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RECIT. "Un scandale", 400 personnes manifestent dans le Var pour soutenir les propriétaires d'une maison squattée

Mis à jour le 17/04/2021 à 20:12 Publié le 17/04/2021 à 20:09
400 personnes ont manifesté leur soutien à Jean-Philippe et Marie-Françoise Victor, dont la maison familiale est toujours occupée illégalement.

400 personnes ont manifesté leur soutien à Jean-Philippe et Marie-Françoise Victor, dont la maison familiale est toujours occupée illégalement. Sébastien Fabret

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RECIT. "Un scandale", 400 personnes manifestent dans le Var pour soutenir les propriétaires d'une maison squattée

Samedi, plus de quatre cents citoyens ont manifesté leur soutien à Jean-Philippe et Marie-Françoise Victor, dont la maison familiale est toujours occupée illégalement aux Arcs.

Une marée humaine s’est emparée, samedi matin, du pont de la gare des Arcs-sur-Argens. En effet, plus de 400 manifestants de différents horizons se sont unis derrière la famille Victor, criant son désespoir face à un cauchemar qui dure depuis sept mois.

Tout commence le 27 septembre 2020 lorsqu’un voisin lance l’alerte. Plusieurs demandeurs d’asile ont pénétré par effraction dans la maison familiale de Jean-Philippe et Marie-Françoise Victor. Ils n’en sont toujours pas repartis 

"Peur de rentrer chez moi"

"Nous avons tout essayé. Il y a eu une décision de justice, avec constatation de l’intrusion, leur ordonnant sans délais de quitter les lieux", explique Jean-Philippe Victor. "Puis, plus rien." L’Arcois interpelle alors le sous-préfet de l’arrondissement de Draguignan, Éric de Wispelaere.

En vain. Le représentant de l’état assurait, en février dernier dans nos colonnes, ne pas pouvoir intervenir avant le 31 mai, fin de la trêve hivernale. "Un scandale, lance un manifestant. Allons reprendre nous-même cette maison!" Une intervention que la famille Victor refuse. L’expulsion pour être conforme doit être ordonnée par le sous-préfet. Pour la fratrie Victor une manifestation pacifique a plus d’impact.

"Et puis j’en suis arrivé à avoir peur de rentrer chez moi", avoue Jean-Philippe Victor. "Je n’imagine même pas dans quel état est la maison. J’ai grandi ici entre ces murs. Si jamais j’ose mettre un pied sur ma propriété, ce qui m’est interdit, que va-t-il m’arriver? C’est le monde à l’envers."

Une aberration bien comprise par la plupart des personnes venues les soutenir. "J’ai reçu des dizaines et des dizaines de témoignages affligeants. Notre cas n’est pas isolé", indique, émue, Marie-Françoise Victor qui se dirige avec le cortège vers sa villa. "Je ne me rendais pas compte que tant de gens vivaient la même situation. Comment se fait-il que l’état ne sourcille pas?"

Photo Sébastien Fabret

Marseillaise à l’unisson

Alors que la foule devait rejoindre la brigade territoriale de gendarmerie, celle-ci s’est finalement arrêtée contre la volonté des Victor devant leur demeure. Là, devant des volets fermés, plusieurs centaines de voix se sont élevées pour entonner, en chœur, la Marseillaise.

"Ils pensent que cette présence et ce chant vont les faire fuir. C’est impossible! Mais, en tout cas, ça réchauffe le cœur", poursuit Marie-Françoise. Durant plus d’une heure, ces citoyens sont restés devant la maison à discuter. Au milieu un couple, Christine et Gérard Michon, espère que ce rassemblement permettra de faire avancer les choses. "Face à tant de personnes qui s’expriment d’une seule voix, les politiques bougeront peut-être. Il y a un ordre d’expulsion, il faut le respecter. Personne ne peut s’y opposer." Les Victor gardent espoir que quelqu’un intervienne enfin en leur faveur...

Offre numérique MM+

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