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Comment le Secours populaire français a aidé les sinistrés de la tempête Alex

Mis à jour le 13/01/2021 à 17:18 Publié le 13/01/2021 à 17:17
"Le Secours populaire ne donne pas de chèque, a répété sa secrétaire générale, Henriette Steinberg. L’argent versé peut ainsi être retracé par le donateur, ce qui crée un lien de confiance et une sécurité pour tous.»

"Le Secours populaire ne donne pas de chèque, a répété sa secrétaire générale, Henriette Steinberg. L’argent versé peut ainsi être retracé par le donateur, ce qui crée un lien de confiance et une sécurité pour tous.» Photo Eric Ottino

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Comment le Secours populaire français a aidé les sinistrés de la tempête Alex

Le Secours populaire français au plus près des sinistrés. Depuis trois mois, l’association épaule les habitants des vallées de la Vésubie et la Roya touchés par la tempête Alex. Ce mercredi, un premier bilan a été dressé par les secrétaires généraux départemental et national, Jean Stellittano et Henriette Steinberg, dans les locaux de la fédération niçoise.

Depuis le 2 octobre, "1,5 millions d’euros ont été récoltés grâce à la tombola organisée par le chanteur Julien Doré. Avec les "soutiens des entreprises et particuliers", l’enveloppe s’élève à 2 millions d’euros. C’est plus que le budget annuel de la fédération des Alpes-Maritimes en 2019.

500 personnes aidées

Cet argent a déjà permis d’assister plus de 500 personnes et une vingtaine d’entreprises, selon les responsables associatifs. Une aide alimentaire, matérielle et financière; "concrète et rapide".

"Il n’y a pas eu beaucoup d’aides concrètes depuis la tempête, à part les 1.500 euros du Département, estime Jean Stellittano. L’argent des collectivités va prendre du temps avant d’être redistribué alors que les sinistrés en ont besoin aujourd’hui. Ça met le doute dans la tête des gens."

Pour combler les manques, l’association intervient partout et pour tout grâce à ses 2000 bénévoles et plus de 500 permanents. "On a aidé un garage automobile à Saint-Martin-Vésubie, liste le secrétaire départemental. On a payé la facture d’électricité d’une ferronnerie à Tende et débloqué 2700 euros pour lui permettre de racheter du matériel pour sa chaudronnerie. Nous avons aussi aidé un forain à Breil-sur-Roya. Ses deux camionnettes ont été emportées et comme elles étaient assurées au tiers, l’assurance ne lui donnait rien."

Où va l’argent?

"Mais le Secours populaire ne donne pas de chèque, répète et martèle Henriette Steinberg. Il collecte de l’argent pour payer les factures d’électricité, d’énergie, les appareils ménagers ou de production endommagés, participer aux loyers… Il n’y a pas d’échange monétaire. L’argent versé peut ainsi être retracé par le donateur, ce qui crée un lien de confiance et une sécurité pour tous. Il y a une traçabilité absolue."

Et des besoins infinis. "Aujourd’hui, personne n’est capable de dire combien il y a de sinistrés de la tempête, avoue le secrétaire général départemental. La Métropole, le Département et les communes ont chacun leurs listes de sinistrés, mais il n’y a pas de listes uniques."

Et d’ajouter: "Il y aussi des sinistrés directs et indirects, comme un couple de retraités habitant Saint-Martin-Vésubie. Leur maison et leur terrain n’ont pas été touchés, mais le chemin communal qui mène à leur propriété a été coupé en deux. Ils ont été obligés de louer un appartement le temps que les travaux soient fait, en avril. On participe au paiement du loyer."

Il a fallu aussi soutenir les personnes relogées par les collectivités dans des appartements vides. Les aider à se rééquiper. Et la tâche est loin d’être finie.

"Tous les jours, nous sommes face à de nouvelles situations", souffle Jean Stellittano. Pour répondre aux besoins, deux nouvelles antennes permanentes du Secours populaire français vont voir le jour à Breil-sur-Roya et Saint-Martin-Vésubie. Au plus près des sinistrés de la tempête et de la Covid-19.

Crise Covid: "Il y a des gens qui vont avoir faim"

"Dès qu’on a compris ce qu’il se passait, on a lancé un appel national à la solidarité, explique Henriette Steinberg. Il va y avoir des gens qui vont avoir faim."

Il y en a déjà. En 2020, "plus de 45% des personnes" qui se sont tournées vers le Secours populaire français n’étaient pas connues. "La situation ne s’améliore pas, regrette la secrétaire générale. Il y a une montée en puissance de la fréquentation."

Dans le département, "la fédération achète toutes les semaines entre 15 et 20000 euros de denrées alimentaires". "Lors du premier confinement, en deux mois et demi, on a livré 40 000 repas à domicile et dans les hôtels", chiffre Jean Stellittano.

Et Henriette Steinberg de conclure: "On n’est pas encore au fond du trou mais on va continuer à descendre. C’est pourquoi en 2021, l’association a prévu un budget de 4,5 millions d’euros pour aider les victimes collatérales du virus."

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