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Poursuivi pour diffamation, David Thomson, journaliste spécialiste du Djihad, gagne définitivement contre Christian Estrosi

Mis à jour le 02/12/2020 à 13:30 Publié le 02/12/2020 à 13:29
Christian Estrosi, maire de Nice.

Christian Estrosi, maire de Nice. Photo Frantz Bouton

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Poursuivi pour diffamation, David Thomson, journaliste spécialiste du Djihad, gagne définitivement contre Christian Estrosi

La cour de cassation a annulé la condamnation du journaliste de RFI, poursuivi en diffamation ainsi que son éditeur pour des propos tenus dans son livre - paru en 2016 - sur les Français partis faire le Djihad.

"La cour de cassation met un terme définitif aux procédures engagées par Christian Estrosi contre David Thomson, poursuivi pour son travail de journaliste, qui notamment raconte dans Les Revenants comment un islam violent a pu infuser à Nice", écrit, sur son compte Twitter, maître Martin Pradel, le conseil de David Thomson.

La cour de cassation a, en effet, annulé la condamnation du journaliste de RFI, poursuivi en diffamation ainsi que son éditeur pour des propos tenus dans son livre - paru en 2016 - sur les Français partis faire le Djihad.

David Thomson donnait la parole à un Niçois de 18 ans, parti en Syrie puis revenu. Ce dernier expliquait qu’il en voulait à Christian Estrosi d’avoir été au courant des agissements d’Omar Diaby et de l’avoir laissé faire.

"Omar était bien connu. Quand je suis parti, ça devait faire la sixième ou septième saison de ses vidéos de propagande […] Il savait très bien ce qu’il faisait au quartier Saint-Charles. J’en veux au maire de Nice parce qu’il était au courant de tout ça, il a laissé faire", accusait, en ces termes, le jeune repenti.

Le prêcheur Omar Diaby, dit Omar Omsen, ex-délinquant, recrutait pour le compte de l’état islamique des jeunes hommes, en grande majorité des Niçois issus du quartier de L’Ariane où il habitait.

Liberté d'expression

David Thomson avait été relaxé en première instance. La manche suivante avait été remportée par Christian Estrosi. La cour d’appel d’Aix avait condamné l’auteur des Revenants à 3 000 euros de dommages et intérêts.

La cour de cassation, elle, vient d’estimer que "les propos incriminés n’excédaient pas les limites admissibles de la liberté d’expression".

Pour les juges, le journaliste "ne pouvait pas prendre ses distances à l’égard des propos qu’il rapportait, dès lors que la diffusion de ces propos, rendue possible par une enquête sérieuse qui garantissait qu’elle participait d’un débat d’intérêt général portant en l’espèce sur la passivité alléguée de certains responsables publics face à des processus d’endoctrinement engendrant la radicalisation, contribuait à la légitime information du public". 

Le livre "Les Revenants" a été récompensé par le prestigieux prix Albert-Londres en 2017.

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