons accès à l’ensemble de la population pour informer et aider en temps réel." Les applications "Citymapper" (déjà mise en place dans de nombreuses grandes villes françaises) et "Waze" apparaissent comme des solutions efficaces pour optimiser les flux. Pour le délégué interministériel, ce sont "les meilleures solutions du monde et les plus adaptées à nos spécificités. Le numérique permet d’amplifier l’action de Monaco au-delà des frontières. Je vois trois bénéfices : une mobilité guidée, facilitée et plus agréable."

À quand les packages "smartphone/stage de formation" pour les illettrés du numérique (l’"illectronisme" toucherait 23% des Français selon un sondage publié par l’Institut CSA en juin 2018…)?

Vers des services "plus efficaces et plus agréables"

Comment limiter l’utilisation de la voiture ?  Pour Cyril Gomez, directeur général et coordinateur de la smart city au Département de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme, la première exigence c’est de "rendre les services de mobilité douce plus efficaces et plus agréables."

Mobee : moins cher et plus facile.
Mobee : moins cher et plus facile. Photo Cyril Dodergny

Le gouvernement vise à ce que "lorsque l’usage de la voiture ne peut être évité, il faut faire en sorte qu’il soit le moins pénalisant pour le cadre de vie."

Pour parvenir à cette révolution lente, rien ne vaut l’expérience pour le gouvernement. Et Cyril Gomez de citer quatre services qui ont su évoluer année après année.

Avec Monabike depuis juillet dernier, c’est aujourd’hui 290 vélos en libre-service au lieu de 103 auparavant, 32 stations au lieu de 17 et des facilités d’abonnements avec une application dédiée sur smartphone.

Et d’ici la fin de l’année, Beausoleil devrait disposer de trois stations dans des parkings. Des pourparlers sont également en cours dans les autres communes limitrophes, y compris avec La Turbie et Menton…

Mobee, service d’auto-partage lancé en 2014, est un autre exemple qui montre l’adaptation de l’offre. Et déjà un prix d’appel : l’opération "une heure payée, une heure offerte" proposée le mois dernier sera prolongée jusqu’en décembre. "Le service se heurte à ses propres limites et nous travaillons à l’améliorer à brève échéance."

Toutes les Twizy vont être changées en début d’année prochaine. Au cours de l’année 2020, "la flotte sera complétée avec une vingtaine de véhicules à quatre portes, pour permettre une diversification des usages".

Pratique effectivement quand il pleut ou quand on veut se déplacer à plusieurs. Cyril Gomez promet également de faciliter l’aspect administratif "en changeant de plateforme de gestion pour un accès plus rapide avec un enregistrement en moins de cinq minutes et une utilisation immédiate."

Enfin, en 2020, grâce à la lecture automatique des plaques, tous les parkings publics seront accessibles, soit une trentaine au lieu de quinze actuellement.

"La gratuité du bus ne marchera pas"

Marie-Pierre Gramaglia n’en démord pas : "la gratuité des bus, c’est une fausse bonne idée!" Une position qui l’oppose catégoriquement aux élus du Conseil national qui ne ratent pas une occasion pour solliciter le gouvernement.

Les bus gratuits : un souhait du Conseil national auquel s’oppose le gouvernement.
Les bus gratuits : un souhait du Conseil national auquel s’oppose le gouvernement. Photo J.-F.O.

"On perdrait cinq millions par an qui peuvent être utilisés pour développer d’autres projets. Ce n’est pas une question d’argent ici. D’ailleurs, nombreux sont ceux qui ne paient pas le bus : les scolaires et les seniors notamment. La gratuité, ça ne marchera pas à Monaco."

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