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Prolongation du confinement, "vague qui déferle"... Les annonces d'Edouard Philippe sur la crise du coronavirus

Mis à jour le 27/03/2020 à 18:48 Publié le 27/03/2020 à 18:46
Des patients atteints du coronavirus patientent dans une salle des urgences de l'hôpital de Colmar, le 26 mars 2020

Des patients atteints du coronavirus patientent dans une salle des urgences de l'hôpital de Colmar, le 26 mars 2020 AFP / SEBASTIEN BOZON

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Prolongation du confinement, "vague qui déferle"... Les annonces d'Edouard Philippe sur la crise du coronavirus

Comme attendu, le Premier ministre a annoncé vendredi une prolongation du confinement jusqu'au 15 avril, pour tenter d'interrompre la propagation du coronavirus dont les cas lourds déferlent en l'Ile-de-France et menacent les services hospitaliers de saturation.

Le confinement prolongé jusqu'au 15 avril

"Nous sommes encore au début de la vague épidémique", a justifié Edouard Philippe depuis le palais de l'Elysée. "C'est pourquoi avec l'accord du président de la République, j'annonce aujourd'hui le renouvellement de la période de confinement pour deux semaines supplémentaires à compter de mardi prochain, soit jusqu'au mercredi 15 avril", a-t-il ajouté en prévenant que les règles restaient les mêmes, mais que "cette période pourra évidement être prolongée si la situation sanitaire l'exige".

>> RELIRE. Le confinement va être prolongé au moins jusqu'au 15 avril

1.700 morts en France, inquiétude dans l'Est

L'épidémie a déjà fait quelque 1.700 morts rien que dans les hôpitaux, dont une adolescente de 16 ans, sa plus jeune victime.

Pour soulager le système de santé du Grand Est, principal foyer de la maladie, un avion militaire a réalisé une nouvelle évacuation de six malades de Mulhouse vers Bordeaux, au lendemain d'un transfert inédit par TGV médicalisé de patients vers le Centre et l'Ouest du pays, moins touchés. Et 48 nouveaux malades du Grand Est vont être transférés ce week-end par trains médicalisés vers des hôpitaux de la Nouvelle-Aquitaine, selon l'Agence régionale de santé (ARS) à Bordeaux.

L'île-de-France saturée de malades

L'Île-de-France qui touche ses limites, alors que le pic épidémique n'est toujours pas atteint, comme en témoigne le dernier bilan national de jeudi soir, avec 548 nouveaux patients placés en réanimation en 24 heures et 2.365 nouveaux hospitalisés, pour un total de près de 14.000.

"On pousse les murs partout pour accueillir le plus possible ces patients en réanimation, (mais) on n'est pas encore au plateau de la courbe de l'épidémie, il va falloir trouver des solutions," a averti vendredi matin le professeur Bruno Riou, directeur médical de crise de l'AP-HP (hôpitaux de la région parisienne).

Il a souhaité que des évacuations similaires soient rapidement envisagées de la région capitale vers d'autres moins affectées afin "de retrouver de la disponibilité pour les malades" à venir, alors que les services de réanimation de Seine-Saint-Denis sont déjà pleins.

"Une vague qui déferle"

Le Premier ministre a également parlé d'une "vague" qui allait "déferler sur la France". "La situation sanitaire ne va pas s'améliorer rapidement", a averti le Premier ministre à l'issue d'une réunion de crise du gouvernement par visioconférence. "La vague épidémique qui déferle sur la France (...) est une vague extrêmement élevée et elle soumet l'ensemble du système de soins, l'ensemble du système hospitalier, à une tension redoutable".

>> LIVE. Confinement jour 11, 1.696 décès en France, Boris Johnson contaminé... Suivez l'évolution de la situation du coronavirus


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