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Fondation Abbé-Pierre : Respecter le droit à un toit

Mis à jour le 16/04/2016 à 05:14 Publié le 16/04/2016 à 05:14
Fathi Bouaroua, directeur régional de la Fondation.
	(photo Gilles Traverso)
Monaco-Matin, source d'infos de qualité

Fondation Abbé-Pierre : Respecter le droit à un toit

L'organisation caritative a dressé son 21e rapport annuel sur le mal logement, au foyer des jeunes à Cannes. Et s'est alarmée de la situation azuréenne, en déficit de logements sociaux

Même si la Côte d'Azur ne souffre pas les frimas de l'hiver 1954, la situation du logement reste très préoccupante. L'équation ne comporte quasiment pas d'inconnue, mais reste néanmoins insoluble. Avec un foncier rare donc onéreux, et un taux de chômage à 12 % (500 000 chômeurs déclarés) en Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, « il y a de plus en plus de gens qui galèrent pour payer un loyer ou se loger, et qui risquent de se trouver à la rue », redoute Fathi Bouaroua, directeur régional de la Fondation Abbé-Pierre.

Avec un loyer variant de 11,8 e/m2 à Grasse à 15,2 e/m2 à Antibes dans le secteur privé (deux à trois fois plus cher que dans le secteur public), le taux d'effort des ménages pour se loger atteint en moyenne 30 % de leurs revenus dans notre département. C'est trop.

Et si le nombre de logements augmente plus vite que la population régionale depuis 2007 (2 919 000 logements en 2012), le parc HLM (250 300 logements) reste trop faible pour répondre aux besoins.

Dans les A.-M (741 300 logements), on compte 68 % de résidences principales, mais aussi 24 % de résidences secondaires et 28,5 % de logements vacants. Alors que seulement 11 000 demandes de logements sociaux sont satisfaites, sur plus de 31 000 demandes.

D'où l'indignation de la Fondation, alors que la loi SRU sur le logement social (20 %) est très peu respectée.

« En avril, le conseil régional de Christian Estrosi a même voté à l'unanimité l'annulation des sanctions pour les communes qui ne respectent pas la loi SRU, dénonce Fathi Bouara. C'est choquant, d'autant plus qu'en tant que maire de Nice, il a mené une politique pour faciliter le logement social avec la création de zones à mixité sociale. »

Et de préconiser un respect du droit à un toit, non seulement pour les mal-logés, mais pour toute l'économie.

« Il faut que les gens puissent se loger sans survivre, sous peine de les voir partir. Même une cité de tourisme et de personnes âgées a besoin de ses actifs. »

Offre numérique MM+

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