“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre numérique > Abonnez-vous

Logement social : un terrain d'entente entre l'État et les communes

Mis à jour le 27/02/2016 à 05:14 Publié le 27/02/2016 à 05:14
Dominique Estrosi-Sassone, Adolphe Colrat et Jean-Michel Sempéré ont paraphé hier le premier Contrat de mixité sociale du département.

Dominique Estrosi-Sassone, Adolphe Colrat et Jean-Michel Sempéré ont paraphé hier le premier Contrat de mixité sociale du département. Th. P.

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Logement social : un terrain d'entente entre l'État et les communes

Le climat s'est radouci.

Le climat s'est radouci. En matière de logement social s'entend, entre l'État et les collectivités locales. Chacun semble vouloir mettre de l'eau dans son vin. Longtemps, les communes azuréennes ont dénoncé comme un insupportable diktat les contraintes de la loi SRU, puis de la loi ALUR, qui imposent désormais, dans les zones dites tendues, un quota de 25 % de logements sociaux à l'horizon 2025. Objectif irréaliste, ont réagi la plupart des maires. Plutôt que de se lancer dans un bras de fer, l'État a opté pour la voie du dialogue, à travers la mise en œuvre de Contrats de mixité sociale (CMS) avec les communes qui le souhaitent. Il s'agit de les accompagner dans la concrétisation de programmes réalistes, au plus près de la vérité du terrain. C'est ainsi que le premier CMS des Alpes-Maritimes a été signé hier entre le préfet Adolphe Colrat, Dominique Estrosi-Sassone, conseillère métropolitaine en charge du logement, présidente du bailleur social Côte d'Azur Habitat, et Jean-Michel Sempéré, maire (LR) de Saint-Jeannet.

D'autres candidats

En vertu de ce contrat, ce dernier s'est engagé à la réalisation de 283 logements, dont 122 sociaux, dans sa commune d'ici à 2019. 300 autres sont également envisagés dans les années suivantes, dans une cité « qui ne comptait aucun logement social en 2008 », quand il a été élu. Dans ce partenariat - c'est l'un de ses leviers de soutien avec des garanties d'emprunt -, l'État cède notamment à la mairie un terrain qui accueillera 16 logements sociaux. La démarche paraît appelée à se généraliser. Sur les 22 communes du département actuellement carencées en logements sociaux, 14 (Vence, Gattières, La Gaude, Beausoleil, Roquebrune ou Villeneuve-Loubet, notamment) ont fait part de leur volonté, plus ou moins avancée, de s'engager sur le même chemin. L'État ayant, de son côté, 4 à 5 terrains à mettre à disposition, dont ceux de l'ancienne base aérienne de Roquebrune. « À la contrainte, nous avons préféré une approche partenariale, une action concertée, a insisté Adolphe Colrat. Le CMS permet d'adapter la loi à la réalité du terrain. J'ai le sentiment que les choses changent. Avant, le logement social était considéré comme un répulsif dans ce département, mais je sens une prise de conscience des élus, une dynamique, une volonté. Nous en avons besoin pour ne pas nous exposer à un déclin démographique et permettre à nos entreprises de disposer de la main-d'œuvre dont elles ont besoin. » Un sentiment corroboré par la sénatrice (LR) Dominique Estrosi-Sassone, qui a évoqué un partenariat « gagnant-gagnant », tout en maintenant qu'en soi, « l'objectif de 25 % de logements sociaux n'avait pas grand sens ». Elle préfère parler de « mise en œuvre harmonieuse, à Nice par exemple où le taux de 12,68 % reflète mal les près de 800 logements sociaux réalisés chaque année ». À ce jour, a rappelé le préfet, 30 000 demandes sont comptabilisées dans les Alpes-Maritimes, 68 % des ménages azuréens étant éligibles au logement locatif social.

th. p.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.