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Le Prince de Galles, doyen mentonnais de 150 ans

Mis à jour le 07/01/2016 à 05:10 Publié le 07/01/2016 à 05:10
Thomas Laurenti et sa mère Annie, actuels propriétaires du Prince de Galles, ont modernisé l'établissement ces 30 dernières années. Ci-contre, une vue ancienne.

Thomas Laurenti et sa mère Annie, actuels propriétaires du Prince de Galles, ont modernisé l'établissement ces 30 dernières années. Ci-contre, une vue ancienne. Cyril Dodergny

Le Prince de Galles, doyen mentonnais de 150 ans

L'hôtel de l'avenue du Général-de-Gaulle fête un siècle et demi d'accueil de tourisme. À l'origine résidence d'été des carabiniers du prince monégasque, il symbolise aujourd'hui une belle saga familiale

En limite des communes de Roquebrune-Cap-Martin et de Menton, il s'érige en front de mer. Majestueux dans son style architectural de la pure tradition ligure du XVIIIe siècle. Enclavé et pressuré par des constructions modernes qui l'étouffent quelque peu. On manque de recul pour admirer ses façades roses et ses encorbellements en pierre de taille. Dommage, car sa silhouette qui domine l'avenue du Général-de-Gaulle, fait écho au Palais de Carnolès depuis 1720.

Une histoire longue de près de deux siècles qui s'est nourrie de réussites et d'heures moins glorieuses, mais qui perdure, toujours aujourd'hui. Sous les traits de la famille Laurenti, qui conduit l'ère moderne et contemporaine de cette aventure. Depuis 1981, date à laquelle Richard et Annie ont racheté l'hôtel. Lui, expert comptable à l'époque et elle, gérante d'une entreprise de BTP.

Un gîte à leur image

Ils décident de changer de vie et de se lancer dans l'aventure de la gestion hôtelière. « Les anciens propriétaires étaient des clients de mon mari et c'était une belle opportunité. Durant trente-deux ans, on s'est donné beaucoup de mal. C'est un métier qui demande une implication permanente et de savoir bien s'entourer », confie Annie.

Le couple va s'attacher à faire vivre cette belle demeure et à la moderniser pour correspondre aux codes d'une clientèle moderne plus exigeante, en demande permanente de nouveaux services. Ils y mettent du cœur à l'ouvrage pour accomplir de nombreux travaux. Pour s'affilier début des années quatre-vingt-dix à la chaîne d'hôtellerie volontaire Best Western.

Ils construisent un gîte chaleureux, à leur image, cosy et convivial. Ils en font aussi un outil de communication et de promotion du territoire et de la région. En exposant dans les couloirs et les parties communes une collection d'affiches anciennes originales signées Hugo d'Alesi, Broders, Nozeran, Ferrié, entre autres, ou des photos et cartes postales dépeignant la région du Mentonnais.

De mère en fils

Et une trentaine d'années plus tard vint l'heure de passer les rênes. Vendre ou transmettre. Dilemme. Mais il y avait tout de même une solution toute trouvée. Celle d'un fils diplômé de la meilleure école hôtelière du monde. Attaché à ses racines et à son patrimoine familial. Lui se voyait une carrière internationale mais quand on lui a proposé le défi, au final, la réflexion ne fut pas longue. « Tout le monde n'a pas la chance de reprendre une affaire familiale surtout de cette qualité. C'était un beau challenge. C'est le lieu où j'ai grandi aussi, j'y suis très attaché », explique Thomas, désormais propriétaire et capitaine du navire Prince de Galles. Si ce n'est pas le dynamisme de la capitale britannique ou encore les charmes exotiques du Maroc, où Thomas Laurenti a fait ses armes, le jeune entrepreneur sait que Menton à ses atouts pour attirer une clientèle fidèle ou de passage. À lui comme ses alter de savoir capter l'air du temps, les modes de consommation. « C'est un secteur porteur. C'est une belle région qui attire de nombreux touristes. Le climat y joue beaucoup, le cadre de vie aussi mais il faut savoir s'y appuyer et s'en inspirer. J'ai toujours rêvé d'être mon propre patron et depuis sept ans déjà je suis à fond dans cette aventure. » Sa mère l'a accompagné jusqu'en 2013 « fière qu'il prenne le relais, fière de lui laisser mon bébé. Et imposer sa pâte. »

Le temps du numérique et de la communication 2.0 est arrivé. Trop compliqué pour la génération supérieure, le véritable défi d'un trentenaire. Des travaux d'embellissements à prévoir également. Un hôtel vit tout le temps et a besoin de se refaire une santé régulièrement. « En sept ans, nous avons refait toutes les chambres, le lobby et les façades. Pour un ensemble au goût du jour. Avec ça, on vise le classement en quatre étoiles. » Des projets encore et de quoi présager, peut-être, un troisième siècle de vie à ce doyen.


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