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Découvrez quelles sont les tendances de cette année au festival international du tatouage

Mis à jour le 21/04/2019 à 08:22 Publié le 21/04/2019 à 08:22
Toutes les générations se retrouvent au salon international du tatouage.

Toutes les générations se retrouvent au salon international du tatouage. Photos Cyril Dodergny et V.M.

Découvrez quelles sont les tendances de cette année au festival international du tatouage

Jeunes, seniors, actifs, mères de famille... Ce samedi, dès midi, c’était l’affluence aux studios de la Victorine à Nice pour découvrir les nouvelles tendances du festival international de « tattoo »

Depuis douze ans qu’il existe, le festival international du tatouage n’a pas pris une ride! Et ça se voit. Ce samedi, aux studios de la Victorine, ce salon a démarré sur les chapeaux de roues.

Parkings bondés, dès l’ouverture à midi, un monde fou dans les allées pour venir découvrir, dans deux pavillons aménagés en salons esthétiques géants, 180 artistes à la manœuvre.

Lors de l'ouverture, ce samedi midi, aux studios de la Victorine, le festival international du tatouage a attiré un monde fou.
Lors de l'ouverture, ce samedi midi, aux studios de la Victorine, le festival international du tatouage a attiré un monde fou. Photos Cyril Dodergny et V.M.

Certains sont venus de Chine, d’Australie, du Japon, du Canada, d’autres des quatre coins d’Europe, pour être présents à ce salon qui s’achèvera demain soir. (1)

Sur la planète Tatoo, ce festival de Nice s’est taillé une belle réputation, grâce à ses exhibitions en live, ses concours, son ambiance rock, son esprit festif... Résultat, c’est l’engouement. "Au niveau des participants, nous avons dû refuser près de 400 tatoueurs" pointe Sylvain Rondeau, l’un des organisateurs.

Pas que des bikers!

Au niveau du public, c’est l’affluence. Et pas que des "bikers"! Ici, c’est un joyeux mélange de mères de famille avec ou sans poussettes, de gars en pantalon à pince bien sages, de grands-mères, issus de toutes les conditions sociales.

Certaines réalisations peuvent prendre plusieurs jours.
Certaines réalisations peuvent prendre plusieurs jours. Photos Cyril Dodergny et V.M.

Et tout ce monde s’installe, sans chichi, sur des tables de massage pour exhiber un mollet, une jambe, un dos nu à "encrer".

"Les gens viennent pour ça! S’offrir un tatouage qui n’est plus réservé aux mauvais garçons, poursuit l’organisateur. Ici, ils ont le choix au niveau des artistes. Et dans des règles d’hygiène très strictes: gants et masques obligatoires, matériels uniques jetés dans des containers qui partent au recyclage."

Zoom sur les tendances

Alors quelles sont les nouvelles tendances? Celle qui monte, c’est le "réalisme", c’est-à-dire des photos ou portraits de personnages reproduits à l’identique. Pour se l’encrer dans la peau. En noir et blanc ou en couleur.

Sur un des stands, un jeune homme a confié son dos pour avoir le visage d’une femme déesse. "Elle symbolise l’eau, l’air et le feu, explique Guillaume de L’Art du Noir. Pour réaliser ce tatouage, on en a pour deux jours!" A quel prix ? "C’est une affaire entre le tatoueur et son client" répond-il...

Si le motif tribal semble un peu marquer le pas, c’est le "water color" qui monte. C’est-à-dire des tatouages colorés, comme dilués, pour donner sur la peau un effet aquarelle.

S’ajoute aussi le cover. Le tatouage réalisé pour recouvrir un autre. "Celui que l’on ne veut plus voir, comme le prénom de son ex", rigole Sylvain.

Laetitia a confié son avant-bras à l'artiste Célia Yc pour avoir un tatouage "cover".
Laetitia a confié son avant-bras à l'artiste Célia Yc pour avoir un tatouage "cover". Photos Cyril Dodergny et V.M.

À ce jeu-là, on peut mixer le réalisme avec le water-color. C’est le choix qu’a fait Lætitia, mère de famille de 40 ans venue spécialement de Villeneuve-Loubet pour faire disparaître de son avant-bras un décor de "dentelle mal faite", dans un bouquet de fleurs couleur fuchsia.

Accrochée à la table de tatouage, Lætitia a l’air de souffrir. "Sur certains endroits du bras, la douleur est pire qu’un accouchement, grince-t-elle. Et je sais de quoi je parle, j’en ai eu trois!" Alors pourquoi s’infliger tout ça?

"Comme une drogue"

"J’ai commencé à l’âge de 18 ans. Par rébellion. À l’époque, se faire tatouer était plutôt mal vu. Et puis, j’ai continué. Aujourd’hui, je ne peux plus m’en passer. C’est comme une drogue."

Pour ce cover, façon water color habillant l’avant-bras, il faut compter 900 euros. "Des tatouages, il y en a tous les prix, assure Sylvain. De 60 à des milliers d’euros"...


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