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Son agression, sa bataille contre la maladie, son procès ... Bernard Tapie, la vie et le combat avant tout

Bernard Tapie était l'invité du JT de TF1, ce lundi 26 avril. L'homme d'affaires est revenu un peu sur son agression mais surtout, sur son combat contre la maladie, à la veille de l'ouverture de son procès, en mai prochain.

Amandine Rebourg Publié le 26/04/2021 à 21:28, mis à jour le 26/04/2021 à 21:59
Bernard Tapie, invité du journal de TF1. TF1

Qui pour douter des capacités de Bernard Tapie à remonter la pente? C'est un peu le sentiment que l'on a, en ayant visionné l'interview de l'homme d'affaires, ce lundi 26 avril, au JT de TF1. 

L'homme d'affaires combat plusieurs fronts entre procès, maladie et agression et rien ne semble le faire vaciller, pas même la très violente agression qu'il a subie en compagnie de sa femme Dominique, dans la nuit du 3 au 4 avril dernier.

Le couple avait été violenté par quatre hommes qui se sont introduits dans leur maison de Seine-et-Marne avant de prendre la fuite avec des bijoux et des montres. 

Ne pas faire de cette agression, "un souvenir"

L'homme d'affaires de 78 ans n'était pas revenu sur ce traumatisme, dans les médias. Et il n'y est guère revenu d'ailleurs. "La seule façon d'arriver à passer au-dessus de cet évènement, c'est surtout de ne pas en faire un souvenir (...) J'aimerais bien qu'on n'en parle pas.", a-t-il dit alors qu'il était interrogé sur le sujet.

 

Il ne souhaitait pas faire revivre cet évènement à sa femme, Dominique, tandis qu'elle regardait l'interview. Il dira seulement qu'il n'avait "rien fait pour mériter ça (...) Dans ce que j'ai vu, il y avait une haine de parler, de dire, de faire. On sentait qu'on était quelqu'un à abattre."

La maladie, c'est "un peu comme à la guerre"

A propos de sa maladie, l'un de ses combats quotidiens, il explique que de nombreuses personnes se trouvent dans son cas et qu'elles affrontent elles aussi la maladie avec courage. "Souvent elles l'ont, mais elles ne le disent pas. Avec ce combat-là, vous conditionnez votre existence et le bien-vivre de ceux qui vous entourent. A l'Assistance Publique (où il est soigné, ndlr), je suis un peu au milieu des autres et c'est un peu comme à la guerre", analyse-t-il.

Selon lui, "il faut que chacun trouve le mobile de son combat", contre cette maladie." "On n'a pas à se vanter de trouver le courage, on a à avoir honte de ne pas l'avoir. Il faut l'avoir, il est à la portée de tout le monde.", assure l'homme d'affaires pour qui "la science va à une vitesse incroyable. Celui aujourd'hui, qui est atteint d'un cancer dit mortel, à court terme, bah, c'est pas sûr". 

Il n'y a pas de surhomme

 

 

 

Sa maladie justement, il l'affronte au quotidien avec son médecin à qui il exige "un discours de vérité". "On est dans une épreuve et il faut reconnaitre qu'il a un drôle de handicap: j'ai l'œsophage, l'estomac, les poumons, les reins, et maintenant le cerveau... il est pas tombé sur un mec facile, mais voilà... on va essayer", lance Bernard Tapie. Il reconnait que cette bataille n'est pas la plus simple. Il confie avoir des moments de déprime et de grande souffrance. "Il n'y a pas de surhomme", selon lui. 

Son cheval de bataille dans la tempête? La vaccination contre la Covid-19. "Je suis en colère, si tu ne te vaccines pas et que tu en crèves, tu l'as choisi. Mais là, tu fais crever les autres. Tant qu'on n'aura pas un nombre de vaccinés qui permettra d'enrayer la pandémie, on fera mourir les autres. Ce n'est pas seulement un combat pour soi, c'est un combat d'équipe. Chaque citoyen est un relais. il faut se faire vacciner", encourage-t-il. 

Le procès, la blessure 

L'espoir, c'est aussi vers une autre bataille qu'il est dirigé. Celui de la justice, avec son procès qui démarrera en mai prochain. "On n'a pas tout dit, en première instance, c'est une épreuve essentielle, après avoir passé la première étape, d'une manière formidable", dit-il. "Il faut que l'on confirme, que les conditions de la relaxe, étaient bonnes", affirme l'homme d'affaires, bien décidé à se rendre à son procès en appel pour "escroquerie" dans l'affaire de l'arbitrage controversé de 2008. Le procès avait été renvoyé cet automne en raison de l'état de son santé et reprendra le 10 mai prochain. 

Alors en attendant ce procès, Bernard Tapie se concentre sur sa famille: "Je suis marié depuis 50 ans avec la même femme, j'ai 4 enfants en bonne santé dont je suis fier parce qu'ils ont tous un talent incroyable, mes petits-enfants... Je veux continuer avec eux."

Et puis à la fin, ce qu'on dira de lui lui importe peu. "L'important c'est ce que l'on va penser, et ça je le sais. Je reçois 10.000 lettres par jour quand ça va bien, et 2 quand ça va mal." Si l'on doutait des capacités de Bernard Tapie d'affronter les éléments et les aléas de la vie, une chose est sûre, c'est que l'homme d'affaires est au combat, comme il l'a toujours été.

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