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Covid-19: "Je vis dans une trentaine de m2. Pas de balcon et je ne peux pas ouvrir la fenêtre!" Un Antibois bloqué dans un hôtel de Singapour

Mis à jour le 10/04/2021 à 07:28 Publié le 09/04/2021 à 22:50
Pour avoir le droit de venir y travailler, cet Antibois a été contraint par la cité-état à deux semaines d’isolement dans une chambre d’hôtel. Son quotidien : une routine salvatrice.

Pour avoir le droit de venir y travailler, cet Antibois a été contraint par la cité-état à deux semaines d’isolement dans une chambre d’hôtel. Son quotidien : une routine salvatrice. DR

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Covid-19: "Je vis dans une trentaine de m2. Pas de balcon et je ne peux pas ouvrir la fenêtre!" Un Antibois bloqué dans un hôtel de Singapour

Pour avoir le droit de venir y travailler, cet Antibois a été contraint par la cité-étatà deux semaines d’isolement dans une chambre d’hôtel. Son quotidien : une routine salvatrice.

Coincé, quatorze jours durant, dans un espace-temps dont il ne commence à entrevoir l’issue qu’après les neuf premiers couchés de soleil. Placé à l’isolement le 30 mars dernier et jusqu’au 13 avril, dans une chambre d’hôtel dont il n’a choisi ni le lieu ni le standing, Clément Palos, un avocat Antibois ayant décroché un emploi dans un cabinet allemand - dont le siège asiatique se situe à Singapour -, traîne depuis son spleen entre le lit et la baignoire de sa chambrée. "Je dois intégrer le bureau installé à Bangkok, en Thaïlande. Mais avant, je dois rencontrer les équipes installées à Singapour." Dommage.

En Thaïlande, sa quarantaine aurait été ramenée à dix jours depuis Paris. L’Antibois de naissance aurait alors été tout proche de la rédemption. "Depuis que je suis parti, je n’ai pas mis le nez dehors plus d’une minute."

C’était à Singapour, lors de son transit depuis l’aéroport et vers le bus qui allait le conduire à l’hôtel. "Le tout, avec un cordon de sécurité alertant les passants du potentiel danger que je représentais…" Ambiance. L’avocat n’est pas au bout de ses peines. Il s’est évidemment renseigné. Et n’envisage pas son entrée en matière comme une simple partie de plaisir. "Déjà à l’aéroport, en attente du bus qui allait me conduire, j’avais cerné le petit côté “loterie” du truc."

"Un hôtel cinq étoiles un peu vieillot"

Le Français observe. Les personnes vouées comme lui à l’isolement sont appelées par séries de dix. Chacune embarque dans un véhicule au hasard, correspondant à un établissement installé au cœur de la cité-état. "Je savais juste que ce ne serait que des hôtels quatre ou cinq étoiles."

Pour deux raisons évidentes: seuls ces établissements disposent du personnel et du système d’aération nécessaire à un tel confinement. Après avoir suivi de près un parcours fléché et encadré par de nombreux agents aéroportuaires, Clément est donc escorté jusqu’à l’atrium "d’un hôtel cinq étoiles un peu vieillot. Je vis dans une trentaine de mètres carrés. Il y a un lit, une grande télé et une salle de bains. Pas de balcon et je ne peux pas ouvrir la fenêtre!"

La routine, sa "bouée de sauvetage" Sans aller jusqu’à la crise d’angoisse, le trentenaire tourne en rond les deux premiers jours…. Avec le décalage horaire qui lui trotte dans la tête. Pour s’acclimater, le Français a quand même de la ressource. "Je suis parti avec des somnifères. Et, surtout, je m’astreins aussi à une vraie routine pour que les journées passent vite. Du matin au soir, je suis réglé comme une horloge. C’est ma bouée de sauvetage. Sans ça, je deviens fou." L’avocat résume ainsi l’espace-temps si particulier qui le rapproche chaque jour un peu plus de la liberté.

"Je regarde beaucoup de films. Dernièrement, j’ai adoré Désigné coupable" Ou l’adaptation des mémoires du Mauritanien Mohamedou Ould Slahi, enfermé pendant quatorze ans à Guantánamo, peu après les attentats du 11-septembre. "Ça m’aide à relativiser"

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