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Le Musée océanographique de Monaco ferme "pour des raisons de sécurité et pour l’équilibre économique"

Mis à jour le 01/11/2020 à 10:42 Publié le 01/11/2020 à 10:39
Robert Calcagno.

Robert Calcagno. Photo archives Michaël Alési

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Le Musée océanographique de Monaco ferme "pour des raisons de sécurité et pour l’équilibre économique"

Sur les réseaux sociaux, le Musée océanographique a officialisé sa fermeture du 3 novembre au 1er décembre. Une décision surprenante alors même que les récentes mesures de l’État étaient favorables aux musées et salles d’exposition. Robert Calcagno en précise les raisons.

Questions à Robert Calcagno, directeur de l’Institut océanographique de Monaco.

Pourquoi cette décision?
Toutes les années, le mois de novembre est celui où l’on a le moins de visiteurs. En cette période Covid, on a une baisse de fréquentation de 30 à 50%.

Et, désormais, le confinement en France nous empêche d’avoir les visiteurs français. Les résidents monégasques ne représentent que 3% de la clientèle.

Si on restait ouvert, ce sera pour avoir moins de dix visiteurs par jour… D’abord, il y a une question de sécurité: on ne peut pas laisser déambuler deux visiteurs seuls, au cas où il leur arrive quelque chose dans le Musée.

Puis, pour faire tourner la structure, il faut au moins une vingtaine de personnes. Il y a, donc, une question d’équilibre économique. Ce sera l’occasion pour le personnel de prendre des congés en novembre. Ils n’avaient pas pu le faire cet été, faute d’avoir pu prendre des saisonniers en renfort.

Le Musée ne sera pas totalement au point mort?
On va en profiter pour faire des travaux d’entretien. On a des projets de réfection de la partie tropicale de l’aquarium, des ascenseurs.

On va mener des investigations, préparer le terrain. Et puis, en réalité, on ne va pas réellement fermer le musée mais on va l’ouvrir différemment.

C’est-à-dire?
Le Musée sera fermé au grand public, certes. Mais il sera ouvert, sur rendez-vous, à des groupes. On va aussi recevoir des classes. Cette semaine, on a l’inauguration d’une exposition d’un artiste local.

Il pourra la faire visiter à des groupes. On est, aussi, en relation avec les hôtels : si des personnes souhaitent visiter le Musée, on pourra faire des visites privées. Ce sera au cas par cas, selon si on a l’autorisation ou non.

Nous sommes attachés à garder la science et la culture déconfinées.

En mai, vous aviez lancé un appel aux dons car l’Institut se trouvait en délicatesse financière. Combien avez-vous récolté?
L’appel aux dons publics nous a rapportés 200.000 €. Nous avons aussi eu des entreprises et mécènes qui ont complété avec des montants supérieurs, mais qui restent confidentiels. Cela nous a permis de combler le trou.

Il faut savoir que, normalement, les revenus liés aux visiteurs du Musée et de la Maison des Océans (Paris) sont de l’ordre de 10 millions d’euros. Cette année, ce sera moitié moins. Les dons n’ont pas comblé la différence. Il faudra que nous soyons attentifs à nos dépenses.

Un plan social est-il prévu?
Non. Cette année, nous n’avons pas pris de saisonniers et n’avons pas renouvelé les CDD. Tout le personnel en CDI est maintenu. Je ne peux pas m’engager pour les années à venir. Mais aucun plan social n’est à l’étude.

 


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