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Environ 400 sans-abri s'installent sous des tentes place des Vosges à Paris

Environ 400 sans-abri, dont des familles avec enfants et des mineurs non accompagnés, ont planté des tentes jeudi à Paris sur la très chic place des Vosges afin de demander à l'Etat "des solutions d'hébergement dignes et pérennes", a constaté une journaliste de l'AFP.

AFP Publié le 29/07/2021 à 14:44, mis à jour le 29/07/2021 à 14:37
Photo Dr / Twitter.com/reza_jafari75

Ces sans-abri sont accompagnés par le "Collectif Réquisitions", qui regroupe plusieurs associations, dont Utopia, solidarité migrants Wilson et le DAL.

"Nous prévoyons de rester jusqu'à la mise à l'abri de l'ensemble des personnes présentes", a prévenu Philippe Caro, de solidarité migrants Wilson. "Nous sommes ici pour hausser le ton : il y a 400.000 logements vides en Île-de-France. Nous demandons une meilleure application de la loi sur les réquisitions", a-t-il poursuivi.

"Nous avons choisi ce lieu car c'est un lieu touristique à Paris. Nous voulons montrer une autre face de Paris. Rendre visibles les invisibles, aussi dans les quartiers chic", a expliqué à l'AFP Pierre Mathurin, coordinateur d'Utopia Paris.

 

Dans un communiqué, le DAL explique qu'il s'agit de la 9ème action du "Collectif Réquisitions". En mai, cette organisation connue pour ses actions coup de poing et des sans-abri avaient occupé un gymnase appartenant à la mairie de Paris. Fin janvier, c'était une ancienne école maternelle du XVIème arrondissement, puis mi-février l'Hôtel-Dieu.

Le Collectif a "permis à près de 3.000 personnes de ne plus vivre dans la rue ou un abri de fortune. L'installation dans l'espace public de plusieurs centaines de sans-abri a été le seul moyen de faire respecter leur droit à être hébergés jusqu'à leur relogement", assure le DAL.

"Avec cette action nous voulons sortir d'un engrenage: au lieu de trouver des hébergements, l'Etat se repose sur nous. Nous trouvons des logements parce que personne d'autre ne le fait mais on ne devrait pas être là pour pallier les manquements de l'Etat. Avec ces actions on leur rappelle que c'est leur rôle, pas le nôtre", a dénoncé Pierre Mathurin.

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