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Essais, autorisations... Où en est-on des vaccins contre la Covid-19?

Mis à jour le 25/01/2021 à 17:42 Publié le 25/01/2021 à 17:42
Illustration.

Illustration. Photo Eric Ottino

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Essais, autorisations... Où en est-on des vaccins contre la Covid-19?

L'Institut Pasteur a annoncé lundi 25 janvier qu'il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre la Covid-19, car les premiers essais ont montré qu'il était moins efficace qu'espéré. Un candidat-vaccin en moins donc et d'autres qui pourraient arriver rapidement sur le marché. Où en est-on de ces derniers? On fait le point.

La nouvelle qui fait mauvais genre, dans le "pays de Pasteur".

L'Institut éponyme a annoncé ce lundi 25 janvier qu'il arrêtait le développement de son principal projet de vaccin contre la Covid-19, en raison d'essais moins porteurs d'espérance que prévus.

Les essais de phase 1 avaient démarré en août mais "les réponses immunitaires induites se sont avérées inférieures à celles observées chez les personnes guéries d'une infection naturelle ainsi qu'à celles observées avec les vaccins autorisés" contre la Covid-19, a expliqué l'Institut pour justifier sa décision de mettre fin à son projet.

Une mauvaise nouvelle pour la lutte contre la Covid-19, d'autant que Pfizer et Moderna, les deux principaux vaccins actuellement sur le marché, ont annoncé récemment des retards de livraisons pour l'Europe alors que celle-ci fait face à de nouveaux variants.

Selon l'OMS, plus de 169 vaccins candidats contre la Covid-19 sont en cours de développement, dont 26 en phase d’essai chez l’homme.

Si la campagne se poursuit malgré tout, en Europe, où en sont les autres candidats vaccins de leur développement? 

AstraZeneca/Oxford

C'est le dernier à devoir arriver sur le marché. Issu de la collaboration entre l'université d'Oxford et le laboratoire AztraZeneca, ce vaccin coûte moins cher à produire que le Pfizer/BioNTech et le Moderna. 

Il est également plus facile à stocker et transporter, en particulier par rapport à celui de Pfizer/BioNTech qui doit être conservé à de très basses températures (-70°C). 

La Commission européenne, chargée de négocier au nom des Vingt-Sept, a signé un contrat pour précommander jusqu'à 400 millions de doses du vaccin AstraZeneca/Oxford.

Comme ses deux prédécesseurs, il faut deux injections à un mois d'intervalle pour que son efficacité soit démontrée. 

Approuvé par la Grande Bretagne, l'Inde, la Hongrie, le Pakistan et par l'Argentine, il est déjà en circulation dans ces pays.

Le 29 janvier, l'Agence européenne des médicaments devra donner son avis. Puis en fonction de celui-ci, c'est la Haute Autorité de Santé qui se prononcera pour la France.

Le gouvernement français a annoncé précommander 44 millions de doses d’AstraZeneca. 

CureVac/Bayer

Depuis le 14 décembre, ce candidat vaccin est en essai de phase 3 et devrait bientôt pouvoir être soumis à l’examen des autorités sanitaires.

Le 11 janvier, le laboratoire annonçait dans un communiqué des résultats précliniques "positifs" sur des primates non-humains, avec une réponse "robuste" des anticorps face au vaccin.

Selon lui, c'est la preuve de la preuve de la "protection totale des poumons" des primates vaccinés. 

Comme le vaccin AstraZeneca, il se conserve plus aisément que le vaccin Pfizer, à une température réfrigérante classique et pour plusieurs mois, même s'il utilise la même technologie qu'est l'ARN Messager.

La France en a d'ailleurs précommandé 33 millions de doses. 

L'entreprise prévoit que ses essais prendront fin d'ici à la fin du premier trimestre 2021. Pour l'approvisionnement, c'est le géant Bayer qui s'est allié au laboratoire. 

Janssen (Johnson & Johnson)

La filiale belge de l'entreprise américaine planche elle aussi sur son vaccin.

Plus stable que certains de ses concurrents, il se conserve à -20°C et est "valable" au moins trois mois à une température comprise entre 2°C et 8°C.

Son avantage est donc le transport facilité et sa conservation.

Le gouvernement indique qu'il en est au même stade que le vaccin AstraZeneca: "en cours d’évaluation par l’EMA après la réalisation d’essais cliniques de phase 3".

La France a d'ores et déjà précommandé 30 millions de doses de ce vaccin. 


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