Plus de la moitié de la population régionale concentrée dans les trois grandes métropoles

Plus d’une personne sur deux vit dans l’une des trois métropoles de la région: Aix-Marseille-Provence, Nice-Côte d’Azur et Toulon-Provence-Méditerranée.

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Régine Meunier Publié le 17/01/2023 à 20:00, mis à jour le 17/01/2023 à 19:57
Les 946 communes de la région sont regroupées au sein de trois métropoles, seize communautés d’agglomération et 33 communautés de communes. Photo AFP

Au 1er janvier 2020, il a été établi que la région Provence-Alpes-Côte d’Azur comptait 5,1 millions d'habitants, se classant au 7è rang des régions françaises. La densité de population est de 161 habitants au km2 contre 119 en France métropolitaine. 

Entre 2009 et 2020, la population n’a cessé d’augmenter. Mais depuis 2014, cette hausse est due surtout à un solde migratoire - correspondant aux arrivées et départs - supérieur au solde naturel, représenté par les naissances et les décès. 

Le Var compte parmi les dix départements les plus attractifs de France avec une augmentation de la population de +0,7% entre 2014 et 2020. Le département des Alpes-Maritimes passe quant à lui d’une hausse de +0,1% entre 2009 et 2014 à +0,2% sur la période 2014-2020. 

Où et comment vit cette population?

A l’occasion du lancement du recensement qui commence le jeudi 19 janvier en Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Insee a dressé un tableau régional de la répartition de ces millions d’habitants dans un des 52 EPCI, établissements publics de coopération intercommunale ou intercommunalité. Les 946 communes de la région sont regroupées au sein de trois métropoles, seize communautés d’agglomération et 33 communautés de communes. Plus de la moitié des EPCI sont à dominante urbaine, c’est-à-dire que plus de 50% de leur population vit dans une commune urbaine. C’est le cas des métropoles, de toutes les communes d’agglomération à l’exception de Terre de Provence dans les Bouches-du-Rhône et Provence Verte dans le Var et d’un tiers des communautés de communes. 

Plus d’une personne sur deux vit dans l’une des trois métropoles de la région à savoir: Aix-Marseille-Provence, qui est la deuxième métropole la plus peuplée de France avec 1 898 560 habitants, après celle du Grand Paris; de Nice-Côte d’Azur au huitième rang avec 544 440 habitants, et enfin Toulon-Provence-Méditerranée au 14e rang avec 444 320 habitants. 

Les autres habitants vivent pour 30% dans les communautés d'agglomération et pour 14% dans les communautés de communes. Ces dernières présentent de fortes disparités: on compte moins de 7000 habitants dans les communautés de communes rurales autonomes ( les plus éloignées des grandes villes) comme Pays des Ecrins, mais plus de 50 000 dans la communauté de communes de type urbain du Golfe de Saint-Tropez. Dans la catégorie communauté d’agglomération, Cannes pays de Lérins, Sophia Antipolis et Grand Avignon comptent le plus grand nombre d’habitants. 

Des territoires ruraux périurbains dynamiques

Entre 2013 et 2019, les EPCI ruraux périurbains sont les plus dynamiques, grâce à un solde migratoire supérieur au solde naturel. Dans les EPCI ruraux autonomes, la population progresse faiblement alors qu’elle diminue au niveau national. 

Parmi les EPCI à dominante urbaine, les communautés de communes, en moyenne moins peuplées, connaissent la plus forte croissance démographique (+ 0,6 % en moyenne par an contre + 0,5 % en France métropolitaine). Ce dynamisme est porté uniquement par l'excédent migratoire. Les territoires les plus dynamiques sont les communautés de communes Méditerranée Porte des Maures (+ 2 % en moyenne par an), Vallée du Gapeau (+ 0,9 %) et Pays Forcalquier et Montagne de Lure (+ 0,9 %).

La population des métropoles régionales, plus jeune que celle des autres EPCI, croît à un rythme deux fois plus faible que celles de Toulouse, Rennes, Bordeaux, Nantes ou Montpellier. 29% des habitants ont moins de 25 ans contre 33% dans les métropoles de France métropolitaine.”En lien avec la localisation des emplois, la part des cadres et professions intellectuelles supérieures ainsi que celle des diplômés de l’enseignement supérieur est plus importante dans les EPCI urbains” souligne le flash de l’Insee. Et “les couples sans enfant sont nettement surreprésentés dans les communautés de communes du rural autonome ” indique le document de l’Insee.

Logements suroccupés en métropoles

Dans la région, 13 % des résidences principales sont suroccupées, soit deux fois plus qu’en France de province (7%) mais moins qu’en île-de-France (21%). Un phénomène très urbain. Les logements des EPCI urbains sont aussi plus petits: près d’une résidence principale sur quatre est composée de 1 ou 2 pièces (12 % en EPCI rural). Les appartements y sont aussi nettement plus fréquents : 60 % contre 23 % en EPCI rural. 

L’étude de l’Insee montre également que le parc de logements est plus énergivore dans les EPCI ruraux, en raison de leur taille - ils sont en général plus grands -  et de leur ancienneté. Ils sont plus difficiles à chauffer et les habitants forcément plus sensibles au coût de l’énergie. 

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