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Contrôles à la frontière, entre cafouillages et incompréhensions

Mis à jour le 03/06/2020 à 20:09 Publié le 03/06/2020 à 19:47
2 heures 30 d'embouteillages à la frontière ce mercredi 3 mai.

2 heures 30 d'embouteillages à la frontière ce mercredi 3 mai. SanRemo News

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Contrôles à la frontière, entre cafouillages et incompréhensions

Règles peu claires, postes de frontière fermés, entassements, la réouverture des frontières ne se fait pas sans couacs.

Cela devait être simple comme une lettre à la poste. "Un Français pourrait se rendre en Italie dans le sens où l'Italie ne lui interdirait pas l'accès à son territoire et que nous n'interdisons pas l'accès à notre territoire des ressortissants français quand ils reviennent en France", avait indiqué Edouard Philippe lors de son allocution le 28 mai. Et pourtant. Hier, à la réouverture de la frontière, il était possible de croiser des Français bredouilles, contraints à rebrousser chemin, faute de masques. Une minorité malgré tout. 

Nous contrôlons les papiers d’identité de ceux qui entrent, explique un militaire italien. Il faut également avoir un masque. En Italie, le port est obligatoire et les règles doivent être respectées. La réouverture des frontières n’empêche pas le respect des règles de distanciation.” Les contrôles ne sont pas automatiques cependant. “On ne nous a rien demandé, sourit Valérie. Mais les masques nous les avions de toute façon.”

Des Français contrôlés à leur retour

Des contrôles, on en trouve également de l’Italie vers la France. “Tout le monde est contrôlé, même les Français qui reviennent. On regarde qui rentre en France. On est obligé de justifier que l'on est domicilié ou que l'on travaille en France, d'expliquer pourquoi on est allé en Italie, explique Philippe Vicente, délégué Police aux frontières de Menton, adjoint-chef de brigade. On a déconfiné en France, on est en zone verte ici, on peut circuler librement, de son côté l'Italie a décidé d'ouvrir les frontières : aux Français de s'adapter. S'ils passent côté italien, il y a un contrôle à leur retour."  

De retour, sur l’autoroute, les policiers affirment cependant que les contrôles des ressortissants français sont rares voire inexistants. Sur le bas-côté d’ailleurs, seuls un Allemand et un Italien sont arrêtés et doivent fournir des justificatifs. Sollicitée par Nice-Matin, la préfecture a précisé hier soir dans un mail qu'il était "indispensable de se munir de l'attestation de déplacement international dérogatoire à présenter en cas de contrôle."

Roberto Parodi est le président de la FAI, l'association des transfrontaliers italiens.
Roberto Parodi est le président de la FAI, l'association des transfrontaliers italiens. Flora Zanichelli

2 heures 30 d’embouteillages pour les travailleurs italiens

Des contrôles qui ont provoqué l’ire, hier, des travailleurs italiens. Voilà plusieurs jours, déjà, que ces travailleurs transfrontaliers se plaignent d’embouteillages à l’entrée de la France. “Hier matin, c’était absurde, raconte Roberto Parodi, président de l’association des transfrontaliers italiens. Il y avait des embouteillages énormes dès 7 heures. Le matin, c’est quelque 4 500 personnes qui vont travailler en France. elles ont attendu parfois jusqu’à 2 heures 30.” Une affaire qui est remontée jusqu’au ministère des affaires étrangères italien.

"Le poste Saint-Louis reste fermé. Ça bouche à la frontière à Saint-Ludovic. La France maintient le contrôle jusqu'au 15 juin, alors que les Italiens ont ouvert, commente Philippe Vicente. Comme les collègues gendarmes contrôlent les gens qui rentrent en France, cela crée des bouchons sur un petit kilomètre.” Une explication qui ne satisfait pas complètement Roberto Parodi. “Tout le monde est content de revenir en Italie. Certes la France n’a pas ouvert ses frontières. Mais on ne comprend pas que cela ait été si compliqué.”


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