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Pass sanitaire dans les centres de loisirs, musique interdite... retour sur un week-end de couacs autour des annonces de mesures restrictives

Le week-end a été marqué par des annonces des mesures restrictives très fortes dans les Alpes-Maritimes pour tenter d'endiguer la flambée de l'épidémie de Covid-19 dans le département. Des mesures qui n'ont tenu que quelques heures avant des rétropédalages.

La rédaction Publié le 26/07/2021 à 06:45, mis à jour le 26/07/2021 à 06:40

Le rétropédalage nouveau sport olympique? Pas encore. Mais il fallait être sportif et très attentif ce week-end pour être sûr de bien tout comprendre aux nouvelles annonces de mesures restrictives dans les Alpes-Maritimes.

Le maire de Nice, Christian Estrosi, et le préfet des Alpes-Maritimes, Bernard Gonzalez, ont tour à tour annoncé des décisions très fortes avant de finalement faire machine arrière. Une cacophonie covidée. On récapitule. 

Le vrai-faux "pass sanitaire" dans les centres de loisirs 

Ce qui a été initialement annoncé

 

Vendredi soir, après l'annonce de la découverte d'un cluster au variant Delta à Contes dans un centre de loisirs, Christian Estrosi veut serrer la vis. Des parents reçoivent des mails de la ville leur indiquant qu'à défaut de test PCR/antigénique négatif de moins de 48h ou de certificat de vaccination, leurs enfants ne seraient plus admis en centres de loisirs. Une sorte de "pass sanitaire" avant l'heure. Dans la soirée, le maire précise que les tests salivaires seront également acceptés et propose l'ouverture d'un centre dédié, au Théâtre de Verdure. 

Le rétropédalage

Des annonces qui ont provoqué un immense tollé chez les parents, notamment sur les réseaux sociaux. Le lendemain matin, changement de discours. La maire évoque "une circulaire mal rédigée par l'administration". Plus de vaccination obligatoire, pas plus que de tests exigés... Mais la Ville incite "fortement les parents à faire tester leurs enfants avec un test salivaire avant de se rendre dans un centre de loisirs."

La musique interdite sur les terrasses des bars et restaurants

Ce qui a été initialement annoncé

 

Nous sommes dimanche matin. La veille, 6.000 personnes ont défilé dans les rues de Nice contre le pass sanitaire. Les indicateurs eux continuent de s'envoler, avec notamment un taux d'incidence qui a augmenté de 800% depuis le début du mois. Alors que le préfet des Alpes-Maritimes n'avait pas encore réagi, il dégaine à la surprise générale un double arrêté préfectoral.

Le premier rend le masque obligatoire en extérieur, quasiment partout dans le département jusqu'au 16 août. Le deuxième interdit "l’activité musicale amplifiée par des diffuseurs, des haut-parleurs, des enceintes acoustiques des exploitants des établissements ou locaux recevant du public et diffusant à titre habituel de la musique amplifiée, est interdite à l’extérieur des établissements". Traduction de ce langage administratif: fini la musique sur les terrasses des bars et des restaurants dans les Alpes-Maritimes.

Le rétropédalage

Dès l'annonce, des centaines d'artistes et intermittents du spectacle se retrouvent confrontées à des annulations en pagaille. La confusion est totale. En milieu d'après-midi, le préfet envoie une note aux rédactions: l'arrêté d'interdiction "ne concerne pas les festivités organisées à l'initiative des collectivités publiques, ni les cafés, bars et restaurants et leurs terrasses, où s'appliquent les protocoles sanitaires."

Gros ouf de soulagement pour les bars, les restaurants et les artistes. Mais la précision ajoute de la confusion. Dans sa note, le préfet évoque une simple "application des protocoles sanitaires". Des protocoles sanitaires qui n'existent pas... jusqu'à l'entrée en vigueur du fameux "pass sanitaire" début août. 

 

Une réunion devrait se tenir ce mardi à la préfecture entre les autorités et le milieu culturel pour préciser toute cette cacophonie. 

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