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Pour Olivier Véran, la "métropole a évité le pire" face à la quatrième vague grâce à la vaccination

Lors d'une conférence de presse donnée à la veille de la rentrée scolaire, pour faire le point sur la situation sanitaire en métropole et en outre-mer. Celle-ci s'améliore mais demeure fragile, notamment dans le sud de la France.

Amandine Rebourg Publié le 26/08/2021 à 19:26, mis à jour le 26/08/2021 à 19:50
Olivier Véran, lors d'une conférence de presse. Photo AFP

"Le pire a été évité" en métropole, selon Olivier Véran, ministre de la Santé et des solidarités. Ce dernier donnait une conférence de presse, ce jeudi 26 août, pour faire un point sur la situation sanitaire sur le territoire, avant la rentrée scolaire. 

Alors la situation, qu'elle est-elle? Sans doute moins pire que prévu, selon le ministre. Selon lui, la quatrième vague n'est pas terminée mais la situation tend à se stabiliser voire à s'améliorer. 

Une situation toujours tendue dans le sud de la France 

Démarrée en juillet dernier, à la faveur de diffusion du variant delta, plus contagieux que la souche initiale, cette nouvelle vague épidémique a touché "les jeunes et est montée rapidement. Elle s'est stabilisée en août et s'est concentrée sur les régions les plus touristiques et s’est disséminée au fur et à mesure dans les autres régions et les populations fragiles", a expliqué Olivier Véran.  

En une semaine, la circulation du virus a diminué de 15%, preuve selon le ministre que "la quatrième vague n'est pas encore derrière nous" mais la pression épidémique "tend à diminuer". "En métropole, nous avons évité le pire", a assuré le ministre. La situation s'améliore donc, mais demeure fragile dans le sud de la France. Et de mettre en garde sur un "double danger" qui pourrait faire repartir l'épidémie : le retour de vacances et la rentrée scolaire. 

 

Ce jeudi 26 août, on dénombre plus de 11.000 hospitalisations, et 2.200 personnes sont actuellement en réanimation sur le territoire français, parmi lesquels, de nombreuses personnes non-vaccinées. D'ailleurs, selon lui, cette quatrième vague est une épidémie de "non-vaccinés". 

La vaccination nous as collectivement protégés

Si la métropole a évité le pire, c'est que "la vaccination nous as collectivement protégés". "Toutes les études le montrent : les vaccins protègent des contaminations et encore plus des cas graves. "Si vous êtes vaccinés, vous pouvez attraper le virus, mais ce risque est réduit par six et vous avez onze fois moins de risques d’aller en réanimation". "Si nous n'avions pu compter sur un vaccin, la quatrième vague aurait été la pire des vagues que nous ayons connues", a assuré le ministre de la santé. 

Outre-mer, les évacuations se multiplient 

Outre la situation en métropole, Olivier Véran a évoqué la situation aux Antilles, où "la couverture vaccinale est trois fois plus faible" qu'en métropole. Les taux d'incidence atteignent des sommets, avec "2.500 en Guadeloupe, soit dix fois le taux d’incidence nationale". Il atteint même les "4000 chez les jeunes, soit un jeune sur 25". 

Le doute aura tué et tue encore

 

 

 

Conséquence de quoi, "les lits de réanimation ont été multipliés par 4 à 6", au cours de ces dernières semaines. Les évacuations sanitaires elles, vont se poursuivre et il faudra plusieurs semaines avant que la situation s'améliore. "Une partie de la population doute du vaccin, et considère qu’il existe d’autres moyens de lutter contre le virus, à tort. La vaccination progresse, mais le doute aura tué et tue encore", a répété le ministre de la Santé. 

Sur le front de la vaccination, 48 millions de Français ont reçu une dose de vaccin, depuis le début de la campagne. Le seuil des 50 millions de français vaccinés pourrait être atteint, début septembre, selon Olivier Véran. "La priorité, ce sont les deux millions de personnes âgées et malades pas encore vaccinées". 

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