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VIDEO. Réouverture de la frontière avec l’Italie: les Français heureux de retrouver cappuccino, parmesan et cigarettes

Mis à jour le 04/06/2020 à 20:07 Publié le 03/06/2020 à 19:09
La frontière hier. La police et les militaires italiens contrôlaient les papiers d'identité et les masques.

La frontière hier. La police et les militaires italiens contrôlaient les papiers d'identité et les masques. Flora Zanichelli

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VIDEO. Réouverture de la frontière avec l’Italie: les Français heureux de retrouver cappuccino, parmesan et cigarettes

Ce mercredi 3 juin, l’Italie a rouvert sa frontière. Les Français ont déferlé sur la Riviera italienne. Objectifs : cartouches de cigarettes mais aussi “aria di dolce vita” (un air de dolce vita).

Un défilé continu. Des plaques qui arrivent de la France entière. Du 06 et du 83 en veux-tu en voilà mais aussi du 75 ou du 59. Hier, le poste de frontière du bord de mer à Menton avait un goût de liberté retrouvée. Celle de l’Italie et du lungomare (promenade des bords de mer) où se sont précipitées Sakina, Nejia et Valérie. Parties de 9 heures 30 de Nice, elles goûtent à la chaleur italienne avant de s’offrir un plat de pâtes en terrasse à Latte. Lunettes de soleil et sourire jusqu’aux oreilles pour les trois copines. “Qu’est-ce qu’ils nous avaient manqué nos amis italiens avec leur bonne humeur.”

Un peu plus tôt au poste de frontière, Christelle est venue de Menton avec sa mère, Josiane. A pied. Pas de cigarettes à acheter, comme la majorité des Français qui ont traversé la frontière et dont la file s’allonge toujours plus devant le petit bar situé juste après le poste de police. “Non, on est venu prendre un capuccino. En Italie, ils ne le font comme personne et en plus… il coûte beaucoup moins cher.” Sur la route, elles ont croisé leurs amis habitués eux aussi de cette terrasse face à la mer. “C’est notre petite communauté, on se connaît, on revit.”

Certains d’ailleurs, n’iront pas plus loin que le minimarket Frontiera San Ludovico. Cécile tâte son cabas où s’entrechoque le verre. “On accueille beaucoup d’amis à la maison depuis le déconfinement, on se rattrappe sur les apéros.” Pas de limoncello car sa fille, Mentonnaise, “en fait un excellent” mais du porto. “Ici, tout coûte environ 20 % moins cher… Alors on ne va pas se priver.”

Une distanciation sociale mise à mal

Dans les allées du minimarket, justement, les Français s’agglutinent. Parfois au mépris des règles de distanciation sociale. Alessandro qui range les produits, intervient constamment. “Votre masque s’il-vous-plaît”, “Pas sans le masque merci”. Tout le monde parle français dans la supérette comme le rappelle le responsable, un poil désagréable. “Arrêtez de filmer, c’est une propriété privée ici.” 

En Italie, le coronavirus, qui a fait plus de 33 000 morts, a profondément bouleversé la population. “Les sanctions, aussi, en cas de non-respect des règles et d’absence du port du masque sont très salées”, racontent les commerçants. 400 euros par tête pour être exact. Dans certaines régions d’Italie, l’activité peut même être suspendue quelques jours.

Les Français faisaient la file pour acheter des cigarettes hier matin au tabac juste après la frontière.
Les Français faisaient la file pour acheter des cigarettes hier matin au tabac juste après la frontière. Flora Zanichelli

Cigarettes, parmesan et légumes

A la caisse, les liasses de billets passent par-dessous les protections en plexiglas. “Six cartouches” demande une femme. Le client précédent est parti avec deux sacs pleins. Personne ne semble craindre les contrôles à la frontière. “Trop d’abstinence, tant pis, on prend le risque,” murmure un homme. En Italie, le paquet coûte moitié moins cher qu’en France. Pour les fumeurs, la réouverture de la frontière est un immense soulagement. 

J’en pouvais plus, souffle Magali. Pendant le confinement, je me suis arrangée, j’ai fumé des roulées mais bon… ça va un temps.” Son panier contient aussi des biscuits. Autre denrée prisée des Français et pas des moindres : le parmigiano (parmesan). “C’est mon péché mignon”, sourit Mélanie, Niçoise d’origine mais désormais habitante dans les Alpes de Haute-Provence, elle est venue voir ses parents et en a profiter pour faire un saut de l’autre côté de la frontière. 

Venue de Monaco, Anne, québécoise, exhibe fièrement son cabas, prêt à être rempli. “Pour moi, venir ici, c’est une bouffée d’air! Je travaille sur les yachts à Monaco, je n’en pouvais plus de voir seulement mes clients.” Alors dès qu’elle a su pour la réouverture des frontières, elle a posé une matinée : “Facile, c’est moi la patronne”. “Mmmhh mes bons légumes, susurre-t-elle en serrant son panier contre son coeur. Je n’ai qu’une seule hâte : les cuisiner.

Magali et Michelle ont acheté des cigarettes au tabac situé juste derrière la frontière.
Magali et Michelle ont acheté des cigarettes au tabac situé juste derrière la frontière. Flora Zanichelli

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