“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Grâce à cet Azuréen, vous pourrez aller acheter vos cigarettes en Italie sans vous faire refouler à la frontière

Mis à jour le 25/02/2021 à 08:25 Publié le 25/02/2021 à 09:00
Quand avec sa meilleure amie Marjorie, Alexis a créé son groupe Facebook, il ne pensait pas avoir inventé une sorte de "Waze" de la quête de cigarettes italiennes par temps de covid

Quand avec sa meilleure amie Marjorie, Alexis a créé son groupe Facebook, il ne pensait pas avoir inventé une sorte de "Waze" de la quête de cigarettes italiennes par temps de covid François Vignola / Nice Matin

Je découvre la nouvelle offre abonnés

Grâce à cet Azuréen, vous pourrez aller acheter vos cigarettes en Italie sans vous faire refouler à la frontière

Après avoir réuni près de 3.000 Azuréens en quelques jours, le groupe Facebook "Cigarette en Italie" créé par Alexis, un Cagnois de 29 ans, fait un carton... voire même une cartouche!

Jeu de pistes pour contourner l’impossibilité présumée d’aller acheter ses cigarettes en Italie! Avec l’explosion de la pandémie sur la Côte d’Azur, le résident français - sauf raison impérieuse et test PCR en bonne et due forme - est devenu persona non grata de l’autre côté du "pointillé" à Vintimille.

Un drame pour les fumeurs qui avaient leurs petites habitudes de "go fast" à la nicotine. Serveur au chômage, Alexis Bensaïd, un Cagnois de 29 ans, s’est du coup amusé à créer un groupe sur Facebook. C’était fin janvier? Nom de code "Cigarettes en Italie". Un mois plus tard, plus de 2.900 personnes s’y sont inscrites. Plus de 10.000 publications. Alexis n’en revient pas, il a inventé une sorte de "Waze" de la quête de clope.

"On doit être un paquet"...

Avec Marjorie, sa meilleure amie, Alexis avait d’abord tenté le coup d’un aller-retour Cagnes-Vintimille dans l’espoir d’y acheter une ou deux cartouches. Des blondes "qui, ici, valent de l’or et là-bas ne lui coûte deux fois moins cher."

On lui disait qu’il serait refoulé. À l’époque, l’Italie, il est vrai, était encore en alerte pandémie. La Côte d’Azur sans atteindre encore les taux d’incidence actuels n’était pas au mieux en matière de contrôle de l’épidémie. Et passer la frontière, du moins sur le papier des décrets gouvernementaux, était présenté comme une "mission impossible": "J’ai évité la frontière du bord de mer. Par l’autoroute, malgré ce qu’on nous affirmait, je suis passé comme dans du beurre. Hop, j’ai ramené ma cartouche."

C’est alors que l’idée s’impose à lui. Il a du temps à perdre pour cause de chômage. En deux ou trois clics, le groupe "Cigarettes en Italie" est né. "Je me suis dit, on doit être un paquet comme moi à avoir perdu 16% de pouvoir d’achat avec le chômage partiel, mais à ne pas être fichu de s’arrêter de fumer. Avant la covid, sauf exception, je n’étais jamais allé acheter mes clopes à Vintimille, mais là, l’économie de 150 à 200 euros par moi, elle vient bien."

Un "Waze" sous nicotine

La suite est un effet boule de neige. Si la grande majorité des adhérents des membres sont de Nice, Antibes et Cannes, son initiative fait mouche aussi dans le Var.

Draguignan, Fréjus, voire Toulon. Le pacte digital que cette communauté a noué est celui de l’alerte. "Quand l’un de nous décide de faire l’aller-retour en Italie, il poste. Et il informe en temps réel la communauté si la voie est libre ou si les carabiniers sont sur le pied de guerre à la frontière"

Mardi dernier, son petit trip hebdomadaire jusqu’au comptoir d’Eurodrink à Vintimille s’est mal passé. Refoulé, Alexis. Immédiatement, il en informe sa communauté. "Cela m’a évité une belle galère. Moi, je partais de Fréjus et faire le voyage pour rien aurait été relou et pas très rentable", raconte Lily, une des membres du groupe.

Au-delà de l’entraide, le groupe est devenu petit à petit une vraie communauté, avec ses codes, ses héros d’un jour comme Anthony qui a joué gros lors de son dernier "go fast nicotiné": "A la frontière, les policiers italiens m’ont dit de faire demi-tour. J’ai fait semblant d’obtempérer, mais je suis quand même allé acheter mes clopes. J’ai traîné un long moment devant l’Eurodrink, en me disant qu’ils n’allaient pas passer la journée là, et j’ai eu juste. Quand je suis repassé, il n’y avait plus personne".

Gros frissons - "l’amende dont les Italiens nous menacent est de 400 euros" - pour petit profit, mais, par les temps d’ennui covidé qui courent, c’est manifestement énorme !

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.