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Pour Jézabel Richard, ancienne basketteuse, la Journée de la Femme prouve "qu’il y a encore des avancées à faire"

Mis à jour le 04/03/2021 à 17:20 Publié le 04/03/2021 à 17:17
Jézabel Richard sera honorée à Beausoleil, lundi 8 mars.

Jézabel Richard sera honorée à Beausoleil, lundi 8 mars. Photo Cyril Dodergny

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Pour Jézabel Richard, ancienne basketteuse, la Journée de la Femme prouve "qu’il y a encore des avancées à faire"

Honorée par la ville de Beausoleil, où elle réside, pour la Journée des droits des femmes, Jézabel Richard fait preuve d’optimisme quant aux combats à affronter au quotidien.

Ancienne basketteuse professionnelle et internationale, reconvertie attachée de direction aux Thermes marins à Monaco, Jézabel Richard raconte sa vision de la femme. Optimiste, elle reconnaît que des inégalités perdurent. Pour y remédier, éducation, culture, compétence et caractère sont les maîtres-mots.

Vous allez être honorée à Beausoleil, lundi 8 mars, Journée des droits de la Femme. Quelle a été votre réaction à chaud?
J’ai un parcours assez atypique, ayant été athlète de haut niveau, ce dont je suis fière. Mais j’ai été plutôt étonnée à vrai dire. Ce qui est sûr, c’est que ça m’a fait plaisir, et je crois même que c’est un ami qui travaille à la mairie qui a glissé mon nom généreusement.

Quel regard portez-vous sur cette Journée des droits de la Femme?
Je comprends mais suis un peu réticente à l’idée de célébrer ce genre de journée, car on ne peut pas vraiment la mettre à profit. Après, il est vrai, cela permet de se rappeler qu’il y a encore des avancées à faire, en termes d’égalité sociale notamment. Et de focaliser l’attention sur certaines femmes qui n’ont pas la chance de pouvoir s’exprimer en temps normal.

Une journée, et pourtant les combats sont quotidiens…
J’estime que c’est un peu comme la Saint-Valentin. Nous n’avons pas besoin d’une journée dans l’année pour se rappeler que l’on est amoureux. Mais encore une fois, si cela peut aider et rappeler que des inégalités subsistent sur de nombreuses thématiques, alors pourquoi pas. Sans forcément créer des mouvements féministes.

Le féminisme, qu’est-ce que cela vous évoque?
Mon tempérament est la recherche de l’égalité homme-femme au quotidien, sans exagération. Par exemple, pour un poste à attribuer, j’aimerais que ce soit la compétence qui l’emporte sur le fait que ce soit plutôt un homme ou une femme. Ce que je demande, c’est une justice et de la justesse. 

Je ne suis pas pour les quotas, cinquante femmes et cinquante hommes, qui reviendraient à relayer au second rang la compétence. J’ai eu la chance d’avoir pu faire ma place aussi bien sportivement que professionnellement. Je me sens assez forte et si, de temps en temps, il y a des difficultés, je me les fixe comme un challenge.

Dans le sport, on observe des différences de salaires, de médiatisation, de moyens accordés. En tant qu’ancienne athlète professionnelle, avez-vous vécu cela?
Au basket, une femme, à même niveau de jeu, touche deux à trois fois moins qu’un homme. Et pourtant, on sacrifie nos vies de la même manière: notre cercle familial, nos amis, quand on s’entraîne deux fois par jour et qu’on est en compétition le week-end, en comptant les déplacements. Concernant la médiatisation, on est dans une phase ascendante mais lente.

Généralement, les phases finales d’une compétition sont diffusées, ou alors les compétitions européennes ou internationales. Mais c’est encore trop rare, et c’est bien dommage.

Votre mère vous disait: "Là où il y a une volonté, il y a un chemin". Est-ce qu’aujourd’hui, la volonté est suffisante?
Je vais répondre de manière un peu spirituelle à cette question. Je pense que lorsque l’on se fixe un objectif, il faut tout faire pour le réaliser. Si on le rate, c’est qu’il n’était peut-être pas atteignable par tel ou tel chemin. C’est dans ce sens que ma mère me répétait cette phrase. Si on a une intention ou une volonté de faire quelque chose, il n’y a pas de chemin tout tracé. Il ne faut pas attendre que les choses se passent, mais être actif, parce qu’il se produit toujours de belles choses au final.

Aujourd’hui, les femmes ont toutes les raisons pour y arriver, de se construire des connaissances et une culture pour y arriver. Les jeunes générations, plus ouvertes, vont aussi faire bouger les choses.

 
 
 
Les remises de bouquets auront lieu à la mairie de Beausoleil.
Les remises de bouquets auront lieu à la mairie de Beausoleil. Photo Archives MM
Cinq autres femmes honorées

Saviez-vous que deux ans après la signature de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, Olympe de Gouges, auteure française, avait rédigé la Déclaration des droits de la Femme et de la citoyenne, en 1791? Une pionnière suivie par tant d’autres.

Le lundi 8 mars, à Beausoleil, six femmes seront honorées lors de la Journée des droits de la Femme.

Outre Jézabel Richard (lire ci-dessus), Pepa Ivanova, aide-soignante de 31 ans, souhaite rassembler: "il faut juste respecter tout le monde, les différences de sexe comme de nationalités, de cultures, de couleurs de peau".

Elles seront accompagnées de deux retraités. Christiane Aubry, 85 ans, bénévole à la Croix-Rouge, et Susy Palanca, 84 ans, présidente du Club sans souci depuis 35 ans. "En tant que femme, il ne faut pas attendre l’approbation, nous avons un grand pouvoir de leadership."

Stéphanie Natera, artiste-peintre de 46 ans, veut transmettre un message "porteur d’optimisme et de combativité. Lorsque je peins j’essaie d’y insérer ces ingrédients essentiels à notre vie."

Quant à Mary Ty, entrepreneuse de 55 ans qui a un institut de beauté à son nom, elle n’oublie pas que le combat se poursuit au quotidien. "La violence à l’égard des femmes, le manque total de reconnaissance, le manque de soutien, la charge mentale sont tout autant d’obstacles qui nous sont encore imposés aujourd’hui."

 
 
 
Gérard Spinelli.
Gérard Spinelli. Photo J.-F.O.
"Saluer le courage"

Le maire de Beausoleil, Gérard Spinelli, tient à saluer "le courage des Beausoleilloises, mais au-delà de toutes celles qui, en France et dans le monde, se battent en cette période sanitaire compliquée. Non pas parce que ce sont des femmes, mais parce qu’elles ont géré de main de maître la crise sanitaire."

Cette année, la Journée des droits des Femmes revêt une dimension particulière. L’édile met aussi en avant que "nous n’avons pas besoin d’une journée établie pour rendre hommage à ces femmes, même si cette date est importante pour faire le point sur les évolutions observées."

Des combats "souterrains sont menés et doivent faire preuve d’une attention de chaque instant, notamment concernant les violences conjugales, accentuées avec les confinements."

L’éducation, la culture et le respect sont pour lui les meilleurs moyens de lutter contre ces fléaux.

 
 
 

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