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"On doit donner le libre choix". Cet employé du CHU de Nice est en grève de la faim pour dénoncer la vaccination obligatoire

Agent de sécurité incendie au CHU de Nice depuis 22 ans, Thierry a entamé ce mercredi matin une grève de la faim. Il dénonce "la violence de l'obligation vaccinale".

Nancy Cattan Publié le 15/09/2021 à 16:23, mis à jour le 15/09/2021 à 16:23
Aujourd’hui, le quinquagénaire, papa de trois jeunes enfants, a entamé une grève de la faim pour dénoncer la vaccination obligatoire pour les personnels qui travaillent en hôpital. DR

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Cela fait plus de 20 ans que Thierry exerce en tant qu’agent de sécurité incendie au CHU de Nice.

Aujourd’hui, le quinquagénaire, papa de trois jeunes enfants, a entamé une grève de la faim.

"Je suis absolument contre l’obligation vaccinale. Il faut mettre fin à cette violence. L’Etat nous impose de nous vacciner, tout en se dégageant de ses responsabilités en cas de problème. On doit donner le libre choix aux gens", répond-il lorsqu’on l’interroge sur ses motivations.

Il se défend toutefois avec force de toute position antivax. "Mon petit a 5 mois, et il a reçu ses 11 vaccins, on est même allé au-delà de ceux obligatoires. Mais, il s’agit de vaccins éprouvés, dans lesquels on a confiance, et surtout contre des maladies associées à un taux de létalité important. Là, avec la Covid, on est à 0,2% de létalité! Et le vaccin a des effets secondaires. Dès lors, le bénéfice risque se pose. Si la létalité était de 10%, même si le vaccin était sorti en 24 heures, je l’aurais fait."

 

S’il reconnaît "ne pas être un scientifique, mais un simple citoyen", Thierry a beaucoup lu sur le sujet, et "sur des sites officiels", précise-t-il. "J’ai fait les calculs. Je ne dis pas que le Covid ne tue pas, et qu’il n’est pas contagieux, mais ce vaccin, c’est dit partout, protège de moins en moins."

Pression trop forte

Aujourd’hui, Thierry est en arrêt maladie. "La pression est trop forte psychologiquement ; si ce n’était pas le cas, je ne crierais pas aujourd’hui au désespoir. L’hôpital nous appelle jusqu’à la maison, pour nous interroger sur notre statut vaccinal. Ce matin, deux infirmières sont reparties en pleurs de leurs services après avoir été mises à pied. Pourquoi ne pas laisser de libre choix? C’est injuste ce qu’il se passe. Au début de la crise, l’hôpital a fait venir travailler des soignants porteurs du virus… Aujourd’hui on nous traite de criminels, parce qu’on refuse la vaccination."

Thierry ne porte pas de jugement sur ses collègues, tous corps de métier confondus, qui ont fini par adhérer en dépit de leurs réticences. "Ils ne peuvent pas perdre leur salaire…"

 

Également pompier volontaire, Thierry ne peut donc plus exercer aucune de ses activités. Lorsqu’on lui oppose que toutes deux l’amènent au contact de personnes vulnérables, il oppose : "Les autres n’ont rien à craindre de moi, s’ils sont correctement vaccinés! Par ailleurs, si j’étais vacciné, je ne serais plus régulièrement contrôlé (avec des tests de dépistage). Alors que l’on sait que l’on peut être vacciné et porteur du virus. Dès lors je pourrais, même vacciné, transmettre la Covid à l’occasion d’une intervention: imaginons en effet que mon masque tombe au moment où je réalise un massage cardiaque? Rien ne justifie cette violence consistant à priver des professionnels de leurs salaires au motif qu’ils ne sont pas vaccinés !"

Lorsque son état de santé lui permettra de reprendre le travail, Thierry est bien conscient que c’est une mise à pied qui l’attend. Pourra-t-il l’assumer, alors "que tous [ses] diplômes ne lui servent qu’à secourir les gens ?" Autrement dit qu’il pourra difficilement, à l’âge de 54 ans, se reconvertir?

Aujourd’hui, il ne veut pas y penser. Il est seulement animé par sa volonté "de mener un combat pour la liberté". Et il conclut : "la prochaine fois que nous imposera-t-on d’autre?". Alors, il a décidé de poursuivre aussi longtemps qu’il le pourra sa grève de la faim, "sourd à toutes les intimidations".

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