Rubriques




Se connecter à

Ce que promet la société Transdev, qui va remplacer la SNCF pour l'exploitation de la ligne TER Marseille-Toulon-Nice

Les élus de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur ont entériné jeudi l'attribution de l'exploitation de la ligne ferroviaire Marseille-Nice au groupe privé Transdev à partir de 2025, mettant fin, pour la première fois en France, au monopole de la SNCF. On récapitule les promesses de Transdev.

La rédaction Publié le 28/10/2021 à 12:28, mis à jour le 28/10/2021 à 12:28
Un TER en gare de Nice. Photo Eric Ottino

"Une étape historique, une première en France." Renaud Muselier, le président de la région Paca, s'est félicité jeudi 28 octobre, que les élus aient adopté à la majorité absolue la délibération visant à attribuer à Transdev la ligne TER Marseille-Toulon-Nice. C'est donc une société privée qui, dès juillet 2025, remplacera la SNCF sur le rail méditerranéen. 

Trois entreprises étaient en lice pour remporter cette liaison via Toulon, qui concerne 10% du trafic régional en nombre de trains proposés: l'opérateur public historique SNCF, le groupe privé français de transports Transdev et Thello, filiale de la compagnie publique des chemins de fer italienne Trenitalia. Le contrat de concession de 10 ans est estimé à 870 millions d'euros.

Les arguments qui ont convaincu les élus de la Région? Une amélioration des services pour les usagers. On récapitule les promesses de Transdev. 

Des trains davantage à l'heure?

Selon la Région, la société Transdev a promis un taux de ponctualité à "92% en 2025" ainsi qu'un taux d'annulation de 2%.

 

Selon l'Autorité de la qualité de service dans les transports, entre octobre 2020 et septembre 2021, le taux de ponctualité des TER ayant circulé était déjà de 92,5%, avec 302 TER annulés chaque mois en moyenne sur quelque 12.500 trains (2,3%).

En 2016, selon la Région, 20% des trains étaient en retard et 10% annulés.

Davantage de trains

C'est l'autre promesse de Transdev. Le nombre de train effectuant le trajet Marseille-Toulon-Nice devrait être doublé à partir de 2025. 

Il va passer de 7 allers-retours quotidiens à 14. 

"Au-delà de cette augmentation de l'offre (...), nous avons aussi jugé les offres sur les services rendus aux usagers, la présence humaine à bord, le confort, la sécurité, pas uniquement sur le critère financier", a justifié Renaud Muselier.

 

Un prix "équivalent"

De meilleurs services, plus de trains, moins de retard... quid de la répercussion sur le prix du billet pour les usagers? Le prix sera "équivalent", a affirmé Renaud Muselier. 

C'était d'ailleurs l'une de ses promesses de campagne. "On va avoir des prix canonissimes proposés par les opérateurs publics ou privés, français ou étrangers, qui répondront à ces appels d'offres", s'était-il enthousiasmé en décembre 2019 lors du lancement de l'ouverture à la concurrence. "On va avoir les trains à l'heure, on va avoir des rabais, avec une qualité de service!", promettait-il. 

De nouveaux trains

Pour assurer le transport, de nouveaux trains vont être achetés également. La région va engager 275 millions d'euros pour l'achat de 16 nouveaux trains et des travaux de maintenance.

 

Pas de changement sur les autres lignes TER

Un deuxième lot concernant l'exploitation des lignes "Azur" incluant les liaisons entre Les Arcs/Draguignan (Var) et Vintimille (Italie), ainsi que les lignes Nice-Tende et Cannes–Grasse dans les Alpes-Maritimes, était également soumis au vote. Seule en lice, la SNCF a conservé ce contrat estimé à 1,5 milliard d'euros, qui représente 23% du trafic régional.

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.