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Plus d'une centaine d'enfants de moins de 5 ans ont été testés à Monaco

Mis à jour le 03/06/2020 à 21:00 Publié le 03/06/2020 à 20:59
Selon l’âge de l'enfant, la piqûre se fait sur le bout du doigt ou sur le talon.

Selon l’âge de l'enfant, la piqûre se fait sur le bout du doigt ou sur le talon. Photo Cyril Dodergny

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Plus d'une centaine d'enfants de moins de 5 ans ont été testés à Monaco

Ce mercredi après-midi au Grimaldi Forum, 112 enfants de Monaco de 0 à 5 ans ont été dépistés. Une façon de rassurer les parents, d'abord, mais aussi d’affiner l’état sérologique de la population monégasque. Dans le même temps, les salariés sont aussi testés massivement, toujours sur la base du volontariat.

Tous les stratagèmes sont utiles pour que la piqûre passe inaperçue. Ici, on donne un doudou de substitution quand l’enfant est orphelin du sien. Là, l’infirmière bénévole de la Croix-Rouge pousse la chansonnette pour détourner l’attention du nourrisson.

Ce mercredi, au Grimaldi Forum, les enfants de la Principauté âgés de moins de 5 ans ont, à leur tour, été dépistés.

Objectif: détecter la présence, ou non, d’anticorps et, de fait, savoir si l’enfant a été en contact avec le coronavirus ces derniers mois.

"Il y a un bénéfice individuel car cela rassure les parents, justifie Stéphanie de Smet, médecin pédiatre à Monaco et référente sur le dépistage de cette tranche d’âge. Dans un contexte où le coronavirus est survenu en fin de période hivernale, au moment où il y avait un pic épidémique d’infections virales, il est important pour les familles de savoir si l’épisode infectieux qu’a présenté leur enfant est en rapport avec le Covid-19."

C’est le cas de Delphine Ferret venue au centre de dépistage pour lever tout doute. "Maxense a fait une poussée de fièvre au début du confinement. Du coup, il a été un peu plus suivi par son pédiatre. Là, on va en avoir le cœur net", sourit-elle.

Sans broncher, Maxense se fait piquer au bout du doigt. Dix minutes plus tard, le résultat tombe: négatif. Soulagement pour la maman.

Un seul cas positif

Sur 1.550 enfants de 0 à 5 ans résidant en Principauté, 112 se sont présentés, ce mercredi. Un seul était positif, ce qui ne signifie pas que l’enfant était malade à l’instant T.

"L’autre bénéfice est collectif. On pourra comprendre comment s’est déroulé le parcours du virus au sein de la population pédiatrique au moment de l’épidémie, puisque très peu d’enfants ont été symptomatiques et très peu, donc, ont été testés avant cela", poursuit le pédiatre.

L’objectif à terme, pour le gouvernement, est de connaître l’état sérologique de la population monégasque. "Pour l’heure, 2,5% de la population résidente a été en contact avec le virus (43 % ont été volontaires pour se faire tester, ndlr)", précise Didier Gamerdinger, conseiller de gouvernement-ministre des Affaires sociales et de la Santé.

En ce moment, c’est au tour des salariés, toujours sur la base du volontariat, de se faire dépister.

Obligatoire pour la crèche

Sur les genoux de Mélanie, la petite Mia, 9 mois, a versé quelques larmes. "Pour le retour à la crèche, c’est obligatoire. J’en ai donc profité pour me faire tester", fait-elle savoir.

Pour ce nourrisson, la piqûre se fait sur le talon et non sur le doigt. "En mettant le pied vers le bas et en massant, la ponction est moins douloureuse. Le prélèvement est plus facile que sur le doigt qui est très petit et très sensible à cet âge-là", précise Stéphanie de Smet.

Et Didier Gamerdinger de conclure: "S’ils n’ont pas été testés aujourd’hui, tous les enfants qui retourneront dans les crèches le 9 juin devront le faire dans des sites réservés par la mairie."

Tout comme le personnel, d’ailleurs.

"L’enfant serait peu transmetteur du virus"

Référente pour le dépistage des enfants de moins de 5 ans, Stéphanie de Smet souligne l’importance de tester cette frange de la population.

Au début de l’épidémie, on craignait que l’enfant soit un réservoir viral comme il peut l’être pour d’autres infections…
Pour l’heure, les études ont tendance à montrer que l’enfant serait peu transmetteur du virus mais la victime de la contamination, notamment au sein du foyer familial.

En tout cas, il n’est pas l’un des principaux transmetteurs. Pour mieux comprendre le circuit intrafamilial et entre les enfants, dans l’idée d’une remise en collectivité, il faut qu’on arrive à étudier cette population pédiatrique et notamment les moins de 5 ans.

Qu’advient-il si le test s’avère positif?
On a convenu que l’intérêt principal était que l’enfant qui allait réintégrer la collectivité ne puisse pas transmettre le virus. Dans cette idée-là, le prélèvement nasal, dit PCR, est l’examen de choix pour le diagnostic immédiat.

Comment allez-vous utiliser cette cartographie?
En fonction des résultats, il va falloir mener l’enquête de chaque cas dépisté positif afin de comprendre, rétrospectivement, comment le virus a circulé au sein de la famille et de la collectivité.

C’est un interrogatoire précis à mettre en parallèle avec les résultats sanguins qui pourront, on l’espère, nous permettre de tirer des conclusions sur cette épidémie.

Comment explique-t-on à un enfant le virus et l’importance des gestes barrières?
Les enfants apprennent beaucoup entre eux et au contact des adultes. La maladie est quelque chose qu’ils appréhendent, qu’ils apprennent à découvrir.

Il faut leur expliquer, avec des mots simples, qu’il y a un virus, qu’on ne le voit pas et qu’il est donc nécessaire de se laver les mains, de ne pas toucher certaines zones du corps, de ne pas embrasser ses camarades comme avant.

Ils sont à même de comprendre ce type de gestes, même très petits. Avant 2 ans, c’est bien sûr plus compliqué. Il faut tenter de leur expliquer sans véhiculer un stress important.


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