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Un soldat roquebrunois de 14-18 fait citoyen d'honneur à titre posthume

Mis à jour le 18/07/2018 à 05:14 Publié le 18/07/2018 à 05:14
Lors d'une cérémonie en juin, la 27e brigade d'infanterie de montagne à Gap a donné à la promotion nationale des engagés volontaires des chasseurs alpins 2018 le nom de François Ratto.	(DR)

Un soldat roquebrunois de 14-18 fait citoyen d'honneur à titre posthume

Roquebrune-cap-Martin En conseil municipal, les élus de Roquebrune ont décerné ce titre honorifique à François Ratto, mort pour la France en 1914 sur le champ de bataille. Voici son histoire...

François Ratto. Le nom est connu, ici, à Roquebrune-Cap-Martin. Le prénom, peut-être, un peu moins. Pourtant, ce défunt personnage a une rue à son nom au cœur du quartier de Carnolès et le square du 8-Mai lui dédie un endroit commémoratif. Lundi, en conseil municipal, les élus lui ont même décerné le titre de citoyen d'honneur de la commune à titre posthume. Qui est-il vraiment ? Qu'a-t-il accompli pour autant d'honneurs ?

François Marius Ratto naît le 17 avril 1898 à Roquebrune-Cap-Martin. Le garçon est vif, déluré, un brin turbulent. Dans sa demeure du quartier de Carnolès, le fils d'honnêtes travailleurs semble fasciné par les chasseurs du 27e bataillon de chasseurs alpins (BCP). Des journées entières, il les observent. Les scrutent.

Engagé volontaire... avant l'âge légal de mobilisation

Au moment de la mobilisation pour la Première Guerre mondiale, en 1914, le régiment est en manœuvres dans l'arrière-pays. La déclaration de guerre le pousse à revenir à la va-vite dans ses casernes de Sospel, Breil-sur-Roya et Menton. Les hommes embarquent le 10 août pour le front de Lorraine. C'est là que, filou et sans doute inconscient, François Ratto grimpe clandestinement dans les wagons. A l'insu de sa famille. A l'insu même des militaires, dont l'âge légal de mobilisation était de 21 ans. Découvert à... Nancy, il parvient à convaincre les officiers de l'intégrer pour se battre pour la patrie. Le voilà engagé volontaire à la 2e compagnie, malgré son très jeune âge de 16 ans.

Guère effrayé, voire méprisant le danger d'une guerre sans merci, le jeune adolescent se propose volontaire pour toutes les missions. A la fois docile et courageux, il participe aux coups de force dans lesquels combat son bataillon.

La situation devenant critique dans l'Est de la France, le 27e BCP et d'autres bataillons de chasseurs sont appelés à combattre dans le Nord de la Belgique aux côtés des troupes locales qui y ont fait un point de retraite. Point du front où les Allemands se sont particulièrement mobilisés à remporter leur course en mer. L'inévitable arrive. Le 23 novembre 1914, soit un peu plus de trois mois après s'être caché dans le train pour combattre, François Ratto est grièvement blessé par un éclat d'obus. Avant d'être évacué en urgence absolue vers un poste de secours. Dès le lendemain, le mineur roquebrunois s'éteint des suites de ses blessures. Il est inhumé dans le carré militaire de Furnes, en Belgique, et sera l'un des plus jeunes médaillés de France. « Il s'est éteint sans souffrance, écrira le capitaine Fournier à sa mère. Je vous fais parvenir les seuls objets dont il était porteur, son porte-monnaie et sa pipe ».

En juin dernier, la commune de Roquebrune a participé à la manifestation organisée par la 27e brigade d'infanterie de montagne à Gap, durant laquelle le nom de François Ratto a été donné à la promotion nationale des engagés volontaires des chasseurs alpins de l'année 2018.

Nouveau remerciement symbolique pour un brave jeune homme mort pour défendre sa patrie.


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