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Un société de Monaco a la solution pour lutter contre la cybercriminalité et elle l'applique au yachting

Mis à jour le 29/09/2017 à 08:53 Publié le 29/09/2017 à 08:35
À l’occasion du 1er Yachting Security Forum, la société Aturys a dévoilé une appli, développée avec l’aide de Thalès, permettant de crypter tous types de communication privée ou professionnelle.

À l’occasion du 1er Yachting Security Forum, la société Aturys a dévoilé une appli, développée avec l’aide de Thalès, permettant de crypter tous types de communication privée ou professionnelle. Photo Jean-François-Ottonello

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Un société de Monaco a la solution pour lutter contre la cybercriminalité et elle l'applique au yachting

"En 2015, 386 cas de piraterie maritime étaient officiellement enregistrés." C’est sur ce postulat méconnu que s’est ouvert le 1er Yachting Security Forum, mercredi au Yacht-club de Monaco. Des menaces physiques, parfois accompagnées de demandes de rançons, ou escroqueries qui pourraient être évitées grâce à une meilleure sécurité des communications.

Plus d’un vol ou kidnapping recensés par jour sur les yachts et mégayachts.

Garantir la confidentialité de négociations géopolitiques ou économiques, comme protéger la vie privée de personnalités influentes, c’est le credo de la société monégasque Aturys Communication Security qui, mercredi, a présenté son application de "cryptage" développée avec Thalès.
"Reprendre le contrôle de sa confidentialité ne peut plus être une option pour les professionnels", estime d’emblée le co-fondateur et président de la société, Alexandre Bayeux. "En plus, c’est simple!"

Bannir l’erreur humaine

L’application, qui a déjà fait ses preuves auprès de cabinets d’avocats ou médicaux pour des raisons évidentes, prétend à investir le milieu du yachtisme. Le but: «Sécuriser de façon la plus fiable possible les communications (e-mails, voix, vidéos…). Fournir aux professionnels exposés et personnes sensibles et fortunées un niveau de sécurité de communications des données, partout et tout le temps, sur les mobiles.

Pourquoi le yachtisme? "C’est un concentré de situations d’exposition de la cybersécurité. Tout ce qui se passe sur un yacht se passe aussi sur terre, sauf que pour le yacht, on devine un gros enjeu dès qu’on voit sa taille", justifie Alexandre Bayeux.

"Si vous voulez demain toucher Bill Gates ou n’importe qui, vous passez par son avocat, médecin, gestionnaire de fortunes… et vous aurez toutes les informations."
Un constat implacable opposé à un sujet, sinon tabou, encore ignoré des proches et équipages.

D’où la volonté d’Aturys de cibler les capitaines et le family office, personnels les plus exposés aux risques.

"Malgré la fiabilité de plusieurs solutions de sécurité informatique, il semble utile de rappeler le rôle central joué par l’erreur humaine dans la propagation d’un virus informatique. La perte de données implique de lourdes répercussions tant sur le plan commercial que juridique pour votre entreprise", rappelle ainsi Edouard Giannotti, responsable du développement Risques Numériques auprès du cabinet d’assurance Mourenon & Giannotti.

Des négligences trop souvent rencontrées

Parmi ces négligences encore rencontrées: l’absence de code pour se connecter au wifi d’un yacht. "Les premières failles sont les plus simples", insiste Alexandre Bayeux qui incite à proscrire tout simplement les réseaux sociaux au sein des équipages.

Le plus d’Aturys? "Un niveau de sécurité militaire", grâce au partenariat avec Thalès. "Un militaire européen, qui a une responsabilité mondiale et donc pas d’implications géopolitiques particulièrement fortes." Une caution technique et morale mais aussi un savoir-faire humain qui, dans un cas extrême, permet d’identifier les tentatives d’intrusion d’un espion, potentiellement accrédité secret défense.

Solution "clés en main"

À une époque où tout un chacun a développé une phobie de la récupération d’infos et la création –voire ventes– de bases de données, Aturys plaide une totale neutralité. "Thalès a accès aux machines et aux serveurs mais ne sait pas qui est le client derrière. Aturys connaît le client et ses enjeux mais n’a pas accès aux infrastructures et technologies de déchiffrement. On a mis une muraille de Chine entre les deux et des clauses de confidentialité hyper fortes."

Quant à l’investissement, il paraît bien minime par rapport aux risques et au profil fortuné des clients. «"Comptez entre 400 et 700 euros par personne et par mois pour un équipage d’une vingtaine de personnes", chiffre Alexandre Bayeux, ingénieur de formation ayant évolué pendant quinze ans dans le milieu bancaire sur des "sujets sensibles".

Une expérience source d’une conviction: "Il faut rendre l’application facile d’accès. C’est une solution clés en main sans contraintes pour les utilisateurs (...). Nos clients ne veulent surtout pas entendre un mot d’informatique."
En l’occurrence, la «"solution" utilise le data existant, donc pas de changement d’opérateur en perspective.

En zone de non-couverture, "on s’occupe de trouver une solution par satellite". Un smartphone avec un bon processeur suffisant au bon fonctionnement de l’appli. Alexandre Bayeux rappelant que les wifi d’aéroport ou public, comme la majorité des clés USB, "ne sont, par définition, pas sûrs".

Autant de sources pour des actions physiques telles que des cambriolages, la prise de contrôle d’une caméra à distance…
En partenariat avec de jeunes et dynamiques startups de MonacTech, Aturys a également développé d’autres solutions de sécurité télécom, comme la détection de malwares ou les phishing. "Nous ne sommes pas sur du service de masse ou une appli qui a une spécialité, pour lesquelles il faut beaucoup d’ingéniosité pour ne pas être dépassé par Google ou Facebook."

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