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La Tempête Alex dans la Roya au programme de Complément d'enquête ce jeudi soir sur France 2

Mis à jour le 21/01/2021 à 11:49 Publié le 21/01/2021 à 11:45
Le Smiage réalise des travaux dans la Roya depuis le lendemain de la tempête.

Le Smiage réalise des travaux dans la Roya depuis le lendemain de la tempête. Photo J.-F. Ottonello

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La Tempête Alex dans la Roya au programme de Complément d'enquête ce jeudi soir sur France 2

Diffusé ce jeudi à 22h55 sur France 2, Complément d’enquête s’intéresse aux catastrophes naturelles et consacre un reportage à la tempête Alex.

Trois mois après le passage de la tempête Alex dans les Alpes-Maritimes, les stigmates sont encore visibles.

Ce jeudi soir, France 2, via Complément d’enquête présenté par Jacques Cardoze, s’intéresse aux catastrophes naturelles avec trois reportages dont celui de Julien Cholin intitulé Inondation: zones rouges et verts de rage et consacré à la Côte d’Azur.

On se retrouve donc au cœur de la vallée de la Vésubie, à Roquebillière, où Adélaïde revient à l’endroit où se tenait sa maison. Aujourd’hui, il ne reste plus rien de son terrain. Juste des souvenirs et des photos.

"On a souvent eu des messages sur le téléphone lors des alertes orange inondation", détaille la jeune femme. "Si on avait conscience qu’un tel événement aurait pu se produire, on ne se serait pas installé sur un tel endroit."

Leurs voisins, eux, n’ont pas survécu. Ce sont Josette et Léopold Borello, ces retraités dont la maison a été emportée en direct. Non loin de là, on retrouve Hugo et Fabienne qui tentent de sauver leur magnifique maison de famille qui tient en équilibre au bord d’un précipice. L’image a fait le tour du monde. Elle est saisissante.

"J’ai 70 ans, j’ai déjà vécu ça, je veux rester ici, c’est mon village, mes vieux jours sont là", lance Hugo ému. Faut-il reconstruire ou tout détruire et forcer les gens à partir? C’est la question que tout le monde se pose.

Deux fois plus de tempêtes qu’en 1960

Pour tenter d’y répondre, un préfet à la reconstruction des vallées nommé par Emmanuel Macron, Xavier Pelletier. "Il faut d’abord veiller à la sécurité des habitants. On ne reconstruira pas à l’identique", prévient-il, sur place.

Cette tempête, d’une violence rare, est un phénomène de plus en plus fréquent. Alors le reportage se pose la question: le ciel méditerranéen est-il plus dangereux qu’avant?

Des spécialistes de Météo France l’affirment pour la première fois. Il y a deux fois plus de tempêtes qu’en 1960, avec des épisodes plus intenses, plus dangereux et l’homme n’y est pas pour rien car tout ça est lié au réchauffement de la région (de l’ordre d’un degré).

En octobre 2015, déjà, la Côte d’Azur avait été frappée par de violentes inondations (vingt morts). À Biot, commune durement touchée et classée en zone rouge, on s’inquiète forcément pour l’avenir. Les maisons perdent de la valeur et les assurances tiquent car 300 parcelles supplémentaires devraient virer au rouge prochainement.

De quoi inquiéter les habitants comme Nicolas. La moitié de son jardin vient de passer en rouge et l’autre est restée en bleue.

"Je veux comprendre", lance-t-il, son plan à la main. "Ce trait imaginaire dans mon jardin me coûte 600.000 euros, pas pour moi mais pour mes enfants", lance-t-il. Sa famille voulait construire des biens sur ce terrain et l’incompréhension demeure.

Zone noire à Biot

Mais à Biot, il existe aussi ce qu’on appelle une zone noire où il est dorénavant interdit d’habiter. Récemment, l’État a dû reloger vingt-quatre familles.

On y trouve aujourd’hui des maisons vides, presque abandonnées où la vie s’est arrêtée. Les terrains ont été rachetés par la commune. Le maire, Jean-Pierre Dermit, avance le coût des rachats et des démolitions qui vont suivre: treize à quatorze millions d’euros.

Qui va payer? Le contribuable à travers le fonds Barnier qui a pour mission le financement d’expropriations de biens exposés à un risque naturel mettant en danger des vies humaines.

Ce fonds est financé par tous les assurés qui cotisent à hauteur de 12 % du prix de l’assurance habitation selon le principe de solidarité.

Pour autant, les constructions en zone inondable continuent, comme à Sainte-Maxime dans le Var où deux ans après un drame qui avait coûté la vie à deux personnes, des maisons familiales à 600.000 euros sortent de terre sur cette même zone inondable.

C’est alors que le reportage se poursuit en caméra cachée pour une rencontre avec le promoteur. "Le risque zéro n’existe pas, jusqu’à présent il n’y a jamais eu d’inondation sur ce terrain", lance-t-il alors que les images d’archives prouvent le contraire.

Le permis de construire a été accordé en 2008 mais la mairie a fait machine arrière dans la foulée considérant le terrain en zone inondable. Sauf qu’une fois délivré, impossible de revenir sur la délivrance d’un permis de construire.

C’est au client de faire son choix. Le jeu en vaut-il la chandelle? Les images d’Alex, encore gravées dans nos mémoires, permettent de mieux évaluer ce risque.


Complément d’enquête, ce jeudi à 22h55 sur France 2.

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