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Ousama: "En ville il faut créer des lieux d'échange et de rencontre" 4/6

Mis à jour le 03/01/2019 à 09:56 Publié le 02/01/2019 à 19:00
Ousama, 18 ans, a créé une association pour venir en aide aux sans-abri.

Ousama, 18 ans, a créé une association pour venir en aide aux sans-abri. Photo Philippe Bertini

Ousama: "En ville il faut créer des lieux d'échange et de rencontre" 4/6

Citoyens, bénévoles, ils se bougent pour rendre nos villes plus humaines. Par des petites actions, ils changent la vie de leur quartier. Rencontres avec ces femmes et ces hommes qui tissent du lien.

Qui est-il?

Ousama Benamara, 18 ans, a grandi aux Moulins, un quartier sensible de l'ouest de Nice. Après avoir décroché un bac ES il a intégré l'EDHEC. Avec deux autres copains de promo de cette école de commerce il a créé une association "Pour ceux qu'on ne voit pas."

Sensibles à la détresse des plus démunis, ils veulent tendre la main aux sans-abri, et leur redonner espoir. Ils ont organisé avec le Secours Populaire une maraude pour leur distribuer un panier. "C'est un petit geste, mais qui fait chaud au cœur."

Ses propositions pour changer la ville?

Pour Oussama, la solidarité est l'une des clés si l'on veut rendre nos villes plus humaines.

"ça commence par être serviable avec son voisin, être capable de donner un coup de main. Dans les quartiers sensibles, on trouve cette valeur d'entraide, c'est important."

Il met aussi en avant, l'importance du sport en ville. "Ce serait bien qu'il y ait des terrains à disposition des habitants. Parce qu'aujourd'hui, si on n'appartient pas à un club, c'est difficile de se retrouver entre amis, pour jouer au foot. A une époque aux Moulins, il y avait des activités sportives sur une place au cœur du quartier. C'était vraiment positif, car ça permettait à tous les habitants de se retrouver, d'échanger."

Au-delà de l'aspect sportif, il insiste sur le rôle central de la parole: "les mots ont un poids, un pouvoir. Un mot peut changer une personne, mais aussi casser l'image qu'on avait d'elle. Favoriser des lieux où la parole peut s'exprimer c'est important."

Du point de vue de la sécurité, le jeune homme est favorable au retour d'une police de proximité. "A une époque, les policiers partageaient des moments avec les habitants, ils venaient à la fête des voisins, jouaient au foot. En fait elle faisait plus que de la sécurité, et ça fonctionnait bien."

Pour changer la donne, il faut "mieux connecter la ville avec les quartiers sensibles et ainsi casser la mauvaise image, et les stéréotypes."


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