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Covid-19: la troisième vague "loin d'être terminée" selon Jean Castex

Mis à jour le 16/04/2021 à 13:42 Publié le 16/04/2021 à 13:41
Le Premier ministre, Jean Castex.

Le Premier ministre, Jean Castex. Photo AFP

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Covid-19: la troisième vague "loin d'être terminée" selon Jean Castex

La "troisième vague" de la pandémie de Covid-19 en France est "loin d'être terminée", a averti vendredi Jean Castex à Caen, où des soignants du CHU lui ont fait part de leur "épuisement".

"La troisième vague est loin d'être terminée, même si, sur l'incidence, un certain nombre d'évolutions favorables" sont constatées, a déclaré le chef du gouvernement.

Il y a toujours un "décalage" entre l'évolution du nombre des contaminations et celle de la "situation hospitalière", a rappelé M. Castex.

Le Premier ministre a visité le service réanimation du CHU de Caen où le personnel lui a fait part de sa "fatigue".

"Nous nous épuisons. Nous avons quelques collègues qui sont en arrêt pour burn out (...) On a l'impression de ne pas être en sécurité", a expliqué Déborah Clergeau, infirmière en réanimation, au Premier ministre qui visitait le service.

Avec sa collègue Charlotte Deux, elle a affirmé que des demandes d'heures supplémentaires étaient refusées par la direction.

"Les demandes de renforts ne sont parfois pas acceptées. Je travaille à mi-temps. Je propose de revenir plus. On me dit c'est non. On n'accepte pas l'augmentation du temps de travail", a expliqué Mme Deux, depuis 12 ans dans le service.

"Ce qui semble bloquer, c'est de payer ces renforts en heures supplémentaires", a-t-elle ajouté.

M. Castex a assuré que cela ne pouvait être une question de moyens financiers. "Si votre direction me disait je n'ai pas d'argent pour payer, je lui débloquerai immédiatement", a-t-il assuré.

"On attend encore le plateau (que la 3e vague n'a pas encore atteint, NDLR). C'est peut-être là qu'on vous basculera à temps plein", a ajouté le Premier ministre.

Le service bénéficie certes du renfort d'étudiants mais "certains n'ont pas fait de réanimation avant de venir. Nous les plus anciens nous avons les patients les plus lourds. C'est épuisant", a ajouté Mme Clergeau.

Le professeur Damien Du Cheyron qui dirige le service a confirmé devant le Premier ministre que "les équipes s'épuisent". "La difficulté, c'est la durée de cette vague. La 2e ne s'est jamais terminée, la 3e vient", a-t-il précisé.

"Nous avons beaucoup de mal physiquement, psychologiquement, beaucoup. Certains craquent", a ajouté Mme Clergeau interrogée par l'AFP.

"SOS, santé en danger", "SOS, nous pansons les patients mais qui pense à nous", pouvait-on lire sur des banderoles de la CGT à l'entrée de l'hôpital.

Dans un discours face aux élus locaux et à la presse, M. Castex a souligné que "le chantier" de l'amélioration de la "rétribution" des soignants "se poursuit". "On a engagé la bagatelle de sept milliards rien que pour cela", a-t-il ajouté.

Interrogé par l'AFP pour savoir s'il était toujours prévu de supprimer 200 lits dans le nouveau CHU de Caen qui doit être mis en service en 2026, M. Castex a répondu que 140 personnes supplémentaires seraient affectées au nouveau CHU et que l’État augmenterait sa contribution de 50 millions d'euros, la portant à 400 millions.


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