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Comment les drones sont devenus le nouvel outil sécurité indispensable

Mis à jour le 11/04/2019 à 10:13 Publié le 11/04/2019 à 10:13
MC Clic développe des drones depuis sept ans. Ce drôle d’oiseau a une redoutable stabilité, qui résiste à la traction du bras d’Erwann Grimaud, le patron de l’entreprise.

MC Clic développe des drones depuis sept ans. Ce drôle d’oiseau a une redoutable stabilité, qui résiste à la traction du bras d’Erwann Grimaud, le patron de l’entreprise. Cyril Dodergny

Comment les drones sont devenus le nouvel outil sécurité indispensable

Voir tout, partout, de jour comme de nuit; aller dans des endroits inaccessibles pour l’homme, et surtout y aller très vite: ces petits aéronefs sont devenus des incontournables de la sécurité. C'est ce qu'on a observé au 1er salon Platinum Security, qui se tient au Grimaldi Forum, à Monaco, jusqu'à vendredi.

"La sécurité, aujourd’hui, c’est une grosse partie de mon activité, confie Erwan Grimaud, fondateur de l’entreprise monégasque MC Clic. On fait de la levée de doute, de la protection de zone sensible, de la reconnaissance, pour voir s’il y a un feu, chercher des personnes disparues. C’est vraiment une grosse activité."

À en juger par le nombre d’exposants de drones présents, mercredi au Grimaldi Forum, pour le premier salon Platinum Security, ces mini-aéronefs ont en effet le vent en poupe.

Et s’ils ont autant de succès, ce n’est pas par hasard. Pour Gil Ancelin, président de Protec Group, la raison est simple : "Ça permet de rationaliser la sécurité sur site. Le drone, c’est un œil dans le ciel. Quand il prend de la hauteur, il voit tout, ce qui permet d’avoir la meilleure efficience possible."

une Utilisation simplifiée

Ce drone fait tout, tout seul: décollage, patrouille et retour au chargeur.

Mais voilà, l’outil en question est un peu compliqué à utiliser. Cela nécessite des formations complexes.

Alors l’entreprise Yuneec, deuxième fabricant de drone au monde, a mis au point un engin un peu particulier : « Notre drone a la particularité d’être une plateforme ouverte. Cela permet aux utilisateurs de développer leurs propres applications, à l’instar du groupe de sécurité Goron, qui a développé un accès simplifié pour les agents de sécurité. »

Tout est automatique

Yuneek a développé un drone personnalisable, très accessible.

Protec Group a fait encore plus simple : "Ce drone-là décolle et fait ses rondes automatiquement, et couvre une surface de 10 km². Il part tout seul sur les zones de déclenchement d’alarme pour effectuer une levée de doute, et transmet automatiquement les images à la station de télésurveillance. Il revient tout seul à sa base et se recharge." Une solution qui est déployée aujourd’hui sur des sites d’importance vitale, des bases aériennes, ou des sites industriels.

Mais pas que : "On est approchés par des grandes propriétés avec villa. Quand vous mettez quatre personnes dans un 4x4 pour faire des rondes, ils ne peuvent voir que l’endroit où ils sont. Le drone, lui, permet de voir partout." Et il permet d’adapter les moyens mis en œuvre à la réalité du terrain. Fini l’envoi de patrouilles pour un chat qui a déclenché l’alarme.

Côté prix : "Ça coûte moins de 3.000€ par mois. Pour faire la même chose avec des hommes, il faut au minimum cinq personnes, et des véhicules, de l’essence, etc."

Spécialistes du drone... et de l'antidrone

Ce fusil laser rend la prise de photo par drone presque impossible.

Qui mieux qu’un fabricant pour connaître les failles de son produit?

Pour Erwan Grimaud, développer cette activité, c’était une évidence: "On s’est rendu compte que les drones sont des super-gadgets qui peuvent devenir des menaces s’ils sont mal utilisés. Alors nous avons développé plusieurs systèmes antidrones."

De quoi flinguer son marché ? Pas du tout. Plutôt de quoi offrir une offre complémentaire. Aujourd’hui, MC Clic propose un fusil laser. Comme on n’est pas vraiment dans la guerre des étoiles, pas question de dégommer l’engin volant : "Le laser vient éblouir le capteur vidéo. Le but, c’est clairement de gêner. Par exemple, un paparazzi ne peut plus faire de photos avec ça."

En bon artilleur, il a évidemment du plus lourd : "Nous avons également un pistolet et un fusil, utilisé par la gendarmerie pendant les manifestations. Là, le but c’est de couper la communication entre la télécommande et le drone. On peut également forcer le drone à atterrir."

Du côté des outils automatiques, la société Cerbair a mis au point un système de détection redoutable. Installé sur la même zone qu’un drone de surveillance, il reconnaît sa fréquence et le considère comme un "ami". "Tout autre drone sera identifié comme ennemi. On pourra déployer les outils nécessaires, neutraliser le drone, et même interpeller le pilote. C’est la seule technologie qui permet de détecter le drone et le pilote", explique Thomas Gueudet, directeur commercial international de Cerbair.

Selon lui, il s’agirait d’un outil particulièrement intéressant pour les aéroports: "Quand un drone inconnu survole un aéroport, tous les avions restent cloués au sol, c’est la réglementation. Cela coûte des centaines de milliers d’euros à la minute."

Le marché est donc prometteur, d’autant que l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) avait recensé 1.400 incidents de drones en Europe en 2016.


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